Coup de cœur

Du beau et grand Vallières !

Trois ans après Le temps des vivants, Vallières reprend ses guitares pour briser l’amertume de la pandémie et son cœur troublé par les zones grises avec un huitième album qui promet de réanimer le feu sa créativité.  Cette fougue qui semblait être piégée dans un moule confortable et efficace.

Voici Toute beauté n’est pas perdue, 11 pièces dans un folk résolument plus rock téméraire que son prédécesseur. Le nouvel album nous rappelle un hybride fait de Tom Wait, Bob Dylan, The Beatles et Richard Séguin.

Avec ce disque produit par l’auteur-compositeur-interprète et son complice au multiple talent André Papanicolaou (Daran, Pascale Picard Band, Patrice Michaud) et arrangé d’une main de maître avec l’aide de Martin Léon à la direction artistique, l’homme de 42 ans scrute ses états d’âme dans le « je » et le « nous ».

Sur des chansons entre jeux d’ombres et de lumières qui racontent ces moments de combat intérieur pour trouver la paix lors de ruptures, la pandémie qui dessine une distance qui nous éloigne de l’un et l’autre, les souvenirs de kid en colère, la vague d’espoir pour unir nos voix et nos mains pour s’en sortir ensemble, l’amour qui prend une autre tangente et les fondations de sa vie qui éclate en claquement de doigts et un face-à-face avec l’homme dans le miroir.

L’artiste va même jusqu’à s’adresser à lui-même dans une chanson qui ouvre le huitième album avec l’aide de Martin Léon, avec un message optimiste et rassurant qu’on va s’en sortir et que toute beauté n’est pas perdue.

Au point de rupture, on finit par comprendre qu’il faut se donner le droit de ne pas savoir comment se relever et apprendre de nos chutes. Vallières est reconnu pour sa plume brillante et poétique qui creuse dans la noirceur des maux pour en faire ressortir un peu de lueur. Cet aspect ne change pas.

Sur des arrangements de guitares, de basses, de batterie et de synthé qui explorent le rock rétro   et un folk à fleur de peau et qui résonnent comme fougueux exutoire. Avec Amélie Mandeville, Ingrid St Pierre et Marjo qui viennent faire briller leur voix avec celle de Vallières : le mariage nous conquis.

Les musiciens de l’artiste, Michel-Olivier Gasse, Marc-André Larocque, Camille Gélinas et André Papanicolaou semblent apporter chacun son élément à la musique de Vallières qui ose s’aventurer dans d’autres frontières
plus spontanées et moins acoustiques, ce qui nous saisit brutalement.

Toute beauté n’est pas perdue, c’est un album de folk rock qui nous rappelle que même si le monde peut-être est fou et faux dans chacun de nos chapitres de vie, il y a une feuille blanche qui peut devenir un paysage immense rempli de beauté inattendue. Du beau et grand Vallières qui laisse la fenêtre grande ouverte de son cœur au beau milieu de sa vie.

Chansons favorites :

  • Le paysage de ton silence
  • Ensemble parmi les autres
  • Elle n’entend plus battre son cœur
  • Homme de rien
  • Le jardin se meurt
  • Entre les étoiles et toi
  • Heille Vallières
  • Ensemble parmi les autres
  • Tout n’est pas pour toujours (en duo avec Marjo)
  • On dansera sous la pluie




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