Après un passage remarqué sur le plateau de La Voix l’hiver dernier, Frede vient de lancer, le vendredi 19 février, son premier extrait, intitulé On y va.

Lors d’un brainstorming avec le réalisateur de On y va, celui-ci (Benjamin Nadeau) a eu une idée : « Pourquoi est-ce qu’on ne raconterait pas qui tu es et mettre en valeur tes rêves ? ».

Interpelée par cette proposition, la talentueuse auteure-compositrice-interprète s’est mise au travail avec Audrey-Louise Beauséjour afin de créer cette chanson mi-introspective, mi-bibliographique. « Je souhaite inspirer les jeunes de mon âge et les plus jeunes à croire en eux et à foncer pour accomplir leurs objectifs. La pièce parle d’une petite fille qui désire atteindre ses rêves et qui fonce pour y parvenir. »

Tout est bien coordonné avec le lancement de sa carrière puisqu’On y va traite d’un rêve qu’elle a toujours caressé et qu’elle réalise, enfin, en sortant une première composition originale. Si habituellement, un artiste émergent n’ose pas écrire un texte introspectif de cette manière pour entamer ses débuts professionnels, Frede a dit : « On y va » et elle n’a jamais hésité. 

« J’en ai composé des chansons avec des histoires d’amour qui peuvent toucher encore plus de monde et que les gens peuvent se reconnaître là-dedans. Celle-là était parfaite pour l’occasion. La vibe de la pièce est très légère et très joyeuse. Elle me représente bien. Je pense que ça fera du bien aux personnes qui l’écouteront et qui vont là découvrir en ce temps de pandémie », affirme-t-elle.

Et ce n’est pas la dernière toune que la belle sortira puisqu’elle plane déjà sur mes morceaux suivants. « On travaille sur plusieurs chansons en même temps. Des maquettes verront surement le jour au cours des prochains mois ».

Paroles de «On y va»

« J’irai où m’emporte le vent, guidée par cette voix et ce moment

Plus de barrière, plus de boussole

Je suis ma voie et je décolle

Avec ma petite voix qui chuchote tout bas

Ensemble, on y va ! »

« J’ai, un peu, peur du jugement des autres et de ce qui arrivera par la suite. Qu’est-ce que le monde dira ? Peu importe, j’y vais. Je ne veux pas m’empêcher par crainte ou par peur. Plus de boussoles ; c’est vrai que je ne sais pas tant ce que je fais. En même temps, personne dans la vie ne sait exactement où il s’en va. On a tous une espèce d’instinct qui nous dit que ça nous tente de travailler dans le milieu des arts ; par exemple. J’ai besoin de m’écouter, de foncer et je me considère prête. Tout ce que je sais, c’est que j’ai envie de chanter et d’y aller all in là-dedans. »

Cette appréhension et cette peur du jugement l’ont empêché d’écrire au détriment de ses rêves puisqu’elle ne se donnait pas le droit à l’erreur. Toutefois, son souhait d’œuvrer en tant qu’auteure-compositrice-interprète et de créer son propre matériel a pris le dessus. Même si le résultat n’était jamais parfait à ses yeux, elle croit qu’elle s’améliorerait en vivant l’expérience.

La COVID-19 a permis à Frédérique Mousseau, de son vrai nom, de s’arrêter et de mettre ses désirs sur papier. « J’ai toujours voulu écrire des chansons. Je me disais que je n’avais pas le temps. J’avais de bonnes excuses. Comme je ne donnais plus de spectacles et je ne passais plus d’auditions, j’ai réalisé que ça valait la peine de consacrer du temps à la composition de matériel original. Je pouvais rentrer en studio et m’entourer d’une équipe pour amener ma création dans vos oreilles et sur les plateformes numériques. »

Devant l’inconnu

Bien qu’elle ait cumulé beaucoup d’expériences professionnelles telles que L’école des fans, La Voix et Talents bleus (La semaine des 4 Julie) et qu’elle a travaillé sur plusieurs projets de différentes envergures, Frede a découvert un tout nouvel univers avec la composition originale.

« J’ai toujours été engagé à chanter des tounes qui existent déjà. J’ai récité des textes qui ont écrit par d’autres. Je me disais que les gens pouvaient critiquer ma justesse vocale. Toutefois, ils ne jugeraient pas le texte et la musique », affirme-t-elle.

Expérimenter l’expérience artistique

Écrire ses propres chansons est une autre façon de vivre et d’expérimenter l’expérience artistique, dit-elle. « Je ne veux pas trop appréhender la réaction des gens. Je souhaite juste partager ce que je ressens. Tout commentaire constructif sera le bienvenu afin que je m’améliore avec le temps. »

Après avoir investi autant d’énergie à présenter des textes qu’elle n’avait pas composé, elle avoue avoir le sentiment d’imposteur à l’idée de livrer ses compositions. « Je me suis souvent sentie capable d’interpréter sur scène et de rendre ce qu’on m’a demandé. Je ne m’estime pas encore auteure-compositrice-interprète, mais ça reste que c’est ça que j’accomplis ».

En guise de comparaison, Frédérique a mentionné qu’un coureur n’a pas besoin de courir un marathon pour être considéré comme un coureur. « Il y a un début à tout. Je ne suis pas une auteure-compositrice aguerrie, mais c’est un premier pas dans cette direction. »

Un apprentissage sur le tas !

« Autant je devais chanter et montrer l’étendue de mon talent à Talents Bleus et à La Voix, je ne m’occupais de rien excepté d’apprendre la chanson et aller l’interpréter devant le monde. », souligne-t-elle.

Pour rendre la délicate pièce On y va à nos oreilles, elle est allée voir une maison de disque, elle a coécrit les paroles, elle a trouvé une équipe pour réaliser le projet, elle a recherché des photographes, elle a déniché des graphistes… et la liste continue possiblement jusqu’à demain matin. « C’est la fois que je me suis le plus surpassé dans ma vie. »,

« Je me considère fière de me lancer là-dedans sans trop douter de mes choix. C’est de prendre aussi les actions et de ne pas attendre de me faire appeler par quelqu’un comme les opportunités de spectacles demeurent rares, en ce moment. Savoir que je travaillais sur une chanson qui restera sur Spotify, sur Apple Music et sur les médias sociaux, je trouve ça agréable. », conclut-elle.