Le 2 juin dernier, Radio-Canada publiait un article dans lequel on revient sur circonstance entourant la mort du chanteur et complotiste Bernard Lachance.

Dans le reportage en question, on dit que le chanteur, séropositif, avait été « soumis à plusieurs traitements naturels pour se “détoxifier” de sa trithérapie ». On indique également que l’homme de 46 ans ne croyait pas à la mort.

On revient aussi sur les suppléments que l’artiste aurait ingurgité qui ont été « recommandés », selon la famille, par la complotiste Amélie Paul, chanteuse et youtubeuse. Dans un message vocal, elle mentionne : « My God, je ne devrais pas te dire ça, ça laisse des traces, dit-elle dans un message vocal où elle se vante d’avoir exploité la faille jusqu’à la fin. Là, je te dis les vrais chiffres, mais moi j’ai un bon comptable assez borderline, faque il va m’arranger de quoi, parce que ce n’est pas déclaré, moi, c’est des dons », d’après Radio-Canada.

Voilà que quelques jours plus tard, la jeune femme a fini par se manifester et répondre au reportage de la société d’État. Elle a affirmé que les médias étaient « malintentionnés et prêts à tout pour manipuler l’opinion publique ». Amélie Paul a précisé qu’elle n’avait jamais vendu de produits à Bernard Lachance et que c’était « une amie commune, représente pour cette compagnie de produits naturels, qui les lui avaient vendus ». Selon ses dires, il n’a jamais été son client, mais simplement un ami.

« Je n’avais aucune autorité sur lui. Bernard avait décidé d’arrêter sa trithérapie en 2017 et je l’ai connu en juin 2020. Son choix était fait et je n’aurais jamais pu y changer quoi que ce soit. Tout le monde lui a suggéré d’aller à l’hôpital quand il n’allait pas bien, mais il ne voulait absolument RIEN savoir. Ce n’est pas la p’tite Amélie qui lui aurait fait changer d’idée, croyez-moi ! », a-t-elle écrit.

Sur le fait allégué par Radio-Canada qu’elle aurait fraudé, Amélie Paul a déclaré : « Mes impôts sont en règle. Je n’ai fraudé personne. J’ai même déclaré TOUS mes dons. Les gens m’encouragent volontairement à continuer mon travail, sans aucune obligation. Je produis du contenu gratuit sur les réseaux sociaux et chacun est libre de faire un don ou non. Certains comprennent que les lanceurs d’alertes s’exposent et que nous prenons beaucoup de risques. Je l’expérimente aujourd’hui. »