Dès le mercredi 10 juillet, la comédie de l’été que vous attendiez tous sera à l’affiche dans tous les cinémas québécois. Sur le tapis rouge de la grande première montréalaise de Menteur, on pouvait retrouver, entre autres, Louis-José Houde, Antoine Bertrand et Catherine Chabot. Voici des entrevues réalisées avec les deux personnages principaux ainsi que notre découverte «coup de cœur».

Louis-José Houde (Simon) & Antoine Bertrand (Phil)

Louis-José pour ton rôle, est-ce que tu as pensé à une personne de ton entourage qui est un menteur compulsif?

Louis-José Houde : Pas exactement, mais j’ai pensé à des gens qui m’ont « bullshité» joyeusement pour embellir des situations et non pour m’utiliser ou faire du mal. J’ai une personne en particulier à laquelle je pensais, une fois de temps en temps, pour me mettre dans la peau d’un menteur.

Et toi Antoine, est-ce que tu connaissais un menteur compulsif?

Antoine Bertrand : J’ai connu un menteur compulsif (mythomane) et ça me fascinait. Honnêtement, je pense que c’est une maladie parce que ces gens-là, jusqu’à un certain point, se croient eux-mêmes. Alors, ça ne sert à rien de les confronter. Même quand tu les confrontes, c’est comme de pogner un mur. Même si tu mets la vérité en pleine face, ils vont trouver une parade. Je trouvais ça fascinant. Dans mon entourage, j’essaie de ne pas en avoir tant que ça des personnes comme ça. J’essaie de garder les menteurs loin de moi.

Quel est ton premier souvenir de mensonge que tu peux me dévoiler?

Antoine Bertrand : J’ai déjà volé un coquillage à Old Orchard dans un magasin de souvenirs, j’étais très jeune. Je l’ai donné ma mère ce soir-là, je voulais y faire un cadeau. Elle m’a demandé : « Où est-ce que tu as pris ça? » « Au magasin » « Mais, tu n’avais pas d’argent… » «Ben non, je l’ai volé ». Je n’ai pas menti finalement, mais le vol comme tel est, un peu, un acte de vandalisme. Après ça, ma mère m’a dit : « Même pour me faire des cadeaux Antoine, tu ne voles jamais ».

Catherine Chabot (Chloé)

En plus d’avoir décroché ton premier rôle, tu as la chance de jouer dans le film de l’été. Comment te sens-tu devant toutes ses émotions?

C’est une grande fierté. C’est une grande chance et un honneur d’être avec le roi de la comédie au Québec. De travailler avec Émile Gaudreault et Denise Rober ; ils ont que du succès à leurs actifs. Pour moi, c’est fantastique et extraordinaire. Je suis en train de vivre le rêve, tout simplement.

Comment ça fonctionnait pour apprendre le russe?

En fait, c’est mon coach Vitali Makarov (acteur dans le film) qui m’a enregistré des bouts de russe pour que je l’écoute à répétition comme une chanson. Donc, je l’écoutais et je l’avais dans mes oreilles constamment. Je me baladais dans la rue avec ça dans les oreilles et je répétais à haute voix. Ç’a été, sans arrêt, de répéter ma « chanson » en russe et de corriger mon accent continuellement. On a eu la chance de répéter ensemble sur le tournage. Chaque fois qu’on avait un moment, on se parlait et on se jasait entre nous. C’était vraiment le fun !

Quand le projet est arrivé à toi, tu as dû apprendre tes répliques dans une langue qui t’était complètement étrangère au départ…

Oui. C’était un beau défi pour moi, c’était fantastique. Ça m’a vraiment rendue heureuse, c’est un magnifique défi que j’ai embrassé avec joie.

Donc, tu es prête à parler russe dans une autre production

Oui, oui, pourquoi pas ! Un autre défi, j’aime ça.

Comme c’était ton rêve d’enfant de jouer dans une telle œuvre, est-ce que d’embrasser Louis-José Houde faisait aussi partie de tes rêves?

Quand j’avais 16 ans, j’avais un gros kick dessus. Je l’avais vu jouer à la Salle Albert-Rousseau, je le trouvais bien bon.

Présentation du film par Louis-José Houde

Je joue un menteur compulsif qui s’appelle Simon. Il ment beaucoup, c’est vraiment en lui et c’est compulsif. Il ment trop. À moment donné, les mensonges (les récurrents, ceux qu’il a racontés le plus souvent) deviennent vrais. Par exemple, je disais que mon frère Phil est le gars le plus malchanceux au monde et il est devenu malchanceux.

Il faut être attentif parce qu’on s’en rend compte, en écoutant le film, que quand on tombe dans une dimension où est-ce que les mensonges sont vrais, il y a plein de petits détails que tu te doutes que c’est un mensonge puisqu’il se passe quelque chose qui ne se peut pas. C’est intéressant sur ce plan-là de capter toutes les nuances du film.