Salut tout le monde,

L’année 2018 tire sur la plug et on a eu droit à de très belles surprises musicales.

Les unes comme les autres. C’est pourquoi, comme le veut la tradition, j’ai choisi 30 de mes albums coups de cœur… à écouter (ça peut faire des idées cadeaux très agréables pour toute occasion ou redécouvrir ces choix dans le confort de votre demeure).

Pour ma part, j’ai choisi avec le cœur et l’âme et la passion qui m’anime pour ces albums incontournables. Avant de lire ceci, je dois vous rappeler que tous les goûts sont dans la nature, et surtout, je n’ai pas la vérité infuse et je suis ouvert à vos commentaires.

J’aime partager ma passion avec vous, chers lecteurs. L’ordre n’est pas important. Partagez l’article et parlez-en si vous le voulez et bonne lecture et bonne écoute.

30) ELLIOT MAGINOT/Comrades

Douze pièces dans une enveloppe pop folk atmosphérique avec des teintes savoureuses et assumées des années eighties. L’auteur-compositeur-interprète coréalise minutieusement l’album avec Connor Seidel (Matt Holubowski, Coco Méliès et Soran). Maginot, avec sa voix douce-amère et empreinte d’émotions, se pose sur une plume perspicace qui va dans la mélancolie, l’espoir et la résilience.

29) AMOS LEE/ My New Moon

Dix pièces dans une enveloppe folk rock, blues, soul, enregistrées à Los Angeles au Zeitgeist Studio avec le producteur Tony Berg (Weezer, Lisa Loeb, Phoebe Bridgers, Andrew Bird). Amos Lee livre, à ce jour, ses chansons les plus personnelles et engagées à la fois sur ce septième disque. Le deuil, le courage l’importance de « connecter » avec soi et la cruauté des gens sont mis dans le tordeur. Lee pose sa voix immense et pure, le cœur grand ouvert sur des chansons authentiques sans masque. Un album rempli de mélodies touchantes, spontanées et magnifiques.

28) SNOW PATROL/ Wildness

Dix pièces dans un rock post-britpop éblouissant produit par Jacknife Lee (Weezer, The Killers, U2, The Cars). Snow Patrol continue de faire rayonner ses chansons « catchy » et fascinantes, et l’oreille en redemande.  Le septième opus s’avère magnifiquement bien ficelé et l’écoute est déridante, et ce, malgré un virage nettement plus pop, si on compare aux autres albums. Un retour du groupe en inspiration avec une maitrise hors pair dans son art ; tout ça sans perdre sa signature.

27) MATT LANG / Matt Lang

Un premier album de sept pièces assumées dans un country américain pleine puissance. La voix chaude et désarmante de l’artiste n’a rien à envier aux Dallas Smith et Dierks Bentley de ce monde. Il possède le charisme et le talent pour briller parmi les étoiles du hot country. Une réalisation minutieuse et impeccable et des chansons de road trip efficaces qui persistent dans notre tête.

26) MONSIEUR MONO/Le grand nulle part

Album réalisé par Éric Goulet avec l’assistance d’André Papanicolaou (Patrice Michaud, Vincent Vallières). Nous plongeons, tête première, dans une musique où la tristesse valse avec la beauté. Ce sont 10 pièces lourdes et mélodieuses à la fois, dans des arrangements de piano mélancolique, du quatuor Esca, de Mario Légaré à la contrebasse et de Marc Chartrain à la batterie. L’artiste raconte un amour perdu dans une plume noire et incisive qui nous fend l’âme en deux.

25) KORIASS/La nuit des longs couteaux

Douze pièces rap qui frappent fort. L’album a été coréalisé par Kory lui-même et ses comparses Philippe Brault et Ruffsound. Les mots sont aussi agiles qu’une arme blanche bien affilée. Il rentre dans le beat comme dans une thérapie et ça nous rentre dedans. Le mariage des arrangements et les rimes sont très dark et crus ; ça nous uppercut l’esprit.

24) THE PAPER KITES / On the Corner Where You Live

Onze pièces pop rock alternatif « 80’s vibe » coproduites par Peter Katis (Interpol, The National). Il s’agit d’une collection d’histoires sur des personnages qui vivent tous dans un immeuble, dans des arrangements voluptueux de riffs de guitare mélancoliques et atmosphériques. C’est de la poésie déchirante sur des histoires douces et amères, couchées sur des mélodies de pop-rock enveloppantes et ensorcelantes.

23) RICHARD SÉGUIN/Retour à Walden sur les pas de Thoreau

Dix-neuf pièces folk bluegrass qui réunissent une vingtaine de musiciens et interprètes. Séguin mène avec tout son cœur cet album poétique et instinctif pour faire briller son idole et ses comparses. Hugo Perrault (complice de Séguin depuis 20 dernières années) et Guido Del Fabro sont les réalisateurs complices de ce disque audacieux et coup de poing. Le chanteur et sa troupe continuent d’élever haut la voix et le bras bien droit avec la poésie de l’engagement dans un monde individualiste. Malheureusement encore d’actualité.

22) LEON BRIDGES/ Good Thing

Dix pièces dans un mélange envoûtant de rhythm and blues, style années 90, cette fois-ci. Sur ce second disque — produit par Ricky Reed (Maroon 5, Pitbull et Robin Thicke), Leon Bridges trouve son juste équilibre et livre un disque délicieux avec tous les éléments essentiels : de la pop groovy, du jazz onctueux, du funk audacieux et du soul captivant.

21) BEN HOWARD/ Noonday Dream

Dix pièces dans un folk intimiste et à la fois bluffant. Nous avons rendez-vous dès les premières notes avec un folk arachnéen et progressif. Howard, avec sa voix tonitruante et caverneuse, fait transpirer ses mots sincères et l’intensité qui en décuple est explosive et prodigieuse. Noonday Dream, c’est du folk ingénieux et déroutant qui creuse dans des sentiers planants et inexplorés.

20) BEN HARPER & CHARLIE MUSSELWHITE/ No Mercy In This Land

Dix pièces dans un blues coriace et moderne qui nous tiraille dans les tripes. Les guitares délectables d’Harper sont mariées au son de l’harmonica nostalgique de Musselwhite. Les deux musiciens unissent leur voix et leurs instruments, qui résonnent dans leurs histoires personnelles qui passent par le cœur. Un album de blues redoutable et éclatant qui donne tout simplement la putain de chair de poule. Juste assez innovateur pour garder le feu et juste assez de « feeling » naturel pour nous procurer ce petit frisson qu’on aime tant dans la musique.

19) TAMINO/Amir

Douze pièces dans une pop alternative aérienne avec des parfums du Moyen-Orient envoûtant. Sa voix grave, profonde et mélodieuse nous plonge dans des mélodies mirifiques qui nous rappellent un mélange de Jeff Buckley et Thom Yorke. Tamino raconte l’amour passionné et la désolation, le déséquilibre de soi avec une intensité qu’on peut presque toucher. Une plume forte et étonnante qui rappelle parfois la poésie sombre de Leonard Cohen. Amir, c’est de la pop nomade outrageusement sombre avec des nuances d’une beauté.

18) JORDAN OFFICER/ Three Rivers

Onze compositions personnelles réalisées avec la complicité de Charley Drayton, l’Américain derrière des albums mythiques de Keith Richards, Mile Davis, Neil Young et j’en passe. Des pièces exquises tout droit sorties d’un roadtrip introspectif dans le sud des États-Unis : un diaporama sonore de plaisir pour le sens.

17) THE MARCUS KING BAND / Carolina Confessions

Dix pièces dans un blues rock ancré dans un soupçon de soul et de country. L’album a été produit par David Cobb (Anderson East, Chris Stapleton, Brent Cobb, Rival Sons). Le charismatique Marcus King livre ses chansons avec une énergie stupéfiante et sa voix rauque trempée dans l’intensité autant que dans ses solos de guitare. Des compositions bien équilibrées dans un mélange musclé de R & B, de soul et de rock psychédélique stupéfiant.

16) JEAN-MICHEL BLAIS/Dans ma main

Dix pièces instrumentales où le piano vibre dans une néoclassique hyper sensorielle avec quelque pointe d’électro qui sublime les pièces de l’artiste. Ce dernier laisse l’émotion s’exprimer dans son instrument et les frissons nous traversent le corps. Jean-Michel Blais déploie sa sensibilité sur son piano en incorporant des sonorités pop atmosphériques : l’équilibre parfait entre la richesse du classique est la subtilité de l’électro minimaliste envoûtant.

15) THE SHEEPDOGS / Changing Colours

Dix-sept pièces dans rétro blues rock à la sauce seventeen électrisante dans des arrangements coriaces de « guitar mony » (harmonies dans les solos et les voix de guitare) puissants à la Lynyrd Skynyrd, des solos d’orgues et une basse qui « fuzz » tous les clichés délicieusement assumer du classic rock. Les Sheepdogs continuent de grandir dans leur style qui se situe quelque part entre le rock vigoureux de Led Zeppelin et les mélodies de Crosby, Stills, Nash & Young et la fougue de Creedence Clearwater Revival, et The Allman Brothers Band,

14) DUMAS/Nos idéaux

Onze pièces dans un pop-rock-électro intime avec Gus Van Go, Werner F et le duo Likeminds à la réalisation. Le chanteur natif Victoriaville mélange son univers lyrique avec Jonathan Harnois (Vincent Vallières, Alex Nevsky et Richard Séguin). La symbiose est parfaite ; le rythme des mots et la poésie qui détonnent dans les arrangements lents, profonds et délicieux. Ça me rappelle Le cours des jours paru il y a 15 ans : un chef-d’œuvre qui fait partie de mes must albums. Il n’y a que Dumas pour faire ça. Nos idéaux, ce sont des paysages sonores vastes et magiques qui émerveillent l’âme.

13) NATHANIEL RATELIFF/ Tearing At the Seams

Douze pièces produites par Richard Swift (The Shin, The Barr Brothers, The Black Keys). On continue dans ce style de rythme qui oscille entre soul, folk, rock n’ roll, blues et gospel hyper puissant. Nathaniel Rateliff & The Night Sweats expérimente davantage la nostalgie dans ses riffs accrocheurs bien huilés et festifs.

12) BAHAMAS/ Earthtones

Douze pièces produites par l’artiste qui s’inspire d’observations personnelles, la vie de père de deux jeunes enfants dans un folk feutré de rythmes flegmatiques. Afie Jurvanen change le ton avec Earthtones et laisse couler la musique dans toute sa beauté. L’album le plus abouti de Bahamas à ce jour dans mes goûts à moi. Earthtones, c’est la maîtrise de groove pur, easy going et libérateur

11) CARAVANE/Supernova

Treize pièces dans un rock robuste et aventureux qui met la pédale au plancher, réalisé par Jesse Mac Cormack (Philippe Brach, Helen Deland, Rosie Valland). Caravane continue de faire retentir son rock costaud, mais cette fois-ci, on expérimente un côté pop avec des synthétiseurs très aériens. On ne perd pas le mordant si convoité et même on « upgrade » la puissance des mélodies de la bande. Une espèce de cocktail Molotov envoûtant entre Muse, Radiohead, Artic Monkeys et Metric pour ne nommer que ceux-là.

10) LES TROIS ACCORDS/Beaucoup de plaisir

Onze pièces dans un pop-rock super ensoleillé et festif aux textes saugrenus enregistré au studio Wild avec, de nouveau, les complices Gus Van Go et Werner F. (Dumas, Les Cowboys Fringants, Vulgaires Machins) à la réalisation. Dans ce nouvel album, Les Trois Accords vont dans la continuité de son pop-rock éclaté, dansant et extravagant. Dès la première note, on ressent une envie de faire la fête hors de notre contrôle.

9) MICHAEL BUBLÉ/Love

Onze pièces dans une pop jazz produites par David Foster (Céline Dion, Seal), qui sort de retraite pour l’artiste pour ce nouvel album. Bublé revient aux sources de ses chansons avec l’instinct et la souplesse dans sa voix comme auparavant. Il livre également deux de ses plus belles pièces Forever Now qu’il a écrite pour son fils et Love You Anymore écrite par le jeune hit pop maker Charlie Puth. Il revisite des classiques inoubliables à sa façon. Bublé innove avec sa pop charismatique pour le plaisir de nos oreilles : de la pop jazz moderne romantique qui fera fondre votre cœur. Vous ne savez pas que vous êtes à un gin-tonic ou champagne du bonheur avec cet album.

8) MATT CORBY / Rainbow Valley

Onze pièces dans un néo soul aux rythmes à la plume empreinte d’humilité. Sur ce deuxième album, on retrouve de nouveau le producteur Dann Hume (Amy Shark, Client liaison) et son collaborateur Alex Henriksson pour saisir des pièces imaginatives aux arrangements exquis inspirés par la fin des années 60. Un mix entre Marvin Gaye, Beach Boys, Otis Redding, Sam Cooke et Patrick Watson. Rainbow Valley, c’est du néo soul ondoyant et fabuleux qui nous touche l’âme d’un naturel stupéfiant.

7) FRED PELLERIN/Après

Dix pièces dans un folk traditionnel feutré et chaleureux dans des relectures de chansons qui visiblement lui touchent l’âme. L’album a été réalisé avec son complice, l’ami/le frère/le Caxtonien multi-instrumentiste l’incroyable Jeannot Bournival. Il dénude de leur orchestration initiale et s’approprie des chansons renversantes. Pellerin continue de shiner de sa voix la nostalgie et en faire des bijoux intemporels sur ce quatrième album. Après, c’est du folk émouvant et qui continue de nous rappeler que l’espoir c’est beau quand ça résonne jusqu’au cœur comme seul Fred Pellerin le fait.

6) BUDDY GUY/ The Blues Is Alive and Wells

Quinze pièces dans un blues du sud électrique qui donne la chair de poule et frissonne de nostalgie. Produit par son collaborateur de longue date Tom Hambridge (BB King, Joe Bonamassa, George Thorogood & The Destroyers, Keb’ Mo’, Billy Gibbons, Bo Diddley, Johnny Winter, Meat Loaf, Hank Williams, Chuck Berry), le monstre sacré du blues de 81 ans continue de faire des merveilles avec ses guitares et nous époustoufle à chaque solo ravageur. L’artiste nous met en suspense avec son blues détonnant et authentique, qui raisonne en puissance et charisme.

5) THE SEASONS / Midnight, Let’s Get a Hot Dog

Dix pièces dans un rock punk psychédélique qui délaisse le côté clean du premier opus produit et arrangé par Richard Swift (The Shins, The Arcs et The Black Keys) décédé en juillet dernier. Onze jours en étroite symbiose dans son studio National en Oregon à l’été 2017 pour saisir la magie. Hubert Lenoir et Julien Chiasson livrent une plume éclatée et provocatrice sur des pièces graveleuses qui rappellent les Stooges, les Rolling Stones et David Bowie. C’est du bon rock cru qui séduit par son côté irrévérencieux autant que ces sonorités accrocheuses.

4) MONSTER TRUCK/ True Rockers

Onze pièces dans un hard rock fulminant et lourd produit par Dan Weller (Young Guns, Baby Metal). Le quatuor poursuit son évolution progressive en s’appuyant sur ses riffs heavy revigorants. Monster Truck sort sa grosse artillerie et nous brasse la cage et prouve encore que le rock est loin d’être mort. Une formule qui ne change pas : du gros rock intrépide et énergique qui résonne à grands coups de décibels et de plaisirs décadents.

3) GORILLAZ/  The Now Now

Onze pièces dans des rythmes électropops qui appellent la canicule avec des envolées de britpop onctueuse. Produit par James Ford (Mumford & Sons, Artic Monkeys) et Damon Albarn (Blur), le disque contient des mélodies électros qui rendent l’écoute dynamique et magnétisante dès sa première écoute de la pop alternative avec un savoir-faire, avec beaucoup de précision et fait avec plaisir.

2) TASH SULTANA/ Flow State

Treize pièces dans un amalgame de reggae funky & rock psychédélique. Sultana joue de tous les instruments en plus de produire totalement l’album toute seule. Tash Sultana continue de faire rugir sa créativité dans une multitude de nuances dans ses arrangements magistraux. Des pièces sensuelles et des rythmes avant-gardistes dans son style qui plane dès le premier accord de guitare (très présent).

1) KHRUANGBIN / Con Todo El Mundo

10 pièces funks exotiques.  Cette fois, Khruangbin se nourrit d’influences du Moyen-Orient, d’Espagne et d’Afrique du Nord, en plus de puiser dans le rock, le dub, la musique du monde et le mouvement psychédélique. Con Todo El Mundo est un « melting-pot » de groove pertinent dénué de toute parole, sinon de quelques voix presque fantomatiques et sublimes. On est en transe lors de chaque écoute de ce bijou éclatant.