La belle Lisa LeBlanc était de passage au Théâtre Corona pour présenter les plus récentes compositions de son album Why You Wanna Leave, Runaway Queen ? pour cette rentrée montréalaise.

Dès les premières notes, on reconnait la survoltée et vitaminée Slickers suivi de Country Boys. Ces deux pièces ont donné le ton à la soirée qui était surchargée en intensité. On aurait cru que la chanteuse était branchée sur le 2000 volts, tellement elle avait de l’énergie à revendre.

Ayant déjà vu des spectacles de Lisa LeBlanc, je n’ai pas été surpris de voir autant d’électricité dans les airs, même que c’était plus dynamique que la dernière fois ! La foule était participative et connaissait les paroles par cœur. On en a eu une belle preuve lors de l’hymne fédérateur J’pas un cowboy, crié en harmonie avec le public en délire.

La chanson d’une rouspéteuse a été entonnée avec la même énergie et une ferveur incroyable.

Une soirée de plus en plus intense

Si quelques ballades comme Kraft Dinner se sont greffées au programme, la majorité des chansons avait des penchants très rock, presque métal à la limite. Ça contrastait beaucoup avec le fait de la voir jouer du banjo.

Sa reprise de Motorhead, dont le leader Lemmy Kilmister est décédé en 2015, avec Ace of Spade a été un des moments forts. Elle avait tous les atouts pour réincarner cette chanson et rendre hommage au leader, d’une certaine manière. L’intensité dans le Corona a monté d’un cran. Elle nous a permis d’extérioriser notre agressivité et nos frustrations. Le public a eu chaud à la fin de la pièce.

C’est à ce moment que j’ai réalisé toute la pertinence de l’Acadienne dans le paysage québécois. Bien qu’elle ait l’air d’un “ovni”, elle a encore son importance et conserve une belle fraîcheur musicale.

Elle a terminé la soirée avec son succès Aujourd’hui, ma vie c’est de la marde que la foule a entonnée avec cœur et passion !