De la pop nomade outrageusement sombre

Après son EP Habibi fort bien accueilli, l’artiste de 21 ans belge d’origine égyptienne Tamino nous offre enfin un premier effort.

Voici Amir : 12 pièces dans une pop alternative aérienne avec des parfums du Moyen-Orient envoûtant produit par PJ Maertens et Jo Francken. Sa voix grave, profonde et mélodieuse nous plonge dans des mélodies mirifiques qui nous rappellent un mélange de Jeff Buckley et Thom Yorke (Radiohead). D’ailleurs, une des pièces met en vedette Colin Greenwood de Radiohead à la basse.

Tamino, l’ange nébuleux, y joue la majorité des instruments ; il est également accompagné magistralement par Nagham Zikrayat, un collectif de musiciens arabes basé à Bruxelles appelé Le Firka (orchestre). Une écoute qui nous fait vivre des milliers d’émotions par en dedans ; parfois c’en est même déstabilisant.

Tamino raconte l’amour passionné et la désolation, le déséquilibre de soi avec une intensité qu’on peut presque toucher. Une plume forte et étonnante qui rappelle parfois la poésie sombre de Leonard Cohen.

Amir, c’est de la pop nomade outrageusement sombre avec des nuances d’une beauté à geler toute douleur. Des frissons me traversent la colonne vertébrale… c’est bouleversant. Un autre album dans mon top de l’année 2018 à coup sûr.

Chansons coup de cœur :

  • Indigo Night
  • Sun May Shine
  • So It Goes
  • Cigar
  • Tammy
  • Habibi
  • Persephone




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