Du 27 juin au 6 juillet, la Gaspésie s’illuminera au rythme de la musique avec la présentation de la 37e édition du Festival en chanson de Petite-Vallée. Patrice Michaud, Michel Rivard, Bernard Adamus, Marc Déry, Jérôme 50, Fanny Bloom, Émile Bilodeau et compagnie se donneront rendez-vous dans le petit village.

Voici des entrevues réalisées avec l’artiste passeur du festival, Patrice Michaud, ainsi que Michel Rivard lors du dévoilement de la programmation au Verre Bouteille (de Montréal) le mardi 26 mars.

Patrice Michaud — 29 juin (20 h)

Qu’est-ce que tu ressens d’être l’artiste passeur du Festival?

C’est un immense privilège, ça arrive aussi comme une surprise, je ne te le cacherai pas. Dans cette édition, il y a différentes générations de gens qui ont été marquées par Petite-Vallée. Michel Rivard, il était passeur du festival quand j’y ai participé pour la première fois. Simon Kearney et Jérôme 50, deux petits gars que j’ai eus à 14-15 ans au Camp chanson pour les jeunes auteurs. Ça décrit bien Petite-Vallée : ce sont ces rencontres-là qui sont déterminantes; ce que ça provoque sur le coup et, surtout, pour la suite. C’est une immense joie d’y retourner, j’ai Petite-Vallée tatoué. Je suis très content de m’impliquer à de multiples niveaux; de lui donner mon spectacle, me faire payer la traite par un spectacle hommage et rebrasser cette grande famille. Petite-Vallée, c’est ma maison!

Comment te sens-tu de retourner à Petite Vallée plus de 10 ans après ton premier passage?

Je sais que ça va être intense. En 10 ans, il s’est passé beaucoup de choses. De faire encore ce métier-là qui était un vœu pieux à l’époque et de constater le chemin parcouru (ma vie a changé, mes enfants vont être avec moi). En plus, les organisateurs se donnent comme mandat de me brasser la cage; je pense que le petit cœur va se faire balader d’un bord à l’autre.

Qu’est-ce qui s’annonce, pour toi, dans les prochains mois?

Le train repart tranquillement à la vitesse que j’ai moi-même choisie. J’écris beaucoup ces temps-ci; je me suis lancé le défi, depuis novembre, d’écrire tous les jours et je tiens la route. En même temps, je ne chômerai pas, car j’ai beaucoup de spectacles cet été. Après l’été que j’ai vécu l’an dernier, je ne pensais pas en avoir. Je pense que ça sera une quinzaine de spectacles qui meublera très bien un été. L’automne prochain, on va probablement être rendu au moment de rouvrir les cahiers et de regarder ce qu’on a sous la main pour faire de l’«artisanat».

Lors de l’entrevue réalisée au Gala de la SOCAN en octobre dernier, tu nous avais confié que c’était difficile d’écrire des chansons. Qu’est-ce qui a changé depuis?

Le fait de me donner cette discipline, ç’a changé beaucoup de choses et changé la perspective de l’écriture en tant que telle. C’est-à-dire chaque fois que je me penchais sur ce sujet-là, il fallait que ce soit subliminal, soit vers un résultat qui allait briller pour de bon. De le faire chaque jour, ça donne droit à l’erreur. Il y a des affaires, qui doivent aussi sortir, qui ne sont pas toujours magnifiques et qui peuvent servir par la suite. C’est une discipline qui me plaît et que je pense que je vais conserver longtemps. Qui sait, s’il y a du matériel qui ne va pas nécessairement aller vers la chanson!

Est-ce qu’on peut espérer un album pour 2020?

Je ne sais pas, ça m’étonnerait! Pour la première fois en 10 ans, je n’ai pas de date butoir ni de «deadline». C’est à la fois jouissif et à la fois angoissant comme mode d’opération, mais c’est le fun parce que c’est un sentiment nouveau.

Michel Rivard — 6 juillet (20 h)

Quels sont vos sentiments de retourner jouer à Petite-Vallée?  

C’est comme de retourner chez moi. Je connais Petite-Vallée depuis au moins 30 ans; c’est ma gang, ma famille. Ce festival, je l’ai vécu en tant que passeur, en tant que coach et en tant qu’artiste. Il faut que j’y aille chaque année, même quand je n’y vais pas professionnellement. Quand je suis en tournée, je passe dire bonjour en passant.

Dès le 2 avril, vous présentez un nouveau spectacle intitulé L’origine de mes espèces. Vous pouvez m’en parler?

Je fais deux semaines à La Licorne et après j’entreprends une tournée qui va nous mener jusqu’à l’été 2020. C’est un spectacle théâtral, c’est un monologue théâtral entrecoupé de onze nouvelles chansons. Sur la forme, c’est l’inverse de ce que je fais d’habitude : ce n’est pas un spectacle de chansons avec des monologues. C’est un monologue avec des chansons qui viennent illustrer le monologue. Je me suis penché sur l’histoire de mes parents, de leurs rencontres, de ma naissance, de mon enfance et les recherches que j’ai faites sur le tard pour comprendre ce qui s’était passé.

Est-ce un spectacle pour vos fans qui vous suivent depuis des années?

J’ose croire que c’est un spectacle pour tout le monde. Dans le sens qu’il n’y a pas de références à ma carrière; j’essaie de raconter des choses qui peuvent être intéressantes même pour les gens qui ne me connaissent pas. C’est sûr que j’espère que mes fans soient là, mais j’espère qu’il en aura des nouveaux aussi.

Pour conclure, si on ne pouvait choisir qu’un spectacle par jour, voici quels seraient les choix de la #TEAMARP :

27 juin : Jérôme 50 (23 h)

28 juin : Caravane (23 h)

29 juin : Patrice Michaud (20 h)

30 juin : Fanny Bloom & Émile Bilodeau (20 h)

1er juillet : Hommage à Patrice Michaud (20 h)

2 juillet : Élisapie (20 h)

3 juillet : Étienne Fletcher & Caroline Savoie (20 h)

4 juillet : Jipé Dalpé & Marc Déry (23 h)

5 juillet : Lydia Képinski & Radio Elvis (23 h)

6 juillet : Bernard Adamus (21 h 30), Michel Rivard (16 h)