La chanteuse Andréanne A. Malette nous présentera demain, son troisième album. Auteure-compositrice-interprète et productrice, elle rajoute, maintenant, la fonction de réalisatrice à sa liste ! La belle de 32 ans qu’on a découverte à Star Académie a fait un magnifique voyage de ressourcement en Alaska pour souligner ses 30 ans.

Seule avec sa guitare, elle s’est laissé inspirer par le froid et les forêts pour nous offrir SITKA. Après avoir lancé son premier extrait Le brasier en mars dernier, elle nous offre un beau contraste avec Alaska. Après la chaleur, la colère et la violence, on peut choisir le froid ainsi que le calme pour se retrouver ainsi que de se reconnecter avec soi-même. Sur cet album, avec une couverture en noir et blanc, on y retrouve un son pop/folk, avec bien sûr, la belle poésie qu’on lui connait.

Je l’ai eu au téléphone afin d’en savoir plus sur son nouvel extrait et son album, maintenant, disponible sous peu. Elle affirme que ce n’est pas elle qui a choisi l’Alaska, mais bien l’Alaska qui l’a choisie !

« C’était sur ma bucketlist depuis plusieurs années déjà. J’avais une fascination pour l’Alaska et pour la ville de Sitka en particulier. Je me suis payé ce trip-là comme un pèlerinage personnel. C’était un moment tournant dans ma vie, pour mes 30 ans. Comme c’est un chiffre rond, c’était un bon moment pour réfléchir, de me retrouver, de décider de ce que je voulais laisser derrière moi et ce que je désirais apporter pour la suite. »

Est-ce que le succès que tu as eu avec ta chanson Fou a changé ta manière de composer et d’écrire ta musique?

« Avec les réactions que j’ai eues avec ma chanson, je me suis rendu compte que ce que j’écrivais pouvait avoir un réel impact sur les gens. Même si on fait juste jouer de la musique, on peut avoir un impact dans la vie de certaines personnes. Sur mon nouvel album, j’ai abordé des thèmes que je n’aurais pas osé attaquer auparavant. Je me suis dit que si une seule personne entend exactement ce qu’elle avait besoin d’entendre à ce moment-là, bien tant mieux ! J’aborde des sujets lourds que je trouvais important d’aborder, mais aussi des thèmes légers. Par exemple, la violence conjugale, le deuil et l’espoir. »

Le thème de l’Alaska a assurément influencé la sonorité de l’album. En quoi le son sera-t-il différent des deux premiers ?

« Mon nouvel album contient beaucoup de percussions, mais on ne sent pas du tout dans le sud, sous les tropiques ! Ça sonne très forêt boréale, très nordique. On y retrouve aussi des chansons plus acoustiques (guitare-voix). »

Andréanne a coréalisé ses nouvelles chansons avec son complice et guitariste de tournée, Antoine Lachance. La réalisation a été un beau défi pour elle. Ça lui a donné l’occasion de vraiment aller au bout ses idées.

« Quand j’écris une chanson, ça ne s’arrête pas à guitare-voix. J’entends beaucoup de choses dans ma tête. On a une belle complicité ensemble. Cela a été facile de lui expliquer ce que j’entends. Antoine est extrêmement créatif. On a réussi à faire sortir les idées de ma tête, on est arrivé à faire quelque chose de concret. »

Justement, sa chanson À chaque fois tourne beaucoup à la radio en ce moment, tu dois en être fière.

« Je ne peux qu’être contente pour lui ! C’est un ami, mais c’est aussi un artiste que je respecte énormément. Il est très bon pour reprendre quelque chose qui existe déjà et en faire une nouvelle œuvre qui lui ressemble. »

Andréanne devait débuter une tournée de spectacles un peu partout la semaine prochaine. Malheureusement à cause de la pandémie, du couvre-feu, le premier spectacle est annulé. Pour les prochaines dates, elle et son équipe attendent impatiemment les directives du gouvernement et de la santé publique.

« Si je dois jouer dans une salle devant 15 personnes, ce sera ça ! Ça va me faire plaisir de chanter pour eux de façon plus intime ! Pour l’instant, on se demande encore si la tournée pourra avoir lieu. On ira, donc, au jour le jour. »