C’est le 17 avril que le film Corbo, du réalisateur Mathieu Denis, sera projeté sur les grands écrans du Québec. L’histoire se situe au printemps 1966, dans un Québec en plein changements, lorsqu’un adolescent de 16 ans se lie d’amitié avec Julie et François, deux militants de l’extrême gauche. C’est ainsi qu’il fera partie d’un mouvement clandestin qui porte le nom de Front de libération du Québec (FLQ)

Dans une entrevue accordée par le réalisateur, ce dernier expliquait que l’idée de faire ce fil lui est venu de son père. En effet, le paternel lui a parlé de Jean Corbo, qui est mort en raison d’une bombe qui a explosé à la Dominion Textile. « C’est mon père qui, le premier, m’a parlé de « l’affaire Corbo », il y a de cela plusieurs années. Il avait gardé un vif souvenir de l’histoire tragique de ce jeune adolescent du même âge que lui, mort à 16 ans alors qu’il menait un attentat pour le compte du Front de libération du Québec (FLQ). Mon père se souvenait surtout des grandes lignes de ce triste événement, mais son bref récit m’avait marqué. »

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Contrairement à ce qu’on peut croire, il y peu d’informations sur ce pan précis de notre histoire; il y a en a davantage sur celle du FLQ. Très peu sur l’incarcération de Jean Coro à proprement parlé.  « Il y a évidemment des livres portant sur l’histoire du Québec qui survolent cette période, quelques autres traitant de l’histoire générale du FLQ. Mais bien souvent, on se penche principalement sur le cas de la crise d’Octobre ’70, sur les cellules « Chénier » et « Libération », en n’abordant qu’en superficie le reste de l’histoire du FLQ, qui couvre pourtant dix autres années », explique le réalisateur dans cette même entrevue.

En fait, avec Corbo, on tente de comprendre les raisons pour lesquelles l’adolescent s’est engagé dans ce mouvement clandestin, quelles sont les motivations principales de ce jeune. Certains croient que Jean Corbo a pris les rangs du FLQ en ne sachant pas trop ce qu’il faisait, qu’il aurait agi sous l’impulsion. Ceux qui l’on côtoyé pensent disent qu’il était un garçon émerveillé, réfléchi et déjà militant.  Produit par Max Films en collaboration avec Les Films Séville et Les Films Christal, Corbo risque de plaire aux amoureux de cette partie de l’histoire du Québec ou ceux désirant en apprendre davantage sur ce jeune militant.

La distibution du film comprend les comédiens Anthony Therrien, Antoine L’Écuyer, Karelle Tremblay, Tony Nardi, Jean-François Pronovost, Dino Tavarone, Marie Brassard, Francis Ducharme, Simon Pigeon, Simon Lavoie, Laurent-Christophe de Ruelle.

En salle dès le 17 avril