Coup de cœur

Du blues qui met les tripes sur la table

L’auteur-compositeur-interprète américain Justin Townes Earle (fils de l’artiste Steve Earle) ressort des limbes avec un 8e album qui décide de dépeindre l’Amérique et ses misères dans des histoires avec des personnages tristes et abattus comparativement à Kids In The Street qui était personnel.

Voici The Saint of Lost Causes: 12 pièces dans un folk-blues-country miséricordieux et lucide enregistrées à Nashville et produites par Earl et son complice de longue date Adam Bednarik, avec une nouvelle monture de collaborateurs musicaux.

Avec Joe V. McMahan et Paul Niehaus aux guitares, Cory Younts joue de l’harmonica et du clavier ainsi que John Radford a la batterie. Seul Niehaus qui était sur l’album précédent est de retour au sein de ce projet. Justin Townes Earle continue d’élargir les horizons de son folk dans plusieurs styles, mais on peut dire qu’il va principalement dans le blues ténébreux qui raconte la dévastation industrielle et économique, la misère d’une mère, l’amour déviant, sa jeunesse nomade, la délinquance et la toxicomanie.

Sa voix est détonante, sa plume est un mélange vertueux de vulnérabilité et d’excellent conte. Towne se situe entre Johnny Cash, Bob Springteen et Tom Petty. The saint of Lost Causes, c’est du blues qui met les tripes sur la table avec une rage poétique qui éblouit la gueule.

Chansons coup de cœur :

  • The Saint of Lost Causes
  • Ain’t Got No Money
  • Don’t Drink the Water
  • Flint City Shake It
  • Over Alameda
  • Pacific Northwestern Blues
  • Appalachian Nightmare

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