Du bon Francis Cabrel !

Cinq années après nous avoir livré l’album In Extremis, trois ans après son best of qui remet ses plus belles chansons sous le projecteur pour notre plaisir. Voilà que l’auteur-compositeur-interprète Francis Cabrel se remet au travail et nous offre son quatorzième album en carrière.

Voici À l’aube revenant : 13 pièces dans un folk urbain avec cette proximité faite de chaleur humaine qui se veut la signature de l’homme depuis toujours. L’album a été enregistré et produit dans son repaire — loin des villes bruyantes — le studio Éphémère qui existe depuis 15 ans dans sa région d’Astaffort (Lot-et-Garonne), endroit depuis sa tendre enfance où il faisait sécher de l’herbe et des fruits.

Sur cet album, le chanteur est accompagné de son complice et coréalisateur Michel Françoise ainsi que de ses complices musiciens comme le batteur Denis Benarrosh dans l’équipe depuis Sarbacane en 1989, le guitariste Freddy Koella. l’accordéoniste Alexandre Léauthaud et son ami le bassiste Nicolas Fiszman depuis une quinzaine d’années.

En plus d’y entendre les chœurs rassurants faits par sa fille Aurélie Cabrel, par Claude Sicre et par Olivier Daguerre, l’artisan de la chanson de 66 ans continue ses fines observations sur des chansons folk qui explorent ses prises de conscience sur le manque de communication entre les générations, l’amour courtois, le terrorisme, la crise écologique, le bonheur et son parcours pour y parvenir et les livres.

Avec une relecture au piano maladroit, mais bien senti d’une chanson de James Taylor. Plutôt que de prendre un ton moralisateur, Cabrel s’interroge amicalement et nous confie avec émotion ses impressions réfléchies à travers ses guitares empreintes d’humanité dans une poésie entre Bob Dylan et Leonard Cohen. Un quatorzième album inspiré par les écritures des troubadours ; Cabrel met en œuvre tout son savoir-faire qui n’a résolument rien perdu de sa flamme créative.

Qu’il cite Rimbaud, Verlaine, Cohen, tous les mots sont choisis judicieusement pour faire résonner la pertinence de cet album. À l’aube revenant, c’est du Cabrel dans un folk fait de sérénades vulnérables qui s’adresse à l’humain caché dans l’obscurité profonde. L’auteur-compositeur-interprète se fait troubadour. Il nous emporte avec toute sa passion et il fait briller ses beaux moments trop courts dans lesquels est faite la vie.

Chansons coup de cœur :

  • Les beaux moments sont trop courts
  • Te ressembler
  • Les bougies fondues
  • Peuple des fontaines
  • Parlons-nous
  • À l’aube revenant
  • Difficile à croire
  • Jusqu’aux pôles

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