Comme deuxième duel dimanche dernier, Marc Dupré a voulu monter l’atmosphère du studio MELS avec une prestation décapante. Sur la musique de Respire de Jonas & The Massive Attraction, la rockstar Raff Pylon était prêt à tout pour faire lever le party tandis que le rockeur Steeve Gagnon ne s’est pas laissé intimider dans l’arène.

Quand Raff Pylon a appris qu’il était mis en paire avec Steeve, il a trouvé que ça serait un duel fort intéressant puisqu’il s’attendait à ce que Marc Dupré leur donne une toune rock. « Je suis un gars qui en a fait du rock, mais je suis plus pop-rock moderne plutôt que rock à la Éric Lapointe. C’était comme si j’étais mal assis dans un bon sofa, c’est une zone de confort à moitié. Il a fallu que je sorte mon épingle de jeu là-dedans, je pense que j’ai réussi à faire quelque chose de bien parce que Marc a décidé de continuer avec moi », s’est-il exclamé d’entrée en jeu en félicitant la performance de son rival.

Au départ, les deux gars devaient faire Juste pour voir le monde de La Chicane. À la deuxième pratique, leur coach a modifié le tir en leur proposant Respire. La pièce de Jonas & The Massive Attraction convenait davantage à ce que Dupré voulait exploiter de ses protégés. « Par instinct, je le feelais qu’il allait changer notre toune. J’ai trippé à faire Respire de Jonas, Raff aussi avait l’air à tripper. Si Juste pour voir le monde était déjà rentré dans ma tête, je me suis mis à l’aise dans Respire en une journée. Je suis assez polyvalent dans ce que je peux faire, je peux faire du country, du rock, du blues, du pop », a indiqué Steeve Gagnon.

Durant l’entrevue, les deux chanteurs m’ont mentionné qu’ils étaient flattés que Jonas ait souligné leur travail sur ses réseaux sociaux. Quand il a vu la story de Tomalty, Steeve en avait pratiquement les larmes aux yeux. « Ça fait vraiment chaud au cœur que Jonas nous a félicité personnellement. »

Le coach voulait en entendre plus

Après avoir élu l’ancien chanteur de Bridgeway vainqueur du duel, Dupré a mentionné à son candidat qu’il voulait en entendre plus de sa part. « Je pense qu’il veut en entendre plus parce qu’il sait que je suis capable de donner plus ce que j’ai offert présentement. Je proviens déjà d’un style qui n’est pas celui-là, il veut entendre des choses que je n’ai pas présenté encore, que lui sait que je suis capable de faire que ce soit en allant chercher plus justement mon élément pop ou quelque chose d’autre que je serai capable d’aller faire avec un autre instrument, par exemple. Peu importe où Marc va vouloir aller avec ça, je trouve ce commentaire intéressant. »

Étant donné que son coach aime davantage les voix pop, on a risqué en demandant à Steeve s’il sentait que son compatriote avait une longueur d’avance avant la décision fatidique : « Si je sentais que lui était pour passer et pas moi, je m’en doutais un peu. Je sentais qu’il y avait des petites passes que je me disais que ça serait plus son ‘ »range » à lui et de la manière qu’il veut s’aligner dans le pop. Je me concentrais sur ce que j’avais à faire. Ma job était de prendre la toune et de l’amener où je voulais l’amener. »

L’espérance du vol

Après son audition à l’aveugle, Garou a mentionné à Steeve que s’il serait capable de le voler au duel, il le ferait. Malheureusement, il avait déjà épuisé toutes ses munitions. « Je m’attendais un peu à ça, j’avais le sentiment que Marc ou Garou allait l’utiliser. Dans un sens, ça s’est arrêté là pour moi. Ça s’arrête à l’émission, mais j’ai eu la réaction de mon côté au niveau des réseaux sociaux de mon bord. Le monde a vraiment trippé sur la performance qu’on a livré et j’ai eu des félicitations. J’ai tout donné de mon côté, je pense que je l’ai bien livré. »

« Ce n’est jamais plaisant de perdre, j’aime gagner. Sur le coup, c’est certain que c’est décevant. En descendant dans l’auto, je n’étais pas le plus social. Quand tu es habitué à vouloir gagner, tu ne peux pas sortir de là et trouver ça cool et je ne veux pas être menteur avec le public. Par après, tu vois les retombées que ça va donner. Il ne faut pas oublier que je suis passé deux fois à plus de 2 millions de cote d’écoute en plus de La Voix Extra que j’étais souvent là », a confié celui qui s’est souvent arrêté dans sa tête afin de profiter au maximum de son expérience et de se mettre plein d’images dans sa tête pour savourer le moment dans le tapis.

L’aventure de Raff avec Bridgeway

« Ça commencé quand j’ai rencontré les boys quand j’étais au Cégep à Saint-Laurent. À partir de là, on a commencé à faire des shows et on s’est retrouvé assez rapidement à ouvrir pour Hedley. Ils ont décidé qu’ils allaient nous aider à enregistrer notre premier album (Whatcha Want From Me, 2016), sur lequel il y a eu deux gros hits (So Far Away et Whatcha Want From Me) qui ont monté dans le top 10 au Québec. Le band a continué de faire des shows jusqu’à ce qu’un moment donné certains des membres décident de s’en aller ailleurs en termes de leur carrière. »

Le début de sa carrière solo

Au lieu de s’asseoir sur ses lauriers, il a décidé de continuer de vivre de sa musique en tant qu’artiste solo. « J’ai travaillé, un peu, à l’international. Je me suis promené, j’ai voyagé et j’ai fait des chansons avec des producteurs à Toronto et à Los Angeles (des trucs qui ne sont pas encore sortis). Tout ça m’a mené à revenir ici en me disant que je vais essayer de faire une bonne rencontre avec le public québécois avant de sortir quoi que ce soit. La Voix, c’était une chance de faire ça. J’ai toujours eu envie que le Québec fasse partie de mes fans, surtout au début parce que je viens d’ici et ça me tient à cœur. Même si je chante en anglais, ce n’est pas une raison de ne pas me présenter au Québec. Je suis quelqu’un d’ici et j’ai envie de représenter le Québec à l’international grâce aux chansons que je fais et non le contraire. »

L’importance de Bridgeway pour définir sa sonorité musical en solo

Comme Raff joue déjà de tous les instruments (batterie, basse et guitare), il avait une bonne idée du son qu’il désirait entendre dans leur matériel. « Les gars amenaient une dimension différente, mais ils respectaient l’idée de base que j’avais. Bridgeway a toujours eu un son qui ressemblait drôlement à ce que je voulais. C’est pour ça que comme artiste solo, les trucs que je suis en train de travailler ressemble beaucoup à du Bridgeway. Si tu as aimé Bridgeway, tu vas aimer Raff Pylon tout seul ! »

Être le dernier candidat, pas facile !

Lors de son audition à l’aveugle, Steeve n’avait pas une position facile. Est-ce que toutes les équipes seraient complétées avant que ce soit son tour ? Est-ce qu’il va tomber sur un coach qui voudra vraiment l’avoir ? « Il y en a beaucoup qui pensait que je savais qu’il y avait une place de libérée, mais je n’en avais aucune idée. C’était une attente insupportable. D’heure en heure, je me demandais si j’allais être pris ou pas. Un après l’autre, je voyais passer les candidats. Quand on entendait le public réagir fortement, je pouvais deviner qu’un coach s’était retourné … une place de moins ! Avant de franchir la grande porte, j’ai demandé à mon recherchiste qui m’a confirmé que je passais le dernier d’un air drôle qui me faisait croire que j’allais être flushé. »

« Quand je suis monté sur scène, je voyais l’attitude des musiciens qui me regardaient en riant. Il commençait à avoir de l’espoir que quelque chose se passerait. Quand le public a commencé à applaudir, j’ai eu une montée d’émotions en chantant. J’ai eu trop d’émotions dans mes paroles, ça m’a un peu gossé. En fin de compte, je me suis ramené. Quand Marc s’est retourné, ça m’a encore pogné au cœur. »

Le souhait de Raff

Raff Pylon aimerait devenir un artiste de calibre international qui représentera le son de Montréal et sa vibe. Celui qui s’est vu étiqueter comme rockstar par la production de La Voix pense qu’il y a beaucoup de talent ici, mais qu’on a pas réussi, jusqu’à maintenant, à l’exporter autant qu’on serait capable.

Steeve est à la recherche d’un complice

Vous êtes gérant d’artiste, promoteur, bookeur ou attaché de presse et vous aimez la vibe country-rock de Steeve Gagnon, n’hésitez pas à le contacter. « J’aimerais rencontrer une personne avec qui on serait beaucoup complice pour monter quelque chose ensemble. J’ai déjà quelques tounes originales country-rock, mais je veux en écrire un peu plus. Je reçois beaucoup de commentaires de gens qui souhaitent que j’aille dans leur coin. Mon but, quand on va finir avec ce maudit virus, est de pouvoir aller de ville en ville et d’aller brasser les régions du Québec. Pour divertir les gens confinés chez eux, je vais commencer à faire des vidéos sur les réseaux sociaux. »

Crédit : OSA IMAGES ET TVA