On l’attendait avec impatience, voilà que la 40e édition du Festival International de Jazz de Montréal frappe à nos portes avant même que l’été se soit pointé le bout du nez. Les fans de musique québécoise seront servis à souhait avec la présentation de deux grands événements d’envergure avec la charmante Charlotte Cardin (27 juin) et l’authentique Matt Holubowski (6 juillet).

Charlotte Cardin — Jeudi 27 juin à 21 h 30 (Grand événement Rio Tinto)

CRÉDIT PHOTO : COURTOISIE

Quels sont tes sentiments de jouer sur la grande scène du Festival International de Jazz de Montréal pour la première fois ?

Je suis super excitée, c’est un show qu’on prépare déjà. C’est un défi de taille, mais on se sent prêt à relever ce défi. C’est une étape super excitante pour nous, c’est vraiment une belle preuve de confiance que nous a démontrée le Festival de Jazz.

Est-ce que tu présenteras des nouveautés lors de ton spectacle ?

C’est certain qu’on présentera des nouveautés, car on travaille sur l’album en ce moment. Ça sera une bonne occasion de découvrir de nouvelles choses. Sinon, on jouera des titres que les gens connaissent et on aura quelques amis qui vont venir faire des apparitions surprises.

Quand prévois-tu sortir ton album ?

Le plus vite possible. On n’a pas encore de dates, mais on termine la production. Alors, on espère qu’il sortira le plus tôt possible. Ça se passe bien, on est super content. Ça avance bien, c’est un grand projet de faire un album. Depuis le début, je prends vraiment mon temps pour sortir des trucs. C’est sûr que c’est un gros stress de faire un album. Alors, je prends mon temps pour le faire.

Est-ce qu’il y aura des éléments nouveaux sur l’album qui pourraient surprendre tes fans ?

Il respectera le style que j’ai fait jusqu’à présent, mais on s’est quand même amusé avec la production. On a plus de guitares sur certaines chansons, c’est un petit peu différent. On met encore en dualité des sons jazz avec des sons plus modernes avec un peu de hip-hop et de la soul.

Comme je suis curieux, pourquoi avoir choisi de sortir ta propre version de Fous n’importe où comme extrait ?

En fait, c’était dans le cadre d’une campagne de publicité pour Tourisme Québec pour faire la promotion du tourisme du Québec à l’étranger. Je trouvais que c’était tellement important pour moi le Québec et on a tellement des régions exceptionnelles. Je trouvais qu’elle allait tellement bien à la campagne de publicité. Quand on m’a suggéré de faire la chanson de Daniel Bélanger, j’étais super partante. Quand ils nous ont proposé de la sortir comme single, j’étais encore plus contente parce que c’était une chanson que j’adore. Alors, je ne me voyais pas faire un cover qui pouvait être plus proche de mes goûts et de mon univers que celui-là.

Récemment, tu as collaboré avec Loud sur sa pièce Sometimes All the Times

C’est une autre super belle collaboration dont je suis très fière. Loud est un gars vraiment chouette, il m’a approché spontanément pour me demander si j’avais envie de faire partie de son album. La collaboration s’est faite très naturellement. Je me suis, tout de suite, accrochée à la chanson et j’y tiens beaucoup. Je suis vraiment contente d’avoir participé à son album et je suis vraiment contente pour son succès en ce moment. Il le mérite, il travaille très fort et c’est un showman exceptionnel. Alors, c’est le fun de faire partie de ce projet-là.

Matt Holubowski — Samedi 6 juillet à 21 h 30 (Grand événement de clôture)

CRÉDIT PHOTO : COURTOISIE

À quoi ressemblera ton spectacle ?

Ça va être un spectacle de transition, en quelque sorte, parce que je suis à quelques jours près d’enregistrer mon prochain album. Le squelette existe, mais l’ampleur de la chose n’existe pas encore. Comme le Jazz arrive au milieu de la création, ça ressemblera un peu à ce qui se passait avant. Le spectacle sera peut-être plus intense avec quelques musiciens ajoutés à la formule, ça va être tout aussi planant et il y aura quelques nouvelles chansons.

Parce que c’est un show qui est folk alternatif qui n’est pas dans le créneau du jazz, c’est la possibilité de faire quelque chose qui ressemble à de l’improvisation. Je trouve ça vraiment cool parce qu’on n’a pas la chance d’improviser dans ce genre de musique.

À quoi ressemblera ton album ?

Aucune idée. Ça va être assez différent, probablement beaucoup moins folk. On fait beaucoup d’exploration cette semaine, je le saurai davantage la semaine prochaine.

Si tu étais en période de transition, pourquoi avoir décidé d’accepter l’offre du Festival ?

J’avoue que je suis assez fou pour m’être posé la question si c’est une bonne idée. Tandis que la plupart des gens qui m’entourent m’auraient dit que je suis fou de même y penser puisque ce n’est pas une offre qu’on met sur la table tous les jours. J’avais un mélange d’incertitudes, de fierté, du désir de faire un spectacle, puis un inconfort de sortir de ma bulle de création. Au final, j’ai décidé que le spectacle et l’album coexistent d’une façon assez intime généralement. Donc, pourquoi ne pas se permettre de le faire sur la plus grosse scène possible ?

Est-ce que c’est cette période de transition qui t’a ouvert la porte à faire un premier spectacle extérieur gratuit lors du Festival de Jazz ?

Comme on a fait nos derniers spectacles à Montréal en décembre dernier, ça permet de faire une petite apparition entre mon dernier spectacle et mon prochain album pour dire coucou et montrer qu’on existe. Et aussi considérant que le Jazz attire beaucoup de gens de l’international, je pense que c’est une chance pour se faire découvrir. Ça ne sera pas simplement des gens qui connaissent le projet qui vont venir me voir. J’ose espérer qu’il va avoir plein de monde qui viendra voir le show et qui aura hâte à l’album qui vient.

Photo principale : Benoît Rousseau