Toujours aussi bon, rien de bad

À bout de souffle, pensant m’évanouir (bon ok, je dois me remettre en forme), j’arrive au cinéma avec une excitation et un désir d’être diverti avec la suite d’un film qui m’a fait découvrir et aimer le cinéma québécois il y a de cela 11 ans, Bon Cop Bad Cop 2.

Plus d’une décennie a passé avant de pouvoir enfin revoir nos deux « Bros » et la suite du plus grand succès populaire de l’histoire du cinéma québécois. Je vous le dis mes chers amis, cette deuxième mouture devrait combler vos attentes.

Pour vous mettre au parfum, Martin Ward (Colm Feore) et David Bouchard (Patrick Huard), doivent refaire équipe pour tenter de mettre au grand jour une organisation de voleurs de voitures.

Dirigés par la Gendarmerie royale du Canada, ils doivent maintenant composer avec les autorités américaines, dont le FBI. Les dirigeants du réseau de bagnoles volées, établi à Montréal, préparent en effet un coup d’envergure dans plusieurs grandes villes américaines.

BCBC2

Quant à l’intrigue, on saluera un revirement plutôt inattendu, lequel prend le ton d’un courant idéologique et politique qui se répand un peu partout en Occident, particulièrement aux États-Unis et en Europe.

Si le premier volet était centré sur la rivalité Ontario-Québec, ainsi que la profonde incompréhension qu’elle engendre de part et d’autre des deux solitudes, Bon Cop. Bad Cop 2 étend maintenant sa compétence jusqu’au pays de Donald Trump.

Cette comédie policière parfumée et teintée de clichés du genre (engins explosifs munis d’un compte à rebours, policiers corrompus, etc.). Avec un budget de 10,5 millions de dollars (immense pour une production québécoise, en passant), je dois vous dire que chaque dollar dépensé en vaut la peine, les cascades, les acteurs, les lieux (souvent très familiers), pour ma part, tout a été bien réalisé.

Le charme qui nous avait fait tant apprécier le premier volet est sans aucun doute le retour des dialogues comiques et « punchés » entre les deux policiers. Notre « Ti-Guy » national, impressionne pas seulement par son jeu d’acteur, mais aussi par la qualité de la réalisation et de la mise en scène.

Bon cop bad cop2 photos: Sébastien Raymond. seb©sebray.com

Mention spéciale à la colorée Mariana Mazza qui faisait son entrée au cinéma et qui incarne à notre plus grand plaisir une informaticienne surdouée œuvrant pour la GRC, excentrique et étourdissante. Anik Jean signe la trame sonore avec un rock urbain, parfois lourd, mais « on point », bien exécuté du début jusqu’à la fin.

En somme je vous dirais que dans l’ensemble c’est une réussite. Mon seul bémol, (spoilers alert) c’est que l’histoire et le dénouement ne laissent pas beaucoup de place pour une suite (ben quoi ? J’aime ça les trilogies).

Je donne un modeste 9/10 pour le gros fun que j’ai eu et l’exercice que j’ai dû faire pour me rendre à l’heure au cinéma.

Crédit photo : Films Séville

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