Olivier Martineau fait un dernier arrêt à Montréal, à Disraeli et à Saint-Hyacinthe avant de mettre un terme à la tournée de son premier spectacle solo.

Après avoir parcouru le Québec pendant trois ans, l’humoriste est prêt à dire adieu à son spectacle éponyme. Le jeune homme n’est pas amer et est heureux de passer à une autre étape.

« J’ai déjà commencé l’écriture de mon prochain spectacle, me glisse-t-il en entrée de jeu. J’ai hâte de le présenter aux gens. Ceux qui viendront me voir les 20 et 21 avril à Montréal auront droit à quelques nouvelles blagues que je veux tester. Ça permettra de voir leurs réactions ».

Ces trois années de tournée ont permis à Olivier Martineau de faire des constats, de voir où il est rendu dans son cheminement. « Je t’avoue qu’un sentiment de fierté m’abrite. Pour moi, c’est vraiment un aboutissement. Je m’étais fixé comme objectif de vendre 5 000 billets et j’en ai vendu plus de 50 000. Toutefois, je ne tiens rien pour acquis. Chaque spectacle à la fois », me révèle-t-il songeur.

Au revoir monsieur le professeur

Avant d’aller faire rire les gens dans une salle, le jeune homme s’est frayé un chemin dans le domaine de l’éducation pour devenir professeur d’art dramatique. « Je trouve encore surprenant d’avoir terminé mon baccalauréat en histoire de l’art, car j’étais un enfant un peu turbulent. Je n’aimais vraiment pas l’école. En fait, je détestais me faire dire quoi faire. C’était peut-être une question d’intérêt tout simplement », me confie-t-il.

Le public étudiant était-il difficile ? « Ça, c’était tout un défi d’essayer d’intéresser des adolescents ! Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, le fait que je sois connu n’a rien changé après. Certains élèves écoutaient attentivement ce que je disais, d’autres s’en foutaient royalement », souligne en riant celui qui enseignait encore il n’y a même pas cinq ans.

Mais il avoue que ces priorités et ses aspirations ont changé. « La transition a été longue, me précise-t-il. Je crois que je voulais faire autre chose, que je me sentais moins à ma place. Mais je voulais prendre mon  temps ».

Aurait-il continué dans le domaine de l’enseignement, s’il n’avait pas percé le monde de l’humour ? Pour lui, c’est la question à 100 dollars ; comme s’il faisait partie d’un livre dont vous êtes le héros.

« Me demander où je serai, ça m’angoisse tellement, me dit-il sans trop détailler. Si j’élimine le domaine des arts, je me verrai sur un chantier de construction. On est encore dans le créatif et concret, non ? »

Rencontrer sa propre personne

En 2018, Olivier Martineau célèbre ses 10 ans de carrière, même s’il s’est fait connaître davantage du public en 2010 lorsqu’il a gagné le concours « En route vers mon premier gala Juste pour rire ».

« Pour être honnête, je n’aimerais pas rencontrer le Olivier Martineau de 2008. Ça n’a pas toujours été simple pour moi. Il a fallu que je monte les étapes, une à la fois. Parfois, ç’a été long. Il y avait aussi beaucoup d’espoir et de défis ».

Et que ferait-il s’il se croisait lui-même ? « Je m’offrirais une maudite bonne bière », termine-t-il en s’esclaffant.

Pour toutes les dates de spectacle, c’est au http://olivier-martineau.com/spectacles/