Du pop rock sympathique et bien charpenté !

Pour certains, Kings Of Leon est un band pop rock typique qui s’essouffle et manque de cran, mais pour d’autres c’est une machine efficace qui enchaîne les succès un après l’autre depuis l’album Only By The Night en 2008 avec Sex On Fire, Use Somebody, Notion, etc., sept albums, quatre Grammy et une remise en question pour la famille Followill en 2011 dû aux problèmes d’alcool du leader.

Malgré tout, les gars du Tennessee reviennent toujours avec un coup d’avance avec son sens des mélodies puissantes qui rend addictif dès le premier riff de guitare entre le rock garage et l’alternatif grâce à des albums comme Only By The Night, Mechanical Bull et plus récemment WALL, qui lui a permis de franchir un succès dans les palmarès partout dans le monde.

Cinq ans après plus tard, les frères Followill reviennent avec un huitième album qui était prévu plus tôt; la pandémie arrive et met sur pause une tournée et l’album. Le moment du rendez-vous arrive et promet de ne pas dénaturer son auditoire de fidèles avec cette fois une envie de mettre en vie des chanson qui franchissent un niveau de profondeur dans les paroles autrefois juvéniles et grossières.

Voici When You See Yourself ,11 pièces faites d’un pop rock mélodique qui transcende dans l’énergie lumineuse habituelle de la bande faite de blues, de southern rock et d’autres grooves nostalgiques. Produit de nouveau par Markus Dravs (Mumford & Sons, Coldplay, Arcade Fire, Björk) qui y joue également des synthés enveloppant style eighties. Une tendance que beaucoup d’artistes semblent adopter depuis un certain temps. Ce qui n’est pas une mauvaise chose quand tu sais doser le tout.

Kings Of Leon n’y échappe pas, sans toutefois perdre ses sonorités qui sondent dans un rock atmosphérique alternatif et rétro-pop rêveur fait de guitares envoûtantes de Matthew, de ligne de basse sinueuse de Jared, des batteries charnues de Nathan et de la voix rauque frissonnante pleine de feeling de Caleb qui nous déchire l’âme. Des chansons rock d’aréna qui racontent d’une plume qui s’éloigne de la fête et la drogue pour laisser place à la solitude au cœur de la foule, l’amour aux allures des années 1980, une prémonition tragique qu’un feu va faire rage si les gens ne changent pas, une vision du monde au bord du gouffre, l’envie de prendre pleine conscience de votre place dans le monde sans perdre de front votre indenté.

Disons des Followill, qui sont dans la quarantaine, progressent dans l’art de l’écriture de chansons troublantes qui captent une maturité. Malheureusement, ils commencent à perdre un peu de leur charisme. Je m’explique, Kings Of Leon suit une recette sympathique et franche qui nous ravit lors de l’écoute, mais en plein cœur de l’écoute, l’album s’affaisse et nous donne cette impression que le groupe semble perdre un peu de son élan pour la première fois.

Attention, je n’ai pas dit que l’album est un gâchis total : il a quand même quelques très bonnes prises qui sauront agrémenter votre plaisir. Cependant, pour l’effet « wow »,  c’est raté. Malgré tout mon amour pour les musiciens, je constate qu’il manque de viande autour de l’os pour rassasier notre appétit pour son rock dynamique. When You See Yourself, c’est un album de pop rock sympathique et bien charpenté, mais qui dort au gaz de temps en temps.

Résultat : on en ressort de l’écoute avec un mélange d’un peu de déception, de frustration et à moitié satisfait. Cependant, j’ai un drôle de pressentiment que le groupe rock n’a pas dit son dernier mot. Je vais suivre ça de près. Pour ma part, je ne dirais pas non pour un retour aux méchantes guitares sur le prochain disque.

Chansons favorites:

  • The Bandit
  • Echoing
  • Time In Deguise
  • 100,000 People
  • Supermarket
  • A Wave




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