Le vendredi 24 mai, Olivier Dion lancera son deuxième disque en carrière. Sur Exposed, le chanteur démontre tout son amour envers la pop américaine. Quoi de mieux que de s’entourer des équipes artistiques de Shawn Mendes, de Bruno Mars et de Dua Lipa afin d’y parvenir ?

Présente-nous Exposed

C’est un album avec une « good vibe », je l’ai fait en pensant beaucoup au spectacle. Je désirais que les gens l’aiment en spectacle, en l’écoutant dans leur char ou en bateau l’été. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime l’idée du bateau. Une journée de soleil avec la musique dans le tapis. J’avais envie de ne pas me mettre de limites sur cet album, je voulais avoir des productions qu’on entend chez mes artistes préférés américains ou anglais (Khalid, The Weeknd).

Quelles sont ses thématiques ?

Mes compositions parlent presque toujours de choses que j’ai vécues, je voulais avoir des textes près de moi. Ce sont des histoires vécues reliées souvent à des relations amoureuses. On s’entend que ce n’est pas très original, mais on parle beaucoup d’amour dans cet album. Par exemple Feels Right, c’est quelque chose que j’ai vécu et que j’ai entretenu pendant quelque temps avec une autre personne qui n’était pas forcément la chose à faire. Comme la chanson le dit, ça Feels Right pareil.

Comme tu t’es entouré de noms américains, est-ce que tu cherches à te faire connaître ailleurs ?

C’est sûr que mon album est en anglais maintenant, ça nous ouvre les portes à l’étranger. J’ai envie d’avoir du succès ici et en France bien sûr, mais j’ai envie d’aller explorer ailleurs. J’ai envie d’aller au Canada anglais et en Europe de l’Est (Angleterre). En fait, j’ai envie d’aller où l’album me mènera. Je l’ai fait en grande majorité à Los Angeles (États-Unis) et à Londres (Angleterre) et il y a une petite vibe California sur l’album. Pourquoi ne pas essayer ? Pourquoi ça ne plairait pas aux Américains ? On ne sait pas !

Est-ce que le problème de quota de musique francophone sévit en France autant qu’au Québec ?

Oui. Quand je me suis embarqué dans ce projet-là, j’étais très conscient de cette réalité et ça ajoute une difficulté pour avoir un peu d’airplay. Il y a des chansons que j’ai faites en anglais et en français comme Curious et Kinda Love pour faciliter ça. Contre toute attente, il y a des radios françaises qui tournent la version anglophone de Kinda Love.

C’est quand même un projet que j’avais envie de faire depuis longtemps et de me plonger là-dedans à fond. J’ai toujours aimé l’anglais et j’ai toujours chanté en anglais. Ma première chanson que j’ai chantée quand j’étais petit (à 8 ans), c’était une pièce de Sting.

En plus de présenter une session d’écoute de ton nouvel album pour quelques chanceux ainsi que d’aller à la Soirée-bénéfice du Théâtre du Rideau Vert lundi soir, on pourra te voir à la soirée Artis dimanche soir et à Salut Bonjour mardi matin. Bref, tu es un homme occupé dans les prochaines heures…  

C’est vraiment de grosses journées qui s’en viennent et c’est cool de voir qui a un intérêt, bien que je sois parti longtemps. C’est agréable de revenir et de se faire proposer de participer à un numéro d’ouverture comme la soirée Artis. On cherche toujours à avoir un maximum d’expositions surtout quand ton album s’appelle Exposed.

Justement, pourquoi l’album s’appelle-t-il Exposed ?

J’ai envie de m’exposed au monde (sans filtre si l’on veut). Que ce soit en entrevue, dans ma musique ou dans ce que je raconte, je veux être plus près de moi et être moins censuré. Dans mes premières années, j’ai toujours essayé de faire attention à ce que je disais. Ce n’est pas que je ne ferai plus attention, mais j’ai envie de me livrer avec un peu plus de transparence. La pièce titre de l’album, c’est un gars qui parle à une fille, mais ça pourrait être aussi moi qui parle à moi.

Avant de sortir le premier extrait, Curious (Depuis qu’on se connait), de ton nouvel album, tu as collaboré sur la version francophone Only U (de Zara Larsson) qui t’a donné un gros coup de pouce à ta visibilité dans toute la francophonie…

Quand cette proposition est arrivée, je trouvais ça fantastique. En plus, j’adorais la chanson et j’adorais Zara Larsson. Les gens m’ont parlé beaucoup de cette chanson. Je trouvais aussi que ça mettait la table au niveau du style musical pour le nouvel album, même si je chantais en français sur la chanson.

Après le succès qu’elle a connu, est-ce que tu as envisagé d’avoir une collaboration sur ton nouvel album ?

J’adore ça. Au début, on a pensé à faire des collaborations, mais l’idée s’est estompée au fil du temps. J’adore ça quand deux artistes collaborent, ça fait souvent des résultats intéressants quand tu mélanges les deux couleurs vocales et musicales. Je ne ferme pas la porte du tout à ça. Avec Zara Larsson, cela a été un beau succès. Alors, pourquoi pas une nouvelle collaboration avec elle dans une chanson originale pour moi ?

Tu retourneras en Europe pour la promotion de ton nouvel album ses prochaines semaines, est-ce que tu prévois revenir au Québec pour promouvoir Exposed ?

C’est sûr que je reviens ici pour faire de la promotion et éventuellement faire des spectacles. J’aimerais beaucoup faire une petite tournée québécoise.