Comme pour plusieurs artistes, la pandémie a eu des impacts négatifs sur ses contrats, auditions prévues et projets en cours. Malgré l’isolement, Frédéric Thuot ne s’est pas laissé décourager. Le confinement lui aura permis de travailler plus fort sur ses projets solos. En réalité, la sortie de Carte blanche était prévue en mars dernier, mais elle a dû être repoussée pour les raisons qu’on connait.

« Pendant la pandémie, on a retravaillé les textes. On a fini par arriver à quelque chose dont je suis vraiment fier. C’était vraiment important pour moi de m’entourer de gens qui me comprennent et qui ont la même vision que moi. Je ne voulais pas sortir quelque chose en n’étant pas sûr », souligne-t-il.

Cette chanson parle de liberté, d’amour propre, de s’assumer, de rester soi-même et de s’aimer comme on est. Qu’est-ce qui t’a poussé à aborder ce sujet très 2020?

« Je crois fortement que peu importe qui l’on est, peu importe nos préférences et nos convictions, on a le droit de vivre notre vie librement sans se mettre de barrière. J’ai trouvé ça vraiment beau le garçon qui voulait aller à l’école en robe. C’est ce genre d’idée que je veux projeter. L’important c’est : « Est-ce que ça fait du bien ? Est-ce que la personne devant toi est heureuse ? » Juste ça, ça devrait être assez pour t’empêcher de dire quelque chose de méchant. Plaire à soi-même, c’est la chose la plus difficile à accomplir. On ne sera jamais satisfait à 100 % de qui l’on est, mais on peut et on doit s’aimer plus et s’aimer mieux », s’exprime-t-il.

Pourquoi avoir fait ta chanson en version bilingue

« Je chante beaucoup en anglais, j’écris beaucoup en anglais, mais je suis un Québécois francophone. J’avais envie de faire une chanson dans ma langue. Je voulais mixer les deux langues pour que ça soit accessible à un public plus large et que ce soit plus international que seulement la francophonie », répond-il.

Le sympathique chanteur et comédien travaille aussi sur un premier EP qui paraîtra en 2021. « Ça sera quatre chansons en anglais, mais il en aura une traduite en français. Carte blanche ne sera pas sur le EP, ça va rester un extrait isolé.»

Pourquoi avoir choisi de changer ton nom pour Thank God it’s Fred ?

« Mon nom, je l’aime comme nom d’acteur. Comme chanteur, je voulais un nom d’artiste et un nom de performer. Je ne suis pas un religieux pratiquant, mais je crois en Dieu. Juste de croire en quelque chose de grand, peu importe comment on l’appelle, c’est beau. Thank God it’s Fred, ça va bien avec le cheminement que j’ai fait dans la dernière année. Dans le sens : “Merci, Dieu, d’être moi et de ne pas être quelqu’un d’autre.” C’est anglophone, c’est international ! Ça fit avec mon énergie et avec qui je suis aujourd’hui. Ça concorde avec ce dont je parle dans mes chansons », dit-il.

Pour l’instant, Frédéric souligne qu’il n’a aucun spectacle de prévu. Il attend de voir la réaction des radios avec son premier extrait et il continue de travailler dur sur son EP.

« Tant qu’à faire un show live, j’aime mieux focaliser sur mes trucs ainsi que sur mes projets. J’aime mieux être prêt et avoir du stock original en plus d’interpréter quelques covers que je pourrai faire devant public », conclut-il.

Une bonne chanson pop, franco-anglo avec un sujet aussi actuel que l’amour de soi et l’acception, les radios embarqueront forcément dans l’univers de Thank God it’s Fred !

Crédit Photo : Marie-Lyne Allard (Zoom Photographie)