Après Stéphane Rousseau, c’est au tour de Jean-François, de sa femme et de ses enfants d’avoir contracté le coronavirus. L’animateur de télévision en a parlé sur les réseaux sociaux.

Dans une longue publication partagée samedi dernier sur son compte Facebook, le chroniqueur sportif a QUB Radio a raconté comment lui et sa famille avaient attrapé la COVID-19 pendant les fêtes.

Voici le récit qu’il a écrit :

« J’ai été plate à Noël… et heureusement!

Maintenant que toute ma famille se porte mieux, je vous raconte ma petite histoire de Noël 2020. Comme vous le savez, nous sommes une famille de quatre, avec deux grands enfants de 15 et 17 ans. Le confinement ou le semi-confinement, n’a donc pas été si facile puisque c’est un âge où ils ont perdu beaucoup. Tout de même, nous avons décidé de respecter les mesures à la lettre, ou presque, personne n’est pas parfait. On faisait notre gros possible, assez pour passer pour des personnes un peu trop strictes. Tant pis, puisque nous, on croyait que c’était la bonne chose à faire. J’avoue qu’on le faisait un peu égoïstement puisqu’on avait déjà perdu beaucoup avec l’entrée au Cégep, le hockey et mon travail. On se disait que plus on faisait attention, plus vite on retrouverait notre vie d’avant!

Pour Noël, même constat. L’envie de tricher un peu afin de voir nos familles et nos amis était forte. Mais on a résisté. Puis, plus on approchait de Noël, plus on hésitait, après tout, les cadeaux étaient achetés depuis le 5 décembre, ma blonde était en télétravail depuis mars, ma fille avait terminé le Cégep le 10 décembre, mon fils avait terminé le secondaire le 16 décembre. La dernière fois que moi-même j’étais sorti pour travailler c’était le 15 décembre. On n’était donc pas une famille à risque! Pourquoi pas tricher? Ah pis non, on va être «plates» et rester chez nous. Le plan: des bonnes bouffes, jouer dehors, des soirées Zoom et peut-être quelques activités permises en bulle familiale.

À l’approche de Noël, on sort donc faire quelques achats de produits de bases pour pouvoir s’alimenter, cuisiner, vivre et s’isoler le plus possible pendant un bon bout. C’est moi qui effectue la majorité de ces sorties puisque ma conjointe travaille jusqu’au 23. Elle visite tout de même deux commerces dans les cinq jours précédents Noël. Mais ce n’est pas inquiétant puisqu’elle est la «police du lavage de main», alors les consignes sont dûment appliquées. Le 23 au soir, c’est son souper de 45 ième anniversaire. On lui prépare donc un bon souper pour célébrer dès qu’elle termine ses nombreuses visioconférences en cette dernière journée de travail. Elle sort de sa chambre-bureau avec un affreux mal de tête. Bon, ça doit être le stress qui lâche. Vous savez ce que c’est lorsque les vacances arrivent! Puis le 24 décembre, congestion et fatigue. Ça ne peut pas être la COVID, on est presque isolé depuis le 17 décembre, particulièrement elle. On n’a pas été en contact avec quelqu’un qui est malade.

Le 25, ça part! Frissons, fatigue, suivi après de la perte du goût et de l’odorat. Par le temps qu’elle prenne rendez-vous pour un test COVID, mon fils débutait ses symptômes. Avant même d’avoir les résultats, c’était mon tour, suivi de ma fille quelques heures plus tard. Au début, la frustration: pourquoi nous? On a respecté le plus possible? Où est-ce qu’elle a pu pogner ça?

Puis, après avoir parlé avec la Santé publique, j’ai compris. Il est impossible d’être certain à 100% de ne pas l’attraper, elle est partout. Par contre, les règles sont en place pour ne pas la propager. L’important c’est que je ne l’aie pas transmis à 4 ou 5 personnes, qui eux l’auraient donné à d’autres et dans le temps de le dire on aurait attend 50 cas à cause de moi. Au fond, heureusement que l’on a été «plates». Je n’imagine même pas le résultat si nous avions visité nos familles le 24-25. Après coup, je suis certain que l’on a fait le bon choix. »

J’ai été plate à Noël… et heureusement! Maintenant que toute ma famille se porte mieux, je vous raconte ma petite…Publié par Jean-François Baril, média sur Samedi 2 janvier 2021