Et si en 1995, le OUI l’avait emporté et s’était soldé par la création d’une République du Québec? 25 ans plus tard, le président Hamelin (interprété par Guy Nadon) se retrouve à la tête du Québec. La comédie-politique LA MAISON BLEUE sera en ligne sur ICI TOU.TV EXTRA à compter de l’hiver 2020.

Guy Nadon (Président Hamelin)

Crédit photo : ©Lawrence Arcouette 

Présente-moi LA MAISON BLEUE

C’est une parodie d’une possibilité qui aurait pu prendre naissance en 1995 si le référendum avait été gagné par les indépendantistes. On se retrouve en 2020, je joue le président de la République du Québec, on le voit dans la Maison Bleue, soit l’équivalent de Maison-Blanche à Washington, mais en plus petite et en plus bleu. On le voit se débrouiller dans des situations un peu inhabituelles. Dès l’intrigue principale, le président américain propose de faire un échange du Nord québécois au-delà du 56e parallèle contre une partie du littoral est de la Floride. À partir de là, une série de péripéties assez cocasses en découlent.

Présente-moi ton personnage…

C’est le quatrième président du Québec depuis Jacques Parizeau. C’est un homme de cœur qui se retrouve dans une situation délicate parce que ça restera toujours une petite république (une petite démographie et une grande superficie). C’est comme la continuation des problèmes actuels, mais dans des contextes politiquement différents. Comme c’est un homme de cœur, il souhaite le bien collectif comme tous les gens en politique, mais ça vient avec des ennemis politiques, des incompétents dans la fonction publique ainsi que des gens plus ou moins habiles à un « niveau » ministériel.

Qu’est-ce qui te passionne le plus : politique ou comédie?

Je suis plus passionné par le métier. Je trouve que le métier n’a jamais la prétention de dire quelque chose, car on sait que c’est faux. Tandis que, parfois, eux essayent de nous faire accroire que c’est vrai.

Dominic Paquet (Stéphane Boisclair)

Crédit photo : ©Lawrence Arcouette

Présente-moi ton personnage…

Je suis le chauffeur de limousine, mais aussi le garde du corps du président. Malgré moi, je suis dans l’histoire. Il est arrivé quelque chose dans les années passées qui font que M. Hamelin est très loyal avec moi. Il m’a donné cette job parce que j’ai fait quelque chose de bien pour lui, mais je n’ai aucune connaissance en tant que garde de sécurité et surtout pas celle d’un président. Bref, je suis comme un peu l’épais de service.

Qu’est-ce qui te passionne le plus : politique ou comédie?

Honnêtement, j’aime beaucoup la politique québécoise et canadienne. Je regarde beaucoup la politique américaine. Donald Trump, c’est du bonbon à regarder. Je regarde beaucoup CNN. À faire, j’aime beaucoup mieux la comédie que de la politique.

Ricardo Trogi/Auteur et réalisateur

Crédit photo : ©Lawrence Arcouette

Présente-moi LA MAISON BLEUE

C’est une idée que j’ai eue, il y a deux ou trois ans, quand je voulais faire une série sur une espèce de CIA dans un Québec indépendant. Malheureusement, on s’est fait dire qu’ils en avaient déjà assez de trucs policiers/comiques ou sérieux et ils voulaient qu’on se concentre sur l’aspect politique. On a créé cette Maison Bleue, une fausse Maison-Blanche, avec beaucoup de moins de staff parce qu’on est au Québec et qu’on a moins les moyens probablement. De plus, c’est une comédie de 30 minutes donc je n’ai pas le temps de développer 500 personnages. On se concentre beaucoup sur tout ce qui est autour de la politique. Les gros dossiers de politique, on n’en a pas beaucoup. Ce qui nous intéresse, ce sont les problèmes de poubelles, de voisinage, avec le cuisinier et avec le professeur d’anglais.

Est-ce que c’est la première comédie politique au Québec?

Il y a eu Si la tendance se maintient (cinq épisodes d’une heure en 2001) de Michel Côté. Je pense que c’était une excursion là-dedans, mais c’était basé sur le système québécois actuel (avec une crédibilité là-dedans). Nous, on est ailleurs. On est dans un système politique qui n’existe pas, qui n’existera jamais — du moins — de mon vivant et cela permet de flirter avec des idées plus folles.

Crédit photo : ©Lawrence Arcouette