Meilleures amies dans la vie, Guylaine Tremblay et Josée Deschênes rêvaient de montrer leur belle complicité à l’écran. Les deux femmes, qui ont fait la pluie et le beau temps dans La petite vie dans leurs rôles respectifs de Caro et Lison (alias Creton), interprètent les deux personnages principaux de la comédie dramatique Le Phoenix. Dès ce soir, elle est diffusée sur Séries Plus les mercredis à 21 h. 

Guylaine Tremblay incarne Louise ; c’est une fille brillante, mais très désorganisée. Elle a vécu une enfance difficile qu’on découvrira au fur et à mesure. Elle a un trouble de l’attention assez prononcé. C’est une femme débordante d’imagination. Créative et partante, elle manque, toutefois, de racines. Donc, elle a besoin de son amie pour la guider et l’orienter. En même temps, c’est une fille pour qui tout est possible. Dans sa tête, elle peut tout réaliser. Elle veut un winnebago, elle en achète un.

Josée Deschênes incarne Murielle ; c’est la meilleure amie de Louise. Murielle est une femme carriériste. C’est une courtière en immobilier très prospère qui réussit tout dans sa vie. Elle ne peut pas se calmer. Après une discussion avec son fils (Antoine Pilon), elle se rendra compte qu’elle se met toujours en colère contre quelque chose. Le road trip l’amènera à se transformer et à découvrir des facettes d’elle-même qui était enfuie depuis longtemps.

Anecdotes de Winnebago (ou de Westfalia)

« Conduire un winnebago, c’était quelque chose. La première fois que tu en conduis un, tu réalises que tu te retrouves au volant de cette grande affaire», confie Guylaine Tremblay. Dans une scène, on voit son personnage se stationner en fonçant directement dans les poubelles laissées au chemin. Elle aurait bien voulu effectuer cette cascade elle-même. « Je l’aurais essayé, mais les assurances ne pouvaient pas courir le risque au cas où je me blesse. C’est tellement le personnage, c’est tellement Louise de faire une entrée comme celle-là. Elle ne s’occupe même pas qu’elle a foncée dans les poubelles, elle sort avec un verre à la main et elle a du plaisir. »

Il y a trois ans, Josée Deschênes était allée avec son conjoint, à bord d’un Westfalia, en Colombie-Britannique. « C’était vraiment plaisant parce que ça crée une promiscuité et une intimité immédiate. Vivre dans un Westfalia tous les jours, ça amène aussi des situations cocasses. C’est, un peu, comme habiter à la maison, mais en beaucoup plus petit et… avec des souris dans nos souliers le matin. »

Une première depuis La petite vie

Dans ce sentiment de promiscuité de se retrouver sur la route avec sa complice, qu’est-ce que Guylaine a (re) découvert de Josée Deschênes ? « J’ai redécouvert sa bonté et son écoute. Ça m’a rappelé pourquoi je l’aimais autant. C’était vraiment plaisant d’être réuni dans une chambre d’hôtel après un tournage. On prenait un verre de vin en parlant de notre journée et des scènes qu’on allait jouer le lendemain. »

« On est ami depuis le début des années 80, c’est une longue relation. On se demandait quand on allait, à nouveau, travailler ensemble, ça n’avait pas de bon sens. Il y a six ans, on s’est dit que ça suffisait et qu’on devait collaborer. Si l’on devait le créer à bout de bras, on le ferait. Le désir profond de cette série, c’est de tourner ensemble», confie Guylaine Tremblay.