Depuis qu’elle a reçu un appel de La Voix en août 2017, Lara Fabian plonge dans le bonheur. Cette joie de vivre envahit son nouvel album qui prendra son envol le vendredi 8 février prochain. Lors de la séance d’écoute exclusive de Papillon, qui avait lieu au MELS le 23 janvier, nous avons réalisé une entrevue avec la chanteuse belge devenue québécoise.

Papillon est un album important pour toi, qu’est-ce qu’il signifie à tes yeux ?

Il naît d’un endroit où se mélange mon retour au Québec, mon arrivée sur le siège de La Voix, ma rencontre avec tous les jeunes, la bienveillance, la chaleur humaine que j’ai vécue en arrivant ici et la tournée internationale que je faisais. Papillon naît de l’alignement de toutes ses étapes de ma vie qui a créé beaucoup de joie et de bonheur. Je l’ai écrit dans le sous-sol de ma maison avec mon équipe, je restais en pyjama — honnêtement — et on écrivait 1 à 3 chansons par jour.

C’était vraiment un endroit de ma vie que j’étais bien, sereine et calme où que Papillon ait pu prendre forme de façon hyper naturelle grâce à tout ce que je viens de te dire.

Papillon a été composé en seulement 7 jours, est-ce que ce processus d’écriture a représenté un défi pour toi ?

Ce n’est pas ce qu’on avait pensé ni planifié, ça adonné comme ça. Je ne me suis pas dit que j’avais une semaine pour écrire un album, je savais que j’avais ce temps-là devant moi. S’il avait fallu y revenir, il n’aurait pas eu de problèmes avec ça. Ça veut juste dire qu’on a été en mesure de réussir à faire ça, ç’a été magique.

Au fil des années, tu as été adoré par une génération de fans, par exemple ma mère. Lorsque tu es devenue coach à La Voix, on a remarqué rapidement que cette nouvelle génération avait le goût de partager sa passion musicale avec toi. Comment te sens-tu d’être appréciée autant par tes fans de la première heure que par les jeunes qui ont été bercés au rythme de tes mélodies ?  

Je trouve ça magnifique de pouvoir évoluer avec son temps et de pouvoir s’adresser — justement — à la génération qui suit celle qu’on a touchée au départ. C’est un beau cadeau de pouvoir travailler avec une équipe qui m’a fait cette proposition artistique. Je voulais aller vers ça, c’est ça que je cherchais et c’est ça que j’ai trouvé.

En trouvant cette équipe qui m’a fait le bonheur de créer quelque chose d’actuel et de bien de mon époque, je m’adresse exactement à des gens qui ne sont pas seulement comme ta maman. Cependant, je suis super contente d’avoir des mamans dans mon public ainsi que leurs enfants. C’est un très beau cadeau que Papillon puisse résonner pas juste pour l’époque dont je suis issue, mais aussi pour l’époque que je vis aujourd’hui.

De voir qu’un(e) candidat(e) désirait faire partie de ton équipe à La Voix doit t’avoir énormément touché ? 

Je ne sais pas si tu te souviens de la première fois, mais ça m’a touché au cœur gros. C’était Félix Lemelin, ça m’a touché profondément. Ça m’a touché qu’un jeune de 20 ans puisse me faire confiance.

Parmi les thèmes abordés sur Papillon, l’amour a une place considérable. Avec les années, est-ce que ça commence à devenir difficile de composer sur le sujet ?

Je suis certaine que c’est inépuisable comme thème. Pourquoi ? À cause du nombre infini de facettes que ça prend ainsi que de la nécessité et de l’urgence qu’on a tous de le vivre d’une façon ou d’une autre.

Dans les vidéoclips de Papillon et Je suis à toi, on voit que tu rayonnes de bonheur. Est-ce que tu voudrais nous parler de cette sensation ?  

Comment parler d’un bonheur ? Ça peut paraître parfois désuet quand tu commences à en parler, ce n’est pas tout le temps si simple de le dire avec des termes vraiment profonds.

Tout ce que je peux te dire, c’est que ça fait partie des bénédictions que je compte dans ma vie — soit d’être aimée par un merveilleux garçon comme celui qui est mon mari et d’avoir une petite fille en santé comme celle qui est ma petite fille.

Dans le bonheur que tu as ressenti, c’est le fun de voir que vous le ressentiez quand vous écoutiez Papillon. Vous le voyez parce que c’est réel et c’est la traduction de ce que je vis. Je suis extrêmement chanceuse de vivre ici, d’avoir la famille que j’ai et de ressentir chaque jour ce qu’est cette bénédiction sur moi en ce moment. Tout ce que je me souhaite, c’est qu’elle continue.

Un proverbe de Robert Lalonde :

Le bonheur est comme un papillon : il vole sans jamais regarder en arrière