Dans une chronique incendiaire publiée dans le Journal de Montréal, Guy Fournier dénonce la société d’État pour la diffusion de la scène finale d’Unité 9.

La dernière scène de la télésérie a fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux et Radio-Canada a eu droit à une avalanche d’appels.

Selon lui, le réseau se croit maintenant tout permis depuis quelques temps. « Les écluses sont ouvertes et tout est permis sur les écrans de la grande maison. »

Il dénonce le fait que la direction de Radio-Canada ne fait que diffuser un avertissement aux téléspectateurs. « Comme si on ne savait pas que ces avis ne font qu’exciter la curiosité et constituent un véritable hameçon pour la clientèle la plus vulnérable, précisément celle qui devrait s’abstenir de regarder. »

Il écorche également les auteurs de la série qui utilisent des arguments faibles pour justifier le choix de cette scène. « Que voulez-vous, déclare Danielle Trottier, l’auteure d’Unité 9, le monde que je décris est dur ! »

Il cherche la pertinence de présenter une scène de 15 minutes où une détenue se fait violer par des motards. Fournier remarque que ce sont deux femmes, Fabienne Larouche et Danielle Trottier, qui sont à la tête de cette série ; une étant la productrice et l’autre étant l’auteure. « Les deux mêmes femmes nous affligent de la série Cheval-Serpent, des émissions qui font leurs choux gras de l’anatomie de l’homme. »

C’est alors qu’il ramasse solidement la société d’État pour avoir diffusé l’épisode avant 21 h, ce qui enfreint une règle du CRTC. Et les raisons données par la SRC ne semblent pas l’émouvoir. « Que voulez-vous, répond Marc Pichette, l’ineffable directeur des relations publiques du réseau français, le milieu que décrit Unité 9 est dur et l’émission est précédée de plusieurs avertissements. »

Selon lui, la scène finale n’avait aucune pertinence dans la série et elle ne servait qu’à faire monter les côtes d’écoute.