La maladie mentale. La schizophrénie. L’avez-vous vu cette nouvelle série offerte sur Club Illico, Mon fils, qui met de l’avant la maladie mentale et la schizophrénie chez un jeune adulte de 21 ans ? Étrangement difficile à nier, c’est tout un défi qui s’est présenté à la porte d’Antoine L’Écuyer en décembre dernier.

Pour le comédien, ce n’était pas sa première expérience dans un rôle de la sorte. Dans un personnage aussi intense, oui ! Mais il faut se rappeler qu’il avait déjà abordé cet aspect dans la série jeunesse Jérémie présentée sur Vrak. « Le père de mon personnage était atteint de la maladie mentale et mon personnage ne voulait pas l’avoir. Il a développé un caractère anxieux. Je n’ai pas eu à jouer la maladie mentale, mais c’est un lien dans lequel j’ai pu plonger », a expliqué Antoine.

Un rôle perfectionné à la lettre

En temps normal, les comédiens ont deux à trois semaines à leur disposition pour s’approprier leur nouveau personnage. Dans le cas du personnage de Jacob, c’est de deux mois qu’Antoine a bénéficié pour la préparation de son nouveau rôle. « J’ai été chanceux. Habituellement, tu reçois les textes 2 à 3 semaines à l’avance. Moi, j’ai eu deux mois pour me préparer et j’en ai profité pour passer en revue des documentaires, des films, pour écouter des simulations de voix et pour rencontrer un psychiatre. J’ai été vraiment choyé et très bien encadré par la production pour ce rôle », a-t-il ajouté.

Un moment d’insécurité

Pour une rare fois, l’acteur de 23 ans a confié, cette fois-ci, avoir pris le temps de visionner la série du début jusqu’à la fin. « En temps normal, c’est rare que je regarde les séries que je fais. Si c’est un film, je vais le regarder lors du visionnement d’équipe, mais là cette série-là, je l’ai regardé et je peux dire que je suis content parce que ce rôle-là, je ne l’ai pas eu facile. J’ai souvent joué des rôles sombres et j’arrive souvent à avoir un détachement, mais celui-là n’a pas été comme ça. Je me suis découvert en tant qu’acteur de l’anxiété que je n’avais pas par avant », a confié Antoine.

Un format trop court

La série qui s’étendait sur un format de six épisodes a été jugée peut-être un peu trop courte auprès de certains téléspectateurs. Selon Antoine, un format de huit épisodes aurait été idéal pour présenter ce type de série. « Dans le format qui a été présenté, soit six, on aurait dit que ça allait trop bien. Huit épisodes auraient été le format idéal. Même si on aborde à quelques moments le fait que les institutions ne sont pas très bien préparées à recevoir ce genre de cas, on réussit à traiter Jacob trop rapidement et dans le monde réel, ce n’est pas comme ça que ça se déroule », a expliqué Antoine.

Fier du résultat

Tout au long du tournage, Antoine s’est dit très anxieux quant à la performance livrée par son personnage. Heureusement, Mariloup Wolfe et l’équipe de production étaient présentes pour le rassurer. Malgré tout ça, il s’est dit extrêmement fier du résultat final qu’a donné la série. « Je n’étais pas certain jusqu’à tant que la série sorte. Je suis vraiment content que des gens viennent me parler de leur expérience en disant que ça ressemblait exactement à ce qu’avaient vécu leurs proches », a-t-il indiqué.

Heureux d’avoir fait la différence

« Dans tous les rôles que j’ai faits, c’est peut-être celui qui peut changer le plus de quoi dans la tête du monde et ça, c’est vraiment spécial. C’est vraiment rare les projets que tu fais et dont tu as vraiment l’impression de changer un peu de quoi dans le monde. C’est bizarre comme feeling, mais valorisant ».

La série Mon fils met en vedette Élise Guilbault, Antoine L’Écuyer, Patrice Godin et Émilie Bierre. Elle est maintenant offerte sur Club Illico.