Hier, on apprenait que Mike Ward avait gagné son combat dans l’affaire « Ward-Gabriel ». La Cour suprême du Canada a donné raison à l’humoriste qui contestait l’idée que la Commission des droits de la personne dicte ce qui est de bon ou de mauvais goût.




Après que plusieurs humoristes ont eu donné leur opinion, Bianca Longpré, la Mère Ordinaire, a décidé de faire de même, spécifiant qu’elle avait hésité avant d’écrire ce statut.

« Mike Ward a gagné sa « cause ». Je me fiche du gagnant. Je me fiche de la loi dans ce cas précis. Je me fiche qu’on ait le droit de démolir un enfant », a-t-elle dit en entrée de jeu. Elle a ensuite pris en exemple son fils Billy.

« Est-ce qu’un humoriste pourrait l’insulter en show en disant que c’est une « tap*** » un « f** » qu’il serait mieux mort ? La réponse est OUI. Est-ce ok si quelqu’un décide de le faire ? Est-ce acceptable même si la joke est bonne ? », a-t-elle indiqué.

Longpré a mentionné qu’on ne devrait jamais « démolir un enfant », même s’il n’est pas beau, même s’il chante mal et même s’il s’habille en fille. Et même s’il y a un public pour ça, même si la blague est hilarante et même si ça fait rire les gens.

L’humoriste a toutefois précisé qu’elle avait toujours aimé le talent de Mike Ward, bien avant toute l’affaire. « Je suis de celle qui a appris à avouer ses torts, à avouer quand elle a pris le mauvais chemin ou fait une gaffe. Réfléchir et finalement me dire que j’étais dans le tort. J’ai appris à m’excuser. Je ne pose plus la question si j’ai « le droit » de faire quelque chose mais bien si c’est correct de le faire », a-t-elle écrit.

Longpré a enchaîné en disant que c’était ça grandir, évoluer. « Les jokes de N, de tapettes et de Newfis c’était drôle en 1988 : pu maintenant. Même s’il y a un public pour ces jokes-là », a-t-elle ajouté.

Elle a terminé son message en indiquant qu’on ne devrait jamais s’en prendre à un enfant.