Lorsqu’une jeune adolescente tombe enceinte, c’est un drame qui peut déchirer des familles. Dès le 10 septembre, la tant attendue série Toute la vie rentrera en ondes et sera diffusée les mardis soir à 20 h sur ICI Télé.

Naïla Victoria Louidort-Biassou (Edwidge)

CRÉDIT PHOTO : NICOLAS BONDU

Présente-nous ton personnage…

Edwidge, c’est un petit animal blessé. C’est quelqu’un qui a des blessures du passé pour toutes sortes de raison. C’est quelqu’un qui a vécu des choses dures qui n’a pas nécessairement su comment les gérer. Elle s’est vraiment renfermée sur elle-même et elle a essayé le plus possible de protéger son petit cœur de ses émotions. Avec la grossesse en plus, tout a amplifié. C’est en entrant à Marie-Labrecque qu’elle découvrira, petit à petit, comment faire pour dealer avec ses émotions, avec ses surcharges et ces enjeux-là.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile durant le tournage?

C’est vraiment de jouer les scènes émotives. Non seulement laisser l’émotion parler, mais surtout de mettre notre nombril de côté et essayer de rentrer dans la peau de ces gens-là. Edwidge reste un « personnage fictif », mais c’est quelqu’un qu’on pourrait très bien retrouver dans la vie de tous les jours. Donc, c’est vraiment de se dire qu’il y a des personnes qui vivent ça. De se dire qu’on est bien, mais qu’il y a des gens autour de nous qui ont besoin d’aide. C’est de prendre conscience en tout ça.

Étant donné la gamme d’émotions que traverse Edwidge, est-ce que tu as une certaine crainte que le public s’attache moins à ton personnage?  

Je n’ai pas nécessairement besoin que les gens s’attachent à Edwidge, mais j’ose espérer qu’ils peuvent comprendre, être ouvert à essayer de comprendre les gens qui vivent des choses dures, à essayer de comprendre sa manière à se renfermer et à essayer de l’aider plutôt à s’ouvrir… Évidemment, le spectateur ne peut pas nécessairement l’aider, mais avoir cette conscience-là plutôt que nécessairement s’attacher à elle parce que ce n’est pas un personnage qu’on adore dès le premier épisode.

Cassandra Latreille (Anaïs) 

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Présente-nous ton personnage…

Anaïs est une jeune fille qui n’a pas encore ses 14 ans. Elle a appris qu’elle était enceinte à la suite de sa première relation sexuelle. Donc, elle veut vraiment continuer sa grossesse. Malheureusement, il y a énormément de monde dans son entourage qui pense qu’elle est trop jeune.

Est-ce que cela a été difficile de tourner?

Je suis vraiment contente parce qu’on a beaucoup de soutien. L’équipe nous aide à aller dans des émotions plus concrètes, plus grosses et dans de plus grosses scènes. J’ai vraiment eu de la chance pour une de mes premières expériences d’avoir une aussi belle équipe autour de moi.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile durant le tournage?

Je pense que ce sont les grosses scènes de panique et d’émotions qui ont été plus difficiles.

Alison Carrier (Jolène)

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Présente-nous ton personnage…

C’est une fille super bonne à l’école et elle est très intelligente, mais elle s’est fait mettre dehors plusieurs fois de ses anciens collèges privés parce qu’elle essayait tout le temps de charmer ses professeurs ou les élèves. C’est ce qu’on ne sait pas. De là l’École Marie-Labrecque puisque ses parents ont jugé qu’il y avait juste des femmes enceintes et c’étaient juste des filles dans cet établissement. C’est l’école la plus appropriée pour Jolène comme il n’y a pas vraiment d’hommes à charmer. C’est là qu’elle essaie d’attirer l’attention, de se faire remarquer et de se mettre belle. Elle aime prendre soin d’elle et de son apparence.

Est-ce que c’est difficile à jouer ce personnage-là si loin de ta personnalité?

Je te dirais que ces rôles-là sont les rôles, selon moi, les plus plaisants à jouer parce que ce sont les rôles qui s’écartent le plus de moi. Je me suis fait un plaisir incroyable à jouer ce rôle-là. Toutes les comédiennes rêvent d’avoir un rôle justement aussi le fun que celui de Jolène.

Tayna V. Lavoie (Flora)

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Présente-nous ton personnage…

Flora est vraiment douce, elle a un grand cœur. Comme on a vu avec Edwidge, elle accueillera le monde. C’est vraiment une rêveuse, elle veut vraiment se marier, avoir la petite vie parfaite, les enfants et son mari. Elle est vraiment bien à Marie-Labrecque, elle a des amies et ça va bien.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile durant le tournage?

Honnêtement, je pense que ce sont les scènes les plus dures que j’ai eu à jouer. Ce sont des émotions que même dans ma vie, je n’ai jamais vécues. Donc, c’est de la recherche et j’ai vraiment analysé les textes. C’est beaucoup de travail et ça s’est bien passé. Je suis contente de voir ça même si je suis stressée. Pour l’instant, je suis soulagée parce que quand j’ai reçu les textes, c’était une grosse échelle à monter.

Quel a été le plus grand obstacle durant le tournage? Quel défi es-tu fière d’avoir atteint?

C’est la charge de travail. C’est la première fois que j’ai eu autant de textes. Je suis fière de moi, réellement, parce que j’ai bien dealé avec mon école, soit la fin de mon quatrième secondaire. Quand j’ai lu le texte, je voyais la chose d’une manière et j’ai su l’interpréter de la manière dont je l’avais perçue.

Roy Dupuis (Christophe)

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Que penses-tu du travail des jeunes actrices dans la série?

Je pense que Jean-Philippe Duval a fait un travail extraordinaire. C’était d’ailleurs un de mes questionnements avant d’accepter ce projet-là, sachant que pas mal toute la charge émotive est portée par les jeunes dans l’histoire. Je me disais que ça prendrait de très bonnes actrices pour pouvoir jouer ces rôles-là parce qu’elles ont des situations intenses et complexes à jouer. Elles sont vraiment toutes à leurs places, elles sont toutes différentes aussi. Où est-ce que je suis dans ma vie actuellement ; quand je ne travaille pas, je ne m’ennuie pas de jouer. De jouer avec de jeunes actrices qui sont pour la plupart à leur premier rôle, ça me stimule énormément et ça me fait redécouvrir mon métier quelque part.

Hélène Bourgeois Leclerc (Tina)

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Que penses-tu du travail des jeunes actrices dans la série?

C’est la découverte de cette série-là. C’est un des intérêts de la série ; la découverte de nouveaux talents, leur façon d’être aussi vrai et aussi juste dans des situations aussi intenses et importantes. C’est du talent à l’état brut. Justement pour la plupart, elles n’ont pas eu de l’expérience avant fait qu’elles nous jettent tout ça dans la face d’une manière spectaculaire.