Du pop soul émouvant et brillant !

Il s’est forgé une place de choix avec sa puissance vocale incomparable grâce à son EP Wolves, puis il arrive comme une tornade avec Human (2017). La grande porte du succès s’ouvre avec la pièce-titre et Skins. La voix de baryton de Rory Charles Graham, alias Rag N Bone Man, n’est plus un secret et tout le monde l’acclame. Sa vie change et ses influences aussi.

Quatre années sont passées et l’homme nous offre un second album après un succès fracassant qui visiblement se reflète dans son nouveau matériel. Voici Life By Misadventure, 14 pièces fait d’un périple complexe fait de pop-rock, blues, folk, soul et power ballades. Produit et enregistrée par le producteur et multi-instrumentiste lauréat d’un grammy Awards Mike Elizondo (Eminem, 50 Cents, Fiona Apple, Alanis Morissette Lake Street Dive), ce second album permet à l’artiste de faire les choses autrement, notamment en délaissant le son hip-hop-électro

Il laisse la musique naître live dans les studios de Nashville accompagné de musiciens comme son complice depuis les débuts Ben Jackson-Cook (claviers, coauteur-compositeur et coproducteur de l’album), Bill Banwell (contrebasse et coauteur-compositeur) et Desri Ramus (chœurs), avec   le batteur. Daru Jones (Jack White) et la guitariste Wendy Melvoin.

Sur des chansons qui analysent la vie et ses mésaventures sur une note lumineuse plutôt que de creuser dans la noirceur de l’âme, il partage ses expériences des dernières années qui ont forgé ses croyances et faillances, le prix du succès, sa séparation avec sa femme et son rôle de père tout en avançant sur le chemin que proposent la vie et son privilège de vieillir.

Après nous avoir mis pleine la vue avec sa voix écorchée, l’homme explore toute en nuances la polyvalence de la force vocale, parfois en retenue et d’autres fois, en cri du cœur sauvage. Cette fois-ci, il y aucun effet quelconque pour pasteuriser l’émotion qui cherche à sortir sur chacune des pièces résolument plus lumineuses que sur le premier album. Majoritairement, sur l’album les arrangements sont faits d’un folk soul acoustique très intime de pop-rock énergique des années 80 et un R & B qui se rapproche parfois de Motown avec du country rocailleux.

À la première écoute, nous constatons que l’homme grandit et n’a plus envie de refaire les mêmes chansons pour plaire à un certain auditoire. Comparativement à Human, nous devons accorder plusieurs écoutes pour comprendre la direction plus naturelle. Des balades vulnérables, parfois trop prévisibles qui délaissent le côté ténébreux. J’entends même parfois du Kings Of Leon, Chris Stapleton ou Al Green.

Je n’enlève rien aux bonnes intentions du chanteur, mais ça va me prendre encore plusieurs écoutes pour faire la part des choses. Attention, ce n’est pas un désastre, mais plutôt un virage qui surprend. Life By Misadventure, c’est du pop soul émouvant et brillant qui sonne comme la vie inégale, déroutante et ressourçant à la fois.

Chansons favorites :  

  • Talking to Myself
  • Anywhere Away from Here en duo avec Pink
  • Crossfire
  • All You Ever Wanted
  • Somewhere Along the Way
  • Old Habits
  • Time Will Only Tell




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