Après les événements de la compagnie Adidas, qui a été prise dans une tempête linguistique récemment, c’est au tour du nouveau festival d’humour, Grand Montréal comédie fest, de faire jaser en raison de son nom « à l’anglaise » qui agace certains organismes comme la Société Saint-Jean-Baptiste.

Contacté par Le Journal de Montréal, Maxime Laporte, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste a été mis au courant de la situation, et visiblement, il n’a pas aimé cette tendance à tout angliciser.

« C’est quelque chose qu’on voit de plus en plus dans notre société. On croit qu’en anglicisant un nom d’événement, les touristes vont accourir et les foules seront plus nombreuses », a-t-il confié.

Selon lui, c’est un réflexe de colonisé qui a vu une nouvelle version 2.0 apparaître : « cool-onisé ». « Pour être plus à la mode, peut-être il serait sage d’appeler le Carnaval de Québec le “Québec Carnaval fest” et le Festival de Montgolfière de Saint-Jean-sur-le-Richelieu le “Saint-Jean-sur-le-Richelieu Montgofière fest” ».

Aucun problème

Du côté du nouveau festival de l’humour, on ne comprend pas toute cette polémique. « Je ne vois aucun problème sur le plan de la langue. Il est utilisé à d’autres sauces comme l’Oktobertfest. Je crois que c’était la meilleure solution pour rassembler le plus de monde », a indiqué au Journal de Montréal le directeur général par intérim, Paul Larocque.

Ce dernier a laissé entendre que le nouveau festival d’humour souhaiterait aussi s’exporter dans un futur. « C’est ce que nous sommes en train de parler », a-t-il mentionné sans entrer dans les détails.