Mercredi dernier, la première de Les beaux malaises 2.0 a attiré 1 618 000 visages devant leur télévision. Si vous avez apprécié ce grand retour, attendez de voir les deux prochains épisodes. Ce qui est intéressant avec la suite de cette série, écrite par Martin Matte en collaboration avec François Avard et réalisée par Robin Aubert, est sa cohérence avec les saisons précédentes, malgré une pause de quatre ans.

Dès le premier épisode, on retrouve la famille de Martin (Martin Matte) : Julie (Julie Le Breton), qui devient son ex-conjointe et leurs deux enfants Florence (Émilie Bierre) et Léo (Édouard Tremblay-Grenier). Évidemment, ces derniers ont évolué et sont respectivement une jeune femme de 18 ans et un adolescent de 16 ans. On retrouve également des scènes dans un lieu connu : le banc du terrain de tennis, avec les trois amis, Martin, Patrick (Patrice Robitaille) et Jean-François (Martin Perizzolo).

Les deux épisodes suivants seront davantage centrés sur l’annonce de la séparation du couple chéri par le public. Malgré plusieurs essais afin de trouver une manière joyeuse d’apprendre la nouvelle aux enfants, le duo se rend à l’évidence qu’il devra y aller de façon naturelle et sans fla-fla. Les médias se mêlent également du drame et rendent le tout plus difficile pour Julie et Martin.

Émilie Bierre m’a mentionné que l’idée d’une suite pour la populaire émission planait dans la tête de l’équipe depuis la fin des tournages de la dernière saison. « Je dirais toutefois que l’effet de surprise était présent malgré tout, puisque nous ne savions pas à quel moment on retravaillerait sur ce projet. J’en avais entendu un peu parler par mon agente, mais sans plus. J’ai appris officiellement la nouvelle avec la publication de Martin Matte lorsqu’il annonçait le retour de la série au public. »

Le retour sur le plateau était d’ailleurs très apprécié par les comédiens. « Il s’agissait de retrouvailles très plaisantes, même si nous avions tous gardé contact au fil des années. Depuis la fin des tournages des premières saisons de Les beaux malaises, je rêvais secrètement d’un retour de l’émission. Quand j’ai appris la nouvelle et que j’ai reçu les textes, j’étais particulièrement heureuse. En fait, j’ai grandi avec Martin et Julie, alors ça m’a fait plaisir de les retrouver, maintenant que j’ai évolué. »

Crédit photo : Bertrand Calmeau

La comédienne me racontait aussi que le plateau de cette émission était propice aux fous rires et que chaque moment était parfait pour s’amuser. « Chose cocasse à savoir : le réalisateur, Robin Aubert, ne se gêne jamais pour rire en poussant un cri strident, même pendant une prise. On se demandait parfois si nous devions continuer de jouer, ou si c’était coupé, alors c’était particulièrement drôle. Sinon, c’était un plateau où Édouard Tremblay-Grenier, qui joue mon frère, et moi avons beaucoup chanté et dansé pendant la préparation. Les coiffeuses et les maquilleuses s’ajoutaient également aux chorégraphies. Ce sont définitivement des moments marquants. »

La jeune actrice avait également un mot à dire sur les différences apportées par la pandémie dans son métier. Les mesures de distanciation devaient obligatoirement être respectées. Par contre, la COVID n’a pas empêché la bonne humeur et la positivité de s’inviter aux tournages et les consignes sanitaires étaient bien respectées par tous. « Au niveau technique, on a droit à un 15 minutes chronométré de contacts plus rapprochés. Beaucoup de critères viennent aussi un peu compliquer les choses pour s’assurer de travailler en toute sécurité par rapport à la pandémie, mais l’adaptation se fait bien. Il s’agit d’un projet de cœur et chacun était heureux d’être présent au tournage. C’est certain que la liberté des plateaux traditionnels nous manque, mais tout s’est bien déroulé, malgré tout. »

Pour ce qui est de son personnage, Émilie m’a partagé qu’on verrait un changement dans sa personnalité. «La jeune Florence avait déjà peu de répartie et n’hésitait pas à dire ce qu’elle pensait. Elle ne se gênait pas non plus de répondre à son père. Dans Les beaux malaises 2.0, elle a vieilli et est devenue une jeune femme de 18 ans. Elle n’a donc pas peur de s’exprimer davantage vis-à-vis son père. Son caractère prend plus de place et elle est parfois très directe et impolie. Toutefois, on remarque qu’une empathie, une douceur et une sensibilité sont venues s’installer en elle avec la maturité. » De plus, pour ceux qui se le demandaient, Florence aura la même place que dans les premières saisons; c’est-à-dire qu’on la retrouvera dans des scènes familiales cocasses et que certains épisodes la présenteront plus que d’autres.

Crédit photo : Bertrand Calmeau

J’ai voulu conclure mon échange avec celle qu’on a pu voir dans L’Échappée et Jenny avec des questions plus personnelles concernant son métier :

Préfères-tu jouer des rôles qui te ressemblent ou ceux qui te sortent vraiment de ta zone de confort?

« Je ne peux pas choisir parce que j’adore varier. J’aime faire les deux extrêmes. Ce que j’apprécie de mon métier est de pouvoir jouer n’importe quoi. Par exemple, pour Florence dans Les beaux malaises 2.0, j’avais à jouer plusieurs scènes dans lesquelles je me retrouvais. En même temps, de nombreuses couches de caractère ont dû être ajoutées à ma personnalité, ce qui m’éloignait de plus en plus de moi. Justement, l’ajout de petites nuances rend le tout très intéressant. Ce qui me rapproche de Florence est surtout le style vestimentaire, ou le fait qu’elle soit végétarienne. »

Trouves-tu ça intimidant de jouer avec des comédiens d’expérience comme Julie Le Breton?

« Je ne dirais pas “intimidant”, mais plutôt “inspirant”., En effet, je me considère chanceuse d’avoir pu grandir en la voyant jouer et qu’elle soit ma mère dans la série. Julie est très adorable, dégage une belle énergie et a été très maternelle auprès de moi. Ce côté d’elle a d’ailleurs été conservé dans la nouvelle saison. Elle représente un beau modèle et j’ai beaucoup de chance d’avoir pu la retrouver et d’avoir travaillé avec cette comédienne. »

Y a-t-il des artistes du milieu de la télévision avec qui tu rêves de collaborer?

« Comme je peux en nommer qu’un seul, je dirais Théodore Pellerin, qui a été une révélation dans les dernières années. J’ai pu le croiser à quelques reprises et plusieurs personnes avec qui j’ai déjà travaillé m’ont mentionné que nos jeux iraient bien ensemble. »

Peux-tu me parler de tes autres projets à venir?

« Au niveau des projets qui vont sortir, on pourra me voir dans la saison 3, qui est la saison finale, de Jenny, qui sera disponible cette année. Aussi, Le guide de la famille parfaite, un film de Ricardo Trogi, dont la sortie était prévue pour l’été dernier et qui a été repoussée en raison de la pandémie, pourra être visionné dès cet été. J’ai très hâte que le public puisse enfin le découvrir. Sinon, pour ce qui est des projets en tournage, tout est un peu sur pause et au ralenti à cause de la situation actuelle. Plusieurs projets sont en mouvement, mais rien n’est encore confirmé. Je ne peux, donc, pas en parler. »