Le 23 juin, à 21 h, Guillaume Lemay-Thivierge, Claude Dubois, Michel Rivard, Brigitte Boisjoli, Vincent Vallières, Marie-Josée Lord, Klô Pelgag, Le Vent du Nord, Jean-Marc Couture, Martha Wainwright, Kim Richardson et Seba et Horg partageront la scène de la Place des festivals afin de célébrer la Fête nationale du Québec à Montréal.

Voici des entrevues réalisées avec Guillaume Lemay-Thivierge (porte-parole et animateur de l’événement), Michel Rivard, Claude Dubois, Klô Pelgag et Seba et Horg lors du dévoilement de la programmation du Grand spectacle le 28 mai au Club Soda.

Quel est le plus grand artiste représentant la Fête nationale pour vous ?

Klô Pelgag : « Je pense que ça serait Raoul Duguay, Lucien Francoeur ou Gilles Vigneault ».

Guillaume Lemay-Thivierge : «Je pense que je vais remettre le prix à Yvon Deschamps pour ses monologues qui ne sont malheureusement pas des chansons c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas se faire reprendre régulièrement. Ceux-ci ont marqué une génération et tellement marqué le cœur. C’est un homme qui m’a marqué profondément ».

Michel Rivard : « Je suis très heureux qu’on se souvienne et qu’on garde la mémoire de Félix Leclerc et qu’on a encore Gilles Vigneault, Robert Charlebois et Jean-Pierre Ferland. Je suis très heureux de voir ce qui a suivi de ma génération et toute la nouvelle génération. Cette année, il y a Vincent Vallières que j’adore. Il y a une relève extraordinaire, je n’aime pas isoler une personne. La chanson québécoise, c’est un beau fleuve qui avance ».

Seba et Horg : « Paul Piché. Tout le monde a repris ses chansons. Au mois d’août, quand quelqu’un sort une guitare autour d’un feu et qu’il se met à jouer du Paul Piché, on est à la Saint-Jean-Baptiste automatiquement. À un moment donné, Paul Piché était une religion pour moi ».

Quel est votre meilleur souvenir de la Fête nationale ?

Klô Pelgag : « C’est vraiment simple, ce sont feux d’artifice sur la grève à Sainte-Anne-des-Monts en famille et entre amis. Sur scène, je pense que ça serait la première Saint-Jean à laquelle j’ai participé à Laval. C’était vraiment cool ».

Guillaume Lemay-Thivierge : « C’est vraiment le gros feu de joie qu’on faisait à la gare du village de Prévost. Il était tellement gros avant qu’on l’allume que ça nous donnait déjà l’excitation parce qu’on se disait que la flamme va monter et que ça va être énorme, grandiose et gigantesque. Participer à amener du bois et à charrier le bois avec les organisateurs, c’est des beaux souvenirs. Faire du bicycle à pédales dans les rues fermées le jour de la Saint-Jean, j’avais l’impression d’être un jeune homme en grande liberté et j’adorais ça ».

Michel Rivard : « C’est la Saint-Jean qui a suivi l’élection du PQ. Donc, c’est la Saint-Jean de 1977 à Longueuil. Beau Dommage — dont je faisais partie à l’époque — partageait la scène avec Félix Leclerc. On faisait chacun une partie de spectacle et on en faisait une ensemble. C’est-à-dire que Beau Dommage accompagnait Félix, on faisait 5-6 chansons ensemble. Assis au premier rang avec nos familles, il y avait René Levesque qui était là. Au point de vue de la Saint-Jean patriotique, c’est dur à battre. Tous ses rassemblements avec la petite fierté, le visage du Québec qui change et la diversité. Les artistes qui acceptent de se mêler et de faire des choses ensemble, c’est toujours un gros plaisir pour moi »

Claude Dubois : «Depuis que je suis tout petit, je l’ai toujours côtoyé — sauf quand j’étais à l’étranger. Alors, je n’ai pas de moments préférés et j’ai toujours adoré ça. C’est un symbole important de la reconnaissance d’une nation puisqu’on appelle ça la Fête nationale et ça devrait permettre aux gens d’arrêter de se demander s’ils en sont une nation. Avant qu’ils naissent, la Fête nationale existait déjà. Alors, on est arrivé dans un lieu où on transmet le français et la culture des Québécois. Normalement, ça fonctionne, car on ne s’est pas encore fait assimiler. De le faire à Montréal, c’est symbolique parce que c’est la place la plus menacée de l’assimilation. De passer une journée en harmonie avec notre condition, c’est un honneur ».

Seba et Horg : « Dans le Vieux-Terrebonne, il y avait fermé toutes les rues. C’était vraiment cute, il y avait du foin partout. C’est un souvenir d’enfance, c’était beau, il y avait de la musique traditionnelle et je découvrais la culture québécoise. À l’époque, les Saint-Jean de Québec avaient un petit quelque chose de plus “crunchy”. Sinon, à Montréal, j’ai eu de très belles Saint-Jean au Parc Maisonneuve ainsi que les petites fêtes de quartier ».

Quel artiste avez-vous le plus envie de voir (ou découvrir) lors de l’événement ?

Guillaume Lemay-Thivierge : « Michel Rivard, je le connais depuis longtemps et on a joué ensemble. J’apprends à connaitre de plus en plus Claude Dubois. C’est un artiste que je connais depuis ma naissance et j’aime ce qu’il a apporté au Québec avec ses chansons, ses mélodies et son engagement artistique profondément intense. J’aime cet homme, j’ai hâte de le revoir sur scène et je me trouve chanceux de l’avoir encore cette année. Jean-Marc Couture et Brigitte Boisjoli que j’ai connus à Fort Boyard. J’aime l’esprit positif des gens, c’est une gang de positif ».

Michel Rivard : « C’est la première fois que je vais côtoyer Klô Pelgag. J’aime beaucoup Klô, je la trouve étonnante. Pour la première fois, on va faire de petites choses ensemble ».

Seba et Horg : « Je suis vraiment fier de jouer avec Claude Dubois, c’est quand même une idole de jeunesse et en ce moment. Je l’écoute et je l’admire énormément, c’est quelqu’un qui a marqué mon enfance. Je suis vraiment ému d’être avec lui ».

Qu’est-ce que Guillaume Lemay-Thivierge pense de son mandat à l’animation devant une foule grandiose ?

« Effectivement, c’est vraiment très impressionnant et très intimidant. J’adore ça et j’aime ça, oui je vais être nerveux, oui je vais avoir la chienne et je vais avoir le trac accoté dans le tapis. Ça fait partie du plaisir de faire ce genre d’événements et des raisons pour lesquelles j’accepte de faire ça parce que je sais que ça va être un défi à relever chaque fois. On veut bien faire ça, on veut que les gens s’amusent et on veut satisfaire bien du monde à gauche et à droite ».

Crédit photo : Facebook de la Fête nationale à Montréal