Le 13 juillet dernier, tu as sorti Keep us Alive. Présente-nous ta nouvelle chanson…

C’est ma première pièce que j’ai autoproduite. Je l’ai composée depuis un certain temps déjà. Je suis allé dans un camp d’écriture, avec une quinzaine d’autres auteurs, compositeurs et réalisateurs et l’on m’a jumelé avec Diane Cadieux et Corey LeRue. On a choisi de créer une mélodie joyeuse et dansante. Je souhaitais m’inspirer de Stayin’ Alive, des Bee Gees. Ça faisait longtemps que j’avais envie d’interpréter mes propres compositions disco.

Pourquoi avoir effectué un virage musical dans les années 70?

J’adore ça, c’est aussi simple que ça. C’est viscéral pour moi. Ça me fait du bien et ça me rend heureux ! Je veux faire des chansons actuelles, des textes accrocheurs, modernes, mais qui sonnent comme dans cette année-là.

Quelles sont les thématiques qui t’ont influencé pour cette chanson?

Elle parle d’une rencontre, d’un coup de foudre dans un bar. Travolta nous est arrivé. On a conservé l’essence du disco ainsi que le glam des soirées des années 70 où les dames sortaient leurs talons hauts et que les hommes portaient leurs jolis costards. On voulait montrer que l’amour n’a pas d’âge, que la beauté vient de la passion ainsi que de l’espoir et non du physique.





Est-elle inspirée de ta propre histoire d’amour avec Frédérique Dufort?

Absolument pas ! Je m’inspire beaucoup de ma vie et des émotions que j’ai vécues dans mes textes. Cette fois-ci, c’est un récit inventé de toute pièce. Je ressentais moins de pression comme c’était imaginé justement. Je voulais quelque chose de très imagé et cinématographique. Je désirais qu’on voit les personnages danser dans notre tête en l’écoutant.

Est-ce qu’on peut s’attendre à un vidéoclip?

J’aurais vraiment aimé. Ça peut sembler contradictoire de ne pas en créer un vu la thématique de la chanson, mais à cause des restrictions dues à la COVID, je suis obligé de dire que non. Pour le moment, en tout cas, aucun vidéoclip n’est prévu. J’ai eu plusieurs idées folles, j’ai même approché des gens, mais ça devenait trop compliquer. Ce n’est pas définitif, toutefois. Je désirais prendre mon temps. Si on en produit un, il doit être original. Ça serait trop facile de faire un copier-coller du récit de la chanson.

Parle-moi de la pochette de ton extrait…

Je voulais un portrait de moi, mais avec une touche de couleur. En même temps, je souhaitais que ce soit une caricature du texte. L’artiste qui l’a créé, Jimmy Fecteau, m’a demandé de lui envoyer des images qui me représentent. J’ai pensé lui transmettre les photos de mes tatouages et il les a utilisées. On y voit le visage d’une femme, avec un oiseau, pour démontrer que l’amour peut prendre différentes formes. « What’s beauty? “ nous rappelle que la beauté est relative à chaque personne.

Depuis tes débuts, on te connait comme un boute-en-train sur scène. Est-ce qu’on peut dire que la danse est devenue ta signature de marque avec les années?

Oui, absolument ! Avec la pandémie, on se doit de rester éloigné des autres, ma chanson dit tout le contraire ! Je voulais réchauffer les cœurs avec une dose d’amour. Dans Keep us Alive, ça parle de se rassembler pour s’aimer. La musique fait tellement du bien. C’est à la portée de tout le monde. Entendre des pièces joyeuses influence directement notre humeur. On doit se servir de l’art, de la musique et de la danse pour se remonter soi-même. Forcer les choses un peu, se botter les fesses nous-mêmes en écoutant des tounes qui nous mettent de bonne humeur.

Est-ce que le reste de ton prochain album suivra les traces de cette chanson?

Assurément, je vais présenter trois ou quatre pièces dans cette veine. C’est certain que mon disque contiendra de la pop, de la guitare et du folk. Bref, ça sera un mélange de plusieurs styles différents, mais c’est sûr que ça sera dansant.

Quelles raisons t’ont poussé à t’autoproduire?

Mon dernier album, je l’ai produit moi-même et ça s’est bien passé. C’était la suite logique des choses. Je suis nouvellement père de famille, j’étais rendu à cette étape. J’avais envie de sélectionner mon équipe de travail (pour le site web, pour les relations de presse et pour le tracking radio). Je ne voulais plus attendre l’approbation de gens que je n’ai pas choisis. Même si tout s’est bien passé jusqu’à maintenant, je ressentais le besoin de voler de mes propres ailes. Je souhaitais prendre mes décisions, me simplifier les choses et me retrouver dans une plus petite équipe.

Est-ce que tu t’ennuies des spectacles avec Marc Dupré?

Marc a été et il demeure mon mentor. C’est un frère pour moi. J’ai eu du plaisir avec lui. J’ai vécu plusieurs beaux moments avec lui. Je suis bien content de faire mes trucs de mon côté, cependant. Je trouve ça bien aussi qu’il donne la chance à d’autres nouveaux chanteurs de le suivre. J’ai un immense respect pour ce qu’il est et ce qu’il a fait pour moi. J’espère pouvoir retravailler avec lui.

Parle-nous de ton expérience au Centre Bell

Oh my God ! C’est tellement un beau souvenir, je vais m’en rappeler toute ma vie ! J’ai du mal à décrire ce sentiment. C’est une grosse montée d’adrénaline en sortant de la scène ! Je ne suis pas un consommateur de substance illicite, mais j’imagine que le buzz doit ressembler à ça. C’est clair que mon plus grand rêve, et je le sais que ça va arriver un jour, c’est de se produire au Centre Bell avec mon propre show.

Comment fais-tu pour changer ton stress en adrénaline?

J’avais beaucoup de mal avec ça, antérieurement. Je sentais de la nervosité. Je manquais beaucoup de confiance en moi avant d’embarquer sur scène. La Voix m’a beaucoup aidé pour ça. C’est tellement une grosse production, la télé, le direct, les téléspectateurs. J’avais deux choix : je paniquais et je partais en courant ou soit je restais en respirant par le nez et je me disais que je n’allais pas opérer quelqu’un à cœur ouvert. J’ai commencé à me dire que je devais divertir les gens, au meilleur de ma forme et de ma voix.

Maintenant : la question qui tue! À quand le prochain album?

Probablement en 2021, mais je ne sais pas encore dans quelle forme. Un album complet ou un EP, plusieurs possibilités s’offrent à moi. La tendance américaine est de sortir seulement des extraits, l’un après l’autre. C’est une option qui me tente, mais c’est à suivre ! Une chose est certaine, c’est que je suis très inspiré et motivé, en ce moment.

Avec les nouvelles consignes sanitaires, est-ce que tu envisages de donner des spectacles bientôt?

J’aurais donné des concerts une bonne partie de l’été, la plupart n’étaient même pas annoncés avant la pandémie. Je me considère d’abord et avant tout un artiste de scène. C’est sûr que j’ai hâte d’y retourner. Pour l’instant, je trouve ça un peu prématuré. En plus d’avoir un bébé à la maison, ma mère est très fragile au niveau respiratoire. On préfère demeurer prudent, on ne voit pas beaucoup de personnes.

Professionnellement, qu’est-ce que tu aimerais réaliser dans les prochaines années?

Je vise une carrière internationale ! Je ne me contente pas de peu, je veux la totale ! Je souhaite composer pour d’autres, et chanter dans toute la francophonie. Je désire faire ma place en anglais aussi, peut-être un jour que je pourrais écrire pour Bruno Mars ou Justin Timberlake ; qui sait ?

Parle-moi de ta chanson Quand tu chantes

Elle représente une partie de ma vie personnelle, avec mon beau-frère qui est autiste. C’est vraiment la toune à Philou, pour lui rendre hommage. Il me fait tellement du bien ! C’est une grosse dose d’amour à l’état pur chaque fois. Il est toujours de bonne humeur. Pour lui, rien n’est plus important que d’être entouré et de rire ! Je souhaite en parler pour que les gens agissent de manière inclusive avec les personnes autistes. On devrait suivre son exemple. On devrait s’aimer plus, stresser moins et se poser moins de questions. Je voulais trouver lui rendre hommage à travers cette pièce. C’est Frédérique qui a eu l’idée de faire un duo acoustique, on est très fier du résultat et le monde semble beaucoup l’apprécier. J’étais très content de donner des ailes à cette chanson.