Le dimanche 12 mai, les Québécois ont voté pour un nouveau roi et une nouvelle reine dans la catégorie prestigieuse de «Personnalité de l’année». En plus de remporter ce convoité prix pour la première fois, Sarah-Jeanne Labrosse et Gildor Roy ont mis la main sur deux autres trophées au cours de la Soirée Artis. Voici des entrevues réalisées dans la salle de presse avec divers vainqueurs.

Sarah-Jeanne Labrosse / Personnalité, Séries saisonnières & Jeunesses

Comment te sens-tu d’avoir remporté le prix de la «Personnalité féminine de l’année»?

Ça me dépasse, ça m’émeut. Je ne me souviens pas trop de ce que j’ai dit, mais j’ai surement dit ce que je pensais sur le coup. Je ne sais pas pourquoi je reçois ça. Dans la vie, je fais juste ce que j’aime. Finalement, je reçois des prix. C’est très complexe comme émotion, mais je l’apprécie beaucoup.

De finir l’aventure du Chalet avec un trophée, ça doit être spécial comme sentiment…

En ce moment, je suis dans un tourbillon et c’est un peu surréel. Je trouve que c’est une belle fin pour Le chalet. D’avoir été célébrée comme ça et de pouvoir en parler sur le stage, j’étais bien contente.

Comment ça se passe pour la nouvelle saison de Révolution (diffusée à l’automne)?

Je commence vendredi et j’ai vraiment hâte. Je peux te dire qui n’a aucune inquiétude pour le niveau de danse, ça ne baisse pas du tout. Plus de détails seront dévoilés cette semaine.

Gildor Roy / Personnalité, Séries annuelles & Comédies

Comment te sens-tu d’avoir remporté le prix de la «Personnalité masculine de l’année»?

Personnalité et vedette, ce n’est pas un métier. De gagner des trophées d’acteurs, je trouve ça cool, car ça veut dire que j’ai bien fait ça. Personnalité, c’est comme un autre concept. Personnalité, c’est Guy A. Lepage, Gino Chouinard qui gagne ça.

Guy A. Lepage : Est-ce que tu te rappelles il y a plusieurs années quand on s’est retrouvé tous les deux sur le stage ? Tu avais gagné comme comédien à Km/h. Moi, j’étais en nomination pour la dernière saison d’Un gars une fille. Je vais t’avouer que j’étais un peu déçu de ne pas remporter un trophée pour la dernière saison. Plus tard dans la soirée, j’avais gagné le prix de la « Personnalité de l’année ». Les genoux m’ont lâché parce que ce prix que tu viens de gagner, ça ne se décrit pas.

Gildor : C’est surréaliste. Ce n’est pas ça que je fais dans la vie. Je suis un acteur, un animateur ou un chanteur. Si vous m’aimez à ce point-là, je n’ai pas le choix de dire « merci ». En plus, tes enfants sont fiers de toi quand ça arrive.

Hélène Bourgeois-Leclerc / Séries annuelles

Parle-moi de la fin de ton personnage d’Isabelle Roy dans «District 31»?

Ç’a été un choix que j’ai pris, il y a quelques mois, et que j’ai annoncé à Luc Dionne en janvier. Il m’a écrit une magnifique fin que je trouve sereine et lucide. Évidemment, ç’a été fait avec beaucoup d’émotions. La dernière scène d’Isabelle, je vais toujours la garder en moi parce que c’est une scène que j’aurais voulu dire moi-même à mes collègues de travail et aux téléspectateurs. J’ai eu l’occasion de le faire par Isabelle, j’en suis bien contente.

De finir cette aventure avec un trophée, ça doit être spécial comme sentiment…

Ce n’est pas pire pantoute, ça fait du bien et ça fait plaisir. Ça me touche énormément et je vais le chérir beaucoup celui-là.

Guylaine Tremblay / Comédies

Est-ce que tu veux me revenir sur la scène que tu dévoiles à Lucie que tu es sa mère (Unité 9)?

Ç’a été un grand moment avec Émilie Bibeau comme c’est mon amie dans la vie. On savait que l’auteure ne voulait pas aller dans des cris, elle voulait une grande sobriété là-dedans. C’est ça qu’on a fait et on était vraiment contente de notre scène.

Comment se sont déroulées les dernières scènes?

Ce fut très émotif, ç’a été 7 ans de notre vie. Je vois Eve Landry ce soir et je viens émue, car je ne la verrais pas cette année après l’avoir côtoyée 7 ans de ma vie. Ce sont des deuils qui se font sur une longue période. En novembre, on se disait que c’était fini de tourner. Et en mai, on recommence d’habitude et on ne recommence pas cette fois-ci. C’est là que tu réalises que c’est vraiment vrai.

Guy Jodoin/Jeux & Alexandre Barrette/Nominé

Comme le public demande davantage de nouveaux visages au Gala Artis, quelle serait votre solution pour y parvenir?

Guy : C’est difficile, car c’est quand même de l’amour du public. Il y a peut-être une solution, mais c’est plus difficile que si c’étaient des juges.

Alexandre : En tant que gars qui perd dans la catégorie depuis 7 ans, ce n’est pas comme si ça sort de nulle part et que les votes sont achetés. J’ai été au Tricheur souvent, c’est un solide animateur. Toutefois, je peux comprendre que les gens ont l’impression que ce sont beaucoup les mêmes visages. Je pense que ça serait fâchant si tu voyais Guy Jodoin gagner année après année et que tu te dis qu’il n’est pas si bon que ça. Comme il est bon, je suis très à l’aise.

Gino Chouinard/Services

Comme le public demande davantage de nouveaux visages au Gala Artis, quelle serait votre solution pour y parvenir?

Sincèrement, ce n’est pas à moi à réfléchir à ça. Pour l’instant, je pense que c’est la façon la plus démocratique qui est déjà établie. Ça veut dire qu’il y a des sondages auprès des gens à la maison. Il y a une première sélection de vedettes et une deuxième sélection par la suite. Les gens votent là-dessus, je ne sais pas comment on peut rendre ça plus démocratique. Je suis 20 heures par semaine en ondes, c’est sûr que ça me fait une visibilité peut-être plus grande.