Le 30 mai prochain, une douzaine de personnalités publiques québécoises se joindront à l’évènement 12 rounds d’espoirs pour les princes*s afin de récolter des fonds en boxant contre Ali Nestor (boxeur émérite et fondateur de l’organisme Ali et les princes de la rue) au MTelus. On retrouvera, entre autres, Patrice Godin et Bruno Pelletier sur le ring ainsi que Dan Bigras comme entraîneur.

Patrice Godin

Pourquoi est-ce que c’est si important pour toi de participer ?

C’est ma deuxième participation, c’est toujours agréable. En fait, je suis un amateur de boxe. D’avoir la chance de livrer au moins un round avec Ali Nestor, même si l’on n’est pas vraiment là pour se faire mal. La sensation de boxer et de s’entraîner, c’est vraiment bien. En plus, c’est pour la cause de L’école de la relève d’Ali pour les jeunes. Ça vient toujours me chercher, c’est important de donner notre temps pour ça.

Est-ce que ça te permet de te défouler en même temps ?

Je m’entraîne déjà, j’ai un sac à la maison. Je vais au Centre XPN à Saint-Bruno et j’ai accès à des sacs de sable. Honnêtement, c’est ce genre d’entraînement que j’aime. J’aime la demande d’énergie que ça prenne de frapper dans un sac de sable. En même temps, j’ai l’impression de m’entraîner. Juste lever des poids, je me tanne et je trouve ça lent. Ça m’amène ailleurs de boxer.

Lors du gala des Zapettes d’or le 5 avril dernier, tu as gagné le prix du « Méchant de l’année » pour ton personnage de Yanick Dubeau dans District 31

C’est bien agréable, c’est une reconnaissance. En effet, c’est un personnage intense qui a marqué les gens. J’ai eu beaucoup de plaisir à l’interpréter et d’être avec la gang de Districts 31. J’ai passé une extraordinaire année de tournage. C’est la cerise sur le sundae de voir que le personnage a marqué les gens. Le monde aime haïr Yanick, mais je pense qu’il l’aime encore. Donc, c’est correct !

Bruno Pelletier

Pourquoi est-ce que c’est si important pour toi de participer ?

Premièrement, je connaissais déjà Ali. Dans une autre vie (avant de faire de la musique), j’ai fait beaucoup d’arts martiaux et j’ai même eu mon école de karaté. La cause est extraordinaire et elle est noble. Cet évènement me permet de remettre les pieds dans quelque chose qui me passionne. C’est comme si tu faisais le Tour de France à tes 20 ans et qu’on te demande de remonter sur le vélo à 56 ans. Tu seras capable d’embarquer sur le vélo, mais tu auras beaucoup plus mal que quand tu avais 20 ans. C’est un peu la même affaire pour la boxe, j’embarque dans le ring et j’ai beaucoup de plaisir, mais le lendemain j’ai mal partout.

Comme tu as chanté dans Notre-Dame de Paris, comment est-ce que tu t’es senti à la perte de la cathédrale ?

Comme tout le monde, j’ai été complètement abattu de cette grande perte pour l’humanité puisqu’on parle d’un joyau historique. Même s’ils vont reconstruire, ce n’est pas la même chose. Je pense qu’au-delà de la religion surtout, c’est l’humanité. C’est de voir des gens rassemblés autour de la beauté de la sensibilité des gens, partout dans le monde, concernant la perte de quelque chose d’une si grande valeur. Quand tu as la conscience qu’on ne pourra plus revenir en arrière, ça fait de la peine. Comme j’ai chanté beaucoup Le temps des cathédrales, les mots à Plamondon prenaient une signification incroyable parce que ça prend des siècles à monter. C’est l’homme qui transfère son savoir à la prochaine génération, on ne verra jamais le bout de la construction soit dans 200 ans. C’étaient des œuvres qui ne se font plus aujourd’hui.

Dan Bigras

Pourquoi est-ce que c’est si important pour toi de participer ?

Je n’ai pas été l’entraîneur d’Ali, mais j’étais sur le coin dans ses combats professionnels pendant très longtemps. Il me demande de le faire encore comme dans le temps de vrais combats et ça me fait plaisir. Je suis un peu chien ; quand il avait une fille cute qui se battait, je changeais de bord pour aller aider la fille à battre mon chum. Ali fait quelque chose de tellement merveilleux. Il a un passé extrêmement difficile, c’est déjà un miracle qu’il ait survécu et il s’en est sorti par les arts martiaux.