Après Léa Labrèche-Dor, c’était au tour de Julie Snyder d’aller se confier à Christiane Charrette sur les ondes de la radio de Radio-Canada.

L’animatrice de télévision, Julie Snyder, a expliqué pourquoi elle avait porté plainte contre Gilbert Rozon dans le dossier des agressions sexuelles. Elle a indiqué au micro de Christiane Charrette que c’est un ensemble de facteurs qui lui ont fait prendre conscience de la situation. « Quand j’ai vu Pénélope, je ne savais pas pour Pénélope McQuade, je n’avais aucune idée. Quand je l’ai vu, qu’elle avait reçu cet été Gilbert Rozon et qu’elle l’embrassait comme si de rien n’était, je me suis identifié à elle. Je me suis dit, moi aussi, j’ai fait comme si de rien n’était. Je pense que c’est ce que les victimes vont faire comme mécanisme de défense, à un moment donné, comme si de rien n’était », a-t-elle dit.

Un article du journaliste Yves Boisvert de La Presse a été pour elle un élément déclencheur. En effet, Boisvert avait rédigé une chronique dans laquelle il analysait et décortiquait le jugement du juge Béliveau en 1998.

« […] On lui donne l’absolution conditionnelle, à Gilbert Rozon, parce qu’il n’était pas content, il avait quand même plaidé coupable, mais il a l’absolution. […) Ça a envoyé un message à beaucoup de victimes, ce jugement-là. Si tu es tout seul pis tu t’en vas en cour, bonne chance. »

Durant l’entrevue, elle a admis avoir rédigé un texte où elle disait aux victimes de dénoncer leur agresseur, mais s’est résignée à le publier. Elle a préféré se rendre directement aux autorités policières.

« Je ne crois pas que ce soit de la solidarité. Mais les victimes doivent absolument le faire : dénoncer leur agresseur. […] Personne n’était au courant et je me suis dirigée tout bonnement au bureau de police. Je me suis dit : “Si j’en parle, il y a des gens qui vont me dire de ne pas faire ça.” »

Pour écouter l’entrevue au complet, c’est ici