Nathalie Simard – Les chemins de ma liberté

À la suite du succès de son livre Briser le silence, Nathalie Simard récidive avec Les chemins de ma liberté. Dans celui-ci, elle nous dévoile le chemin parcouru pour enfin voir la lumière au bout du tunnel. Dès les premières pages du livre, elle nous rappelle les faits qui se sont produits durant les années où elle a été abusée par son agresseur Guy Cloutier.

Le fait qu’il soit condamné pour ces horreurs ne lui enlève pas le sentiment de s’être fait voler son enfance. On sent, tout au long du livre, qu’elle reste profondément marquée et qu’elle n’a pas encore réussi complètement à lui pardonner. Peut-être cela ne se fera-t-il jamais…

Comme elle le dit si bien : “Mon squelette dans le placard avait fait son coming out mais il ne voulait pas abandonner les lieux”. Dans les années suivant sa dénonciation et la divulgation de son nom, elle rencontre différentes personnes qui abusent de sa crédibilité et de sa naïveté.

Comme elle le souligne dans son livre, elle ne sait pas prendre des décisions éclairées ou comment analyser une situation convenablement, car tout au long de sa vie quelqu’un l’a fait pour elle, que ce soit son gérant ou ses ex-conjoints. Comment être capable de le faire si nous n’avons jamais eu la chance de le faire?

Ses déboires ne s’arrêtent plus, faillites, poursuites, idées suicidaires, ruptures et dépressions majeures ne sont que quelques-unes des embûches qui sont sur son chemin. On a l’impression que toutes les décisions qu’elle prend se retournent contre elle. Malgré tout et surtout pour l’amour de sa fille, elle continue, elle relève la tête et poursuit sa route. On remarque tout au long du livre, l’amour immense qu’elle porte à sa fille Ève.

Quand elle rencontre Lévis Guay, elle va enfin au devant de l’amour vrai. Sa vie n’en sera pas moins mouvementé , loin de là. Poursuite de l’ex-conjointe de celui-ci, exil en République Dominicaine, retour mouvementé au pays, rencontre d’un gourou arnaqueur, n’en sont que quelques exemples. On s’aperçoit qu’ils ne manquent pas de courage car combien de personnes pourraient se permettre de tomber en dessous du seuil de pauvreté, avec si peu de moyens de survivre et réussir en fin de compte à reprendre le contrôle de leur vies.

À 45 ans, Nathalie se permet maintenant de prendre le temps de vivre et d’écouter sa voix intérieure.Son projet de cabane à sucre lui a permis de renaître, de faire ce qu’elle aime, soit de chanter et d’être en contact avec le public. Que de chemins parcourus pour en arriver à revivre et à se sentir digne d’être aimé. C’est une belle preuve que l’espoir d’avoir des jours meilleurs est possible. Cependant il faut y mettre de l’énergie , de la volonté et une tonne d’amour. Chapeau Nathalie d’y être parvenue. Une idée de cadeau pour la fête des mères?

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