En avril dernier, la chanteuse Laurence Jalbert révélait au Québec entier avoir vécu de la violence conjugale. C’était sur les ondes de Rythme FM que l’artiste a fait cette surprenante révélation.

Dans une entrevue accordée au magazine La Semaine, la chanteuse gaspésienne s’est livrée en toute franchise sur le sujet. « C’est de la démolition totale ! Celles qui en sont victimes vont parfois jusqu’à mettre fin à leurs jours… », a-t-elle déclaré.

L’interprète de Rage a rappelé, avec justesse, que certaines victimes de violence physique ou psychologique pouvaient, parfois, mettre fin à leurs jours. Elle a également précisé que « rien ne paraît à l’extérieur », mais la honte qui en ressort peut anéantir la personne.

« Mon ex-conjoint a souvent levé la main sur moi, sans jamais me frapper. Il voulait préserver son image de bon gars. Il me faisait du mal par en dedans, faisait tout en son pouvoir pour me démolir, me détruire, m’effacer, m’éteindre », a-t-elle révélé.

Comme bien des agresseurs, son ancien conjoint a tenté de l’éloigner de ses amis, de son entourage et de toutes les personnes autour d’elle. Malgré tout, Laurence Jalbert n’a pas mis un terme à cette relation, car elle était amoureuse de cet homme. « Il n’était pas que méchant et violent. Il avait aussi un côté humain, mais en quelques secondes, il pouvait se transformer en monstre », a-t-elle précisé.

Mais le mal était déjà fait et il était impossible pour elle de s’en sortir. Elle en était prisonnière. « Je ne pouvais pas partir… Je me suis accrochée à ça. Ma vie n’avait plus aucun sens. J’étais une comédienne ; je jouais en permanence, parce que j’étais démolie. Je mentais tout le temps : à ma famille, à mes enfants, à moi-même.

Rappelons que la chanteuse Annie Dufresne avait eu une drôle de réaction à la suite de la révélation de la chanteuse gaspésienne. Elle avait présenté ses excuses.