« Le but était d’offrir un truc visuel que Les Trois Accords n’avaient jamais fait avant. Comme on a peu de spectacles captés, on souhaitait faire quelque chose de différent, de ce qu’on fait d’habitude, avec les écrans », s’exclama Alexandre Parr, guitariste des Trois Accords, en entrevue promotionnelle.

« On désirait faire quelque chose d’incroyable et de super, mais aussi un produit qui restera et qui deviendra, par le fait même, une empreinte de nous dans le temps », continue-t-il sur le sujet. Alexandre considère cette expérience comme une opportunité de toucher à un autre médium avec la collaboration de Louis-Philippe Eno ; l’homme derrière tous leurs vidéoclips. Le défi est de capter l’attention du spectateur d’un bout à l’autre.

Pour parvenir au résultat, les musiciens estiment avoir battu un record personnel. « On a tout tourné en une journée. C’est une première pour nous. On pourrait même mettre ça dans notre record du temps qu’on a joué le plus dans une journée. On a interprété trois ou quatre fois chaque pièce du film. Ça a été vraiment une expérience physique », mentionnent-ils.

La seule chanson à n’avoir pas fait la cut se trouve à être Cernes noirs, une toune parue sur leur récent album Beaucoup de plaisir. « On ne voulait pas que Live dans le plaisir soit trop long. Quand on l’a fait, on a tourné plus que pas assez. Et ensuite, on a essayé de chercher une balance entre la musique et diverses interactions afin de faire vivre de beaux moments aux cinéphiles. On avait envie que ce soit explosif. Donc, c’est pour cette raison que Cernes noirs se trouve dans le générique en format audio uniquement. »

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De nouvelles versions de leurs succès

Saskatchewan, Hawaïenne, J’aime ta grand-mère, Les dauphins et les licornes, Corinne et bien d’autres. Si vous êtes un fan du groupe depuis leurs débuts, vous allez CA-PO-TEZ sur la liste des chansons interprétées. De plus, ils en ont profité pour revisiter leurs tounes au passage. « Ce qui restera de cette expérience, ce sera surtout les nouvelles versions. Depuis que nous avons repris la tournée, on joue certaines de ses nouvelles versions. Par exemple, on peut proposer celle de Grand champion du film au lieu de l’originale. Ça peut donner une petite épice additionnelle qui distingue un spectacle d’un autre. », affirme Alexandre.

« C’était un long processus de retravailler sur ses chansons. On se remet dans le contexte de l’hiver où tout le monde était dans leur chaumière, ça nous a fait une activité cool à faire. C’était quelque chose d’assez torturant de jeter la version originale aux poubelles et de repartir à zéro. Avec le recul, c’était vraiment nice ; toutefois », ajoute-t-il. 

« Il y a un côté plaisant à réinterpréter nos chansons. D’un côté, c’était difficile puisqu’on devait faire des choix. On partait en création, on changeait des trucs déjà faits. On aime les anciennes versions. Ce n’est pas parce qu’on ne les chérit pas qu’on les a modifiées. C’était juste pour explorer. Parfois, tu te rends compte que tu es attaché à certaines affaires. Pour certaines chansons, c’était vraiment facile. Pour d’autres, on a fait 1 000 textes avant de trouver quelque chose. À moment donné, c’est difficile d’en venir au constat que ce n’est pas bon et ce qu’on fait ne marche pas », ajoute quant à lui Simon.

Par exemple, ils ont dû travailler sur Dans mon corps jusqu’à la toute fin. « On était sur le bord de la mettre aux poubelles. Simon est arrivé avec l’idée de tous chanter en même temps avec un beat de drums en arrière et c’est ce qu’on a fait », souligne Alexandre.

Le réveil du geek

Alexandre était particulièrement excité de pouvoir jouer avec du matériel à la fine pointe de la technologie, ce qui a réveillé le côté geek en lui. « On performait devant un grand écran incurvé, c’est du temps réel. Quand c’est un green screen, tu ne vois pas l’animation qui se déroule. Et là, on avait une idée d’où est-ce que ça s’en allait », affirme-t-il en ajoutant que les musiciens ne devaient jamais croiser le regard des ninjas.

Quelques citations sur le vif

Background visuel

Louis-Philippe Eno pensait bon de coller les images directement avec le texte ou aller complètement ailleurs. « Par exemple, le monsieur qui danse sur Saskatchewan a peut-être reçu une super nouvelle. On peut mettre beaucoup de deuxième degré là-dessus. On peut croire qu’il s’est fait voler sa femme ou peut-être qu’elle est revenue quand il avait 70 ans. Il était peut-être vraiment content aussi qu’elle soit partie et qu’il fête son départ. »

Sur la tournée Beaucoup de plaisir

« Ça aide sérieusement à boucler la boucle de Beaucoup de plaisir. Quand la tournée s’est arrêtée, on avait vraiment le sentiment que ce n’était pas achevé. Et ensuite, on a eu plein de phases où l’on pensait que la pandémie durerait un mois, deux mois. Finalement, c’est comme l’infini. D’un côté, ça fait quand même trois ans que l’album est sorti. En même temps, on avait une impression que la promotion de ce disque n’était pas finie. »

La plus grande fierté

« C’est d’être au cinéma. Je ne pensais jamais passer par là un jour. Donc, c’est hot pareil. En tant que musicien, c’est rare que tu passes par le grand écran », souligne Alexandre.   

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