Nous avons appris récemment par le biais du magazine Urbania que la comédienne Anick Lemay était atteinte du cancer du sein. En effet, cette dernière y tient une chronique où elle raconte les étapes de son combat contre son cancer.

Dans sa dernière chronique, la comédienne a décrit sa première chimiothérapie. Elle a raconté sa rencontre avec Mononcle, qui fait lui aussi des traitements de chimiothérapie.

« J’ai mon p’tit Monocle (pas de faute de frappe ici, je l’appelle comme ça depuis toujours) qui vient de souffler ses 80 bougies et qui fait de la chimio lui aussi. Pour les poumons. Je l’aime énormément. Il a commencé ses traitements avant moi et m’a rassuré d’un : « Inquiète-toi pas, la p’tite. Y’a rien là! Je pète le feu! ” ».

Elle s’est rendu compte qu’elle ne pétait pas tant le feu que cela. Elle est devenue étourdie et a passé l’heure et demie d’injection dans un état second et a regardé les femmes qui arrivaient pour dire « fuck you » à la maladie comme elle dit. « Oui, ce matin-là, dans ma salle, il n’y avait que des femmes. Pas de Monsieur Latreille en vue.

Arrivée chez moi, j’ai pris le bord de mon lit et ma bonne fée, le bord de la pharmacie. Parce que c’est ça la chimio : on te donne du gros jus à l’hôpital, mais ça te prend une panoplie de pilules et d’autres injections pour aider ton corps à gérer ledit jus à la maison ».

Elle nous a raconté ses journées de chimio. La plus importante est probablement la quatrième où elle était en compagnie de son entourage.

« Aujourd’hui est un grand jour ! Aujourd’hui, on rase mes cheveux. Pas bon pour le moral de les laisser tomber en touffes disparates, ça a l’air. Alors aujourd’hui, je prends les devants et je prends même un verre de blanc.

Trois autres fées suivent, les bras chargés de victuailles, le cœur débordant de love et le cellulaire à l’assaut pour les photos. C’est festif et heureux. Ma fille papillonne autour de moi et ses petites arabesques font frissonner mon crâne mis à nu. Les courants d’air me font le même effet que les caresses d’un amant trop attendu.

Le magicien arrive en dernier. C’est mon cadeau. Il m’offre des cheveux. De toutes les longueurs, de toutes les couleurs. J’ai décidé de m’amuser. Tant qu’à… Merci, L’Échevelé ».

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Crédit photo : Vu sur le Canada