Hier, la Cour supérieure donnait raison aux organismes communautaires qui jugeaient que les sans-abri devaient être exemptés du couvre-feu. L’auteure Francine Ruel, dont le fils a vécu dans la rue, s’est confiée sur ce sujet.

Dans une entrevue accordée mercredi à LCN, l’écrivaine avait trouvé surprenant que le couvre-feu s’applique aux itinérants, ces mêmes personnes qui auraient eu probablement aucun moyen de payer les contraventions. « Ils n’ont même pas de quoi manger. Ils sont dépourvus de résidence! On veut bien qu’ils s’en aillent chez eux à 8 h le soir, mais pour aller où?», a-t-elle lancé.

Selon la comédienne, l’exemption accordée aux sans-abri permettra de d’empêcher d’autres morts comme celle de Raphaël André. « Un drame absurde dans un endroit effrayant. Mourir gelé là, juste parce qu’il avait peur de la police », a-t-elle dit.

Francine Ruel a voulu préciser que les personnes en itinérance ce n’étaient pas des gens qui n’ont pas d’éducation, qui n’ont jamais eu de métier, sans famille ou sans enfants. « Il y a du monde riche qui s’est retrouvé dans la rue! Ce sont des gens intelligents », a-t-elle indiqué.

La comédienne a également tenu à rappeler que si on « croisait des personnes sans logis dans la rue », on pouvait leur dire bonjour, leur donner de l’argent et de les aider, « car ils en ont vraiment besoin ».

Source : LCN