Ce samedi (9 mai), France Beaudoin animera une grande émission spéciale d’En direct de l’univers qui sera diffusée simultanément (de 19 h à 20 h 30) sur ICI TÉLÉ et sur ICI MUSIQUE. Voulant donner le plus d’amour que possible aux mamans en ce temps exceptionnel de confinement, l’animatrice et productrice concoctera assurément une soirée riche en émotions qui saura plaire et surprendre un large public.

Avant de parler de la spéciale de la fête des Mères d’En direct de l’univers, on a voulu clore la boucle de la dernière saison, malheureusement, écourtée de deux épisodes. Lors du dernier épisode consacré à l’univers de José Gaudet le 14 mars dernier, France Beaudoin avait dû jongler avec quelques imprévus avec l’émergence de la COVID-19. Par exemple, Calum Scott devait être en studio pour interpréter son grand succès You Are The Reason. Finalement, le chanteur britannique a fait un live en direct de Los Angeles. Toutefois, le Britannique a failli devoir s’envoler pour Londres la journée du tournage puisqu’il y avait des rumeurs que les frontières américaines allaient peut-être fermer.

« Même si je me rends à Londres dans l’après-midi, je vais pouvoir être là le soir live quand même avec vous. Je vais transférer le live là-bas. Je vais tout faire et je vais m’organiser pour trouver une caméra ainsi qu’un musicien », s’est exprimé le chic type à l’aube du tournage. À ce moment, la productrice ne pouvait que remercier la générosité de ses artistes internationaux (ainsi que celle de Matt Simons) :

« C’est sûr qu’ils nous connaissent pas personnellement. Donc, on ne s’appuyait pas sur des liens d’amitié ou des connaissances. C’est sûr qu’on avait une crainte qu’ils ne pouvaient pas le faire, dans le contexte actuel, et de vouloir remettre ça à une autre fois. Si on s’attendait à ce genre de réactions, ça donné l’inverse et ils nous ont ouverts leurs disponibilités. Ils étaient là pour répéter l’après-midi de New York et de Los Angeles live à partir de leur studio. »

« En fait, c’est ça que ça donne ce genre d’événement. Avec ce qu’on vit en ce moment, il y a des gens qui se soulèvent, il y a des gens qui se relèvent et il y a des gens qui portent de générosité, d’ingéniosité et de compassion. Et c’est beau à voir! Dans toute cette merde qu’on vit actuellement, il y a du beau qui sort en solidarité », en ajoutant que la spéciale de la fête des Mères ne s’aligne pas vers l’international, mais vers la solidarité d’ici : « Autant quand ça ne va pas bien que quand ça va bien, on chante. Il y a des gens qui se sont sortis de la misère avec la musique ou qui ont adouci leur misère avec ça. Chanter, c’est une vibration qui te rejoint directement au cœur peu importe. Ce ne sont pas tant les noms qui sont importants, comme ce qui se passe-là dans cet échange de musique. »

La dure décision d’annuler les deux derniers épisodes

Bien que la productrice a tout fait pour compléter sa saison, elle a du se rendre à l’évidence que ce n’était pas possible afin de respecter les règles encore trop récentes. Donc, elle a du mettre une croix aux derniers épisodes : « Il n’y a rien de plus important actuellement que de respecter les règles. Surtout qu’on s’en va à la télévision, ce n’est pas possible pour nous de penser qu’on va faire autrement de ce qu’on fait dans les autres milieux de travail. On y va juste à partir du moment où l’on sait qu’on est capable de respecter les règles. Au moment où ça se passait, c’était nouveau. On n’avait pas de recul non plus, on ne savait pas jusqu’où ça irait. Les gens étaient craintifs, on le comprenait nous-mêmes. »

« Et là, il s’est passé du temps. On a trouvé des solutions depuis, on a vu les choses différemment parce qu’on a pu les penser différemment. On apprend à vivre avec ce virus et les conséquences sur notre société. Ce qui fait qu’on peut penser être capable de toute rencontrer les exigences pour être complètement sécuritaire sur le plan sanitaire et sur le plan du confort des gens. Ce n’était pas le cas au moment où on a annulé les deux dernières émissions. Si on ne pouvait pas complètement garantir toutes les normes, on ne pouvait pas y aller. » Pour l’aider dans sa production dans l’ère du COVID-19, elle a parlé à plusieurs producteurs tels que Guillaume Lespérance (Bonsoir bonsoir!). Par ailleurs, elle affirme que la « compétition » été laissé de côté dans ses temps exceptionnels.

Une spéciale qui rapprochera les cœurs ! 

Si certains médias ont rapporté que c’était une idée de France Beaudoin d’offrir un cadeau aux mamans québécoises en offrant la spéciale fort attendue, l’idée vient plutôt de la chaîne de télévision publique : « On avait proposé de revenir en ondes en sachant qu’on pouvait avoir des solutions pour faire une spéciale de musique. L’idée de la fête des Mères précisément, c’est Radio-Canada qui nous a proposé de revenir à cette date-là. En ce moment, on se sent déjà un peu loin. Donc, on se sent encore plus loin quand arrive une fête comme celle-là ».

Si une telle production dans le contexte actuel provoquera surement des nuits d’insomnie aux artisans qui travailleront d’arrache-pied sur le projet, le résultat pourrait faire écarquiller bien des yeux : « Comme le public ne sera plus là, on peut se servir de cette zone pour faire des performances. Il y a des choses qui vont se faire à l’extérieur et d’autres en direct du studio. Comme les gens ne se rencontreront pas et qu’ils ne se croiseront pas, comment peut-on mettre la chaleur là-dedans en étant loin ? C’est tout ça le défi auquel on fait face », s’est-elle exclamée optimiste, que la spéciale soit chaleureuse comme la vibration et les notes ont la capacité de se rendre directement au cœur.

La place de la musique francophone à la télévision

Chaque fois que la production d’En direct de l’univers a la chance d’inviter un auteur-compositeur de chez nous, l’équipe prend le téléphone et lance les invitations. Toutefois, ce n’est pas toujours facile de faire le casse-tête musical d’un invité : « Ce qu’on avait comme paramètre qui faisait en sorte que ça ne se pouvait pas, c’est qu’on est le samedi soir et les gens sont souvent en show. Donc, il y avait quelque chose qui faisait en sorte que ça ne se pouvait pas et que ce n’était pas juste une question de volonté. Dans un concept qu’on chante la vie de quelqu’un, on ne peut pas non plus faire comme si les Elvis Presley, les Rolling Stones et les Beatles n’ont pas existé; comme on chante l’univers de quelqu’un. »

Quelques faits d’armes reliées à des « découvertes musicales »

Christophe Maé | Il est où le bonheur : « Ça faisait un an ou deux qu’il essayait de rentrer à la radio. Lors de l’univers de Francis Reddy, il est venu interpréter sa chanson. Personne ne le connaissait, ni la toune, ni rien du tout … »

Vincent Vallières | La chanson de la dernière chance : « Il est venu la chanter dans l’univers de Jean-Philippe Dion et c’était loin d’être sa plus connue … »

Pierre Lapointe | Nous restions là : « Il nous a même dit qu’il était obligé de la réapprendre la chanson dédiée à Sophie Cadieux parce que c’était loin d’être sa plus connue… »

« C’est leur chanson, c’est leur texte et c’est cette chanson qui a touché la personne. Chaque fois, ça monte dans les palmarès. C’est même très souvent au top du palmarès iTunes, connu ou pas connu, parce que ça passé dans l’émotion de quelqu’un. Les gens ne font plus la différence si c’est nouveau ou pas, ce n’est pas ça qui est important. Ils écoutent la chanson et ils portent une attention encore plus grande aux mots et à la musique », s’est exclamée France Beaudoin en guise de conclusion.