Dès le 1er novembre, l’album «version 2.0» d’Izabelle sera disponible sur toutes les plateformes numériques et au www.izabelleofficial.com. Celui-ci est constitué de six chansons en anglais à saveur pop-funky. Vous pouvez assister au lancement gratuitement, le mardi 29 octobre prochain sur la scène centrale du Casino de Montréal, dès 18 h 30. Voici une entrevue réalisée avec la chanteuse à l’aube de cet événement ouvert à tous (18 ans et plus). 

Après 16 ans de carrière dans le milieu corporatif, pourquoi avoir décidé de te lancer en solo et de sortir ton premier EP?

Quand je suis revenue au Québec après avoir habité et chanté pendant deux ans en Asie, je me suis rendu compte que le travail d’interprète (mon plan B au départ) ne suffisait plus à me satisfaire artistiquement. J’ai alors recommencé à faire de la composition, chose que j’avais un peu délaissée en cours de route à la suite de plusieurs déceptions et de mauvaises expériences au cours de ma carrière avec différents labels et producteurs.

Je n’avais pas envie de le revivre. Alors, j’ai commencé à m’informer comment ça fonctionnait pour produire ma musique de façon indépendante afin de pouvoir écrire ce dont j’ai envie et que le résultat est à mon image au lieu de me faire contrôler par une compagnie qui pense principalement en fonction de l’aspect marketing. J’avais envie de le faire pour moi-même, de m’écouter, de juste être vraie et de sortir ce que j’avais à l’intérieur une fois pour toutes.

Après 16 ans à faire partie de grosses revues musicales, j’ai délaissé les grosses boîtes de production de spectacles pour pouvoir me consacrer à 100 % à mes spectacles solos. Je voulais absolument m’entourer des bonnes personnes avec qui j’allais avoir du plaisir à travailler. C’est là que j’ai approché Alex Lapointe (The Brooks) pour réaliser mon album et qu’il a accepté avec grand enthousiasme.

COURTOISIE

Quelles sont tes inspirations en écriture?

Je me parle, je me motive et je sors ce que j’ai en dedans. Souvent, je me brasse dans mes chansons. Je m’affirme, je m’assume et je me dis : « Arrête de te mettre autant de pression ». Je pense que c’est quelque chose qui parle à beaucoup de gens en même temps. Surtout en 2019 avec les médias sociaux, on est tellement axé sur l’image, la performance, le faux bonheur… À un moment donné, tu perds de vue les vraies affaires et qui tu es.

Par mon processus de création, je me suis reconnectée sur ce que j’avais à dire. Quand tu fais du corporatif, tu n’es pas nécessairement connecté avec l’artiste que tu es comme tu interprètes des chansons populaires d’artistes connus. Pour aller chercher mes couleurs et les choses qui me passionnaient, il a fallu que je fasse du ménage à l’intérieur de moi et que j’aille vraiment creuser afin de me reconnecter avec la vraie personne que je suis. J’avais beaucoup de trucs que j’avais vécus dont je ressentais le besoin de sortir (dont la violence conjugale).

Quel est ton but à travers tout ça

C’est de créer une signature (comme une carte de visite) qui me permettra de faire de plus en plus de spectacles avec mes propres chansons originales. La raison pour laquelle je fais de la musique, c’est pour connecter avec les gens. Je trouve que c’est un moyen de communication incroyable, mais aussi de pouvoir le faire avec mes valeurs, de le canaliser dans de la musique et d’aller vivre un moment sur scène avec les gens qui sont dans la salle.

Quand j’ai commencé à faire de la musique, c’était pour faire mes propres chansons et chanter sur scène ce que j’avais à dire. J’ai été quand même chanceuse dans mon métier, j’ai eu des opportunités qui se sont présentées à ma sortie du Cégep en musique. Je n’avais pas encore terminé mes études qu’on m’offrait de faire des tournées aux États-Unis. Je me suis dit : « Pourquoi pas? C’est ça que je veux faire dans la vie ». À un moment donné, mon plan B est devenu mon plan A sans que j’aille essayé le plan A sérieusement. Cela a comme reporté mon projet encore plus loin. À un moment donné, je me suis dit : « C’est assez! Je dois le faire, sinon je vais le regretter.»

COURTOISIE

À quoi ressemble un album d’Izabelle?

Ça brasse ! En faisant de la musique originale et en plongeant dans des compositions, je n’ai pas le choix d’aller puiser au plus profond de moi-même et de faire du ménage. Ce qui en est sorti, c’est vraiment comme une crise d’adolescence artistique. Quand tu es à l’adolescence, tu te cherches, tu te trouves et tu apprends à te connaître, tu t’exprimes ; c’est, un peu, ça que j’ai fait dans la dernière année et demie. Les thèmes abordés sont apportés de façon ultra positive et agréable.

Je suis quelqu’un qui a beaucoup d’énergie à la base, je ne suis pas une fille à balade. J’aime chanter des chansons qui bougent, qui ont du rythme et du groove. Quand tu parles de sujets qui te révoltent, c’est sûr que ça fait de la musique plus assumée, moins en surface et moins en douceur.

En travaillant avec Alex Lapointe, ça a apporté une belle vibe groovy et funky au son pop de ma musique. En plus du leader de The Brooks, j’ai eu l’énorme chance d’avoir une équipe du tonnerre pour enregistrer l’album : Daniel Thouin aux claviers (Yann Perreau, The Brooks), Maxime Bellavance à la batterie (Beat Market, The Brooks), Pierre-Luc Rioux à la guitare (David Guetta, Lady Gaga), Gautier Marinof (Céline Dion, Renée Wilkin) au son et mix ainsi qu’Alan Prater (Michael Jackson, The Brooks, Valaire) comme coach vocal.

L’aventure ne fait que commencer et déjà je suis extrêmement choyée. Maintenant que l’album est terminé, on est en train de monter mon spectacle de chansons originales afin de commencer à le faire sur les planches dès le printemps 2020.