Pandémie et confinement obligent, Emma Lépine a vu tous ses beaux projets fondre comme neige. Celle qui rêvait de jouer dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris doit attendre deux grosses années, avec le report de la tournée pour 2022, avant de vivre cette aventure. L’auteure-compositrice-interprète s’est retroussé les manches et elle a décidé de monter son premier spectacle en solo; c’est un projet qu’elle n’avait pas eu le temps de cultiver depuis sa sortie de La Voix en 2018.

« J’ai toujours rêvé de jouer dans Notre-Dame de Paris ou dans Starmania, les spectacles musicaux avec les paroles de Luc Plamondon m’ont toujours fasciné», souligne Emma Lépine. S’être fait offrir d’incarner Fleur-de-Lys, c’était plus grand que nature pour elle. Avec l’arrivée de la COVID, ses aspirations se sont perdues dans le brouillard. « Au début, j’étais un peu déstabilisée et triste. Ça fait longtemps que j’attendais de vivre une telle expérience», confie celle qui a idolâtré Diane Dufresne dans son enfance.

Elle considère, finalement, le confinement comme un gros levier à sa carrière. « J’aurais même le temps de finir mes études avant d’entamer l’aventure de Notre-Dame de Paris. Si la comédie musicale avait eu lieu cet été, je n’aurais pas eu assez de stock pour me lancer à la suite du tremplin que cela pourrait me donner. »

Son propre spectacle avec sa guitare

Pendant la pandémie, elle a eu, finalement, du temps pour développer son propre spectacle. Elle a tellement travaillé fort pour y arriver, s’exclame-t-elle. Si elle admet gratter de la guitare depuis l’âge de 12 ans, elle avoue qu’elle a maîtrisé l’instrument au cours des derniers mois. « Pendant la COVID, je n’ai pas arrêté de me pratiquer et je me suis améliorée. Je me suis produit en direct et je voulais, à tout prix, y jouer de la guitare. Je souhaitais m’accompagner pendant un spectacle de plus de 30 minutes. Maintenant, je ne peux plus la lâcher », confie-t-elle sans guitare à la main, cependant.

Pour certains musiciens, le fait de se retrouver devant une foule de 30 à 50 personnes peut sembler gênant ou intimidant. La jeune chanteuse de 19 ans raffole de l’idée et elle saute à pieds joints sur toutes occasions de connecter avec ses admirateurs. « Je suis plus proche de mon public. C’est une nouvelle expérience que j’acquiers. Je souhaite continuer à me produire dans des restaurants ou des auberges. Interpréter des chansons avec tous ces gens et avoir leur personnalité devant moi, c’est merveilleux. »

Dans son spectacle, Emma se promène d’un univers musical à un autre. Elle reprend même des classiques des années 50 ! Elle veut vraiment plaire à tous ceux qui se sont déplacés. « Lors de ma dernière prestation, j’ai commencé avec Luka de Suzanne Vega et j’ai fini avec du Metallica. » Évidemment, la participante de la cuvée 2018 de La Voix n’oublie pas sa chanson qu’elle a auditionnée à l’aveugle (Milord de Édith Piaf) pour booster le monde, dit-elle.

« C’est important de satisfaire le public. », s’exprime-t-elle. Elle se transforme en fusée (ou presque) pour atteindre son objectif. Après avoir reçu une demande spéciale de Joe Dassin un soir, elle a mis toute son énergie afin d’apprendre une de ses classiques en 24 heures. Et elle en a eu besoin ! « Quand j’ai vu le groupe d’amis dans la salle le lendemain, je leur ai dit qu’il devait m’accompagner puisque j’allais chanter Les Champs-Élysées. »

Même si elle reconnait qu’elle n’est pas une fille romantique, elle adore livrer un medley de chansons romantiques dans sa prestation. Lors d’un de ses concerts, une personne s’est mise à pleurer. Vite d’esprit, elle a fini son pot-pourri avec Sèche tes pleurs de Daniel Bélanger.

Quête d’amour de soi-même!

Dans son spectacle, Emma présente une nouvelle composition anglophone. « C’est une pièce qui parle de ma première rupture. Elle signifie la difficulté de laisser une personne que tu aimes parce que vous allez dans des directions différentes. » En ce moment, elle travaille sur un texte, francophone cette fois-ci, qu’elle n’a pas encore dévoilé en public. Celui-ci traite d’amour de soi-même et de son cheminement des derniers mois. « Les gens sont toujours à la recherche de l’amour sans arrêt, comme si c’était la seule solution au bonheur. Alors que le vrai remède au bonheur, c’est quand on finit par s’aimer soi-même. »

« Je veux que mes textes apportent un message au public. Mon but est que peu importe ce que tu te mettras dans les oreilles ma musique et mes paroles fassent vivre des émotions.», révèle-t-elle.

Polymusicale

Après avoir découvert qu’elle chérissait plusieurs styles musicaux, elle aime se définir comme étant une chanteuse polymusicale. «J’adore les années 80, le pop, le jazz et le folk. Je souhaiterais rassembler tous ces mondes en un.» Toutefois, elle ne laissera pas tomber sa guitare aussi facilement. Donc, on peut s’attendre à qu’elle nous transporte dans un univers folk pop. Justement, elle cite Ariane Moffatt dans ses inspirations. À chacun de ces albums, cette dernière amène son public dans une nouvelle ambiance musicale.





Quoi surveiller?

  • Un spectacle solo dans des auberges, des bistros et des restaurants cet automne.
  • Un EP qu’elle aimerait lancer en 2021.
  • Une réinterprétation en duo avec une de ses complices.
  • Ses réseaux sociaux. « Je publierai le plus de stock possible pour montrer ce que je peux réaliser et accroître ma visibilité. »
  • … et elle a encore bien des projets à annoncer. 😉

« Rien n’arrive pour rien dans la vie. Pour l’instant, je sens que ma carrière musicale se dirige vers un beau tremplin », conclut Emma Lépine.

Pour la suivre sur les réseaux sociaux

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