Pour la Saint-Valentin, Les Films Séville vous organise une date avec Marc-André Grondin (acteur principal) par l’entremise de leur nouvelle production Mafia Inc. qui prend l’affiche en ce 14 février 2020. Voici des entrevues avec les acteurs Marc-André Grondin et Mylène Mackay lors du tapis rouge de la première du 12 février à la Place des Arts.

Marc-André Grondin | Vincent «Vince» Gamache

Comme c’est la première fois que tu avais une mitraillette dans les mains, comment as-tu aimé cette expérience-là?

C’était une expérience bien intéressante. En même temps, ces scènes-là sont super techniques et surtout émotives en fin de compte. De le faire, c’est cool. Après ça, il y a un poids parce que c’est une scène qui reste réaliste. Ce n’est pas juste : « Tu tires dans le tas et on s’en criss ». Je faisais le parallèle avec Les Affamés que ça se passe dans un petit village dans lequel tu tires sur ta maîtresse d’école et ton voisin. Comme tu connais les gens, le rapport émotionnel est là. Dans un contexte de mafia et de crime organisé, les gens que tu tues et que tu bats, ce sont des gens que tu connais et des gens avec qui tu as grandi, il y a un rapport bien spécial et bien émotionnel. C’est intéressant de jouer ça et pas juste du Rambo.

À Tout le monde en parle dimanche dernier, Podz parlait de sa fascination pour la mafia. En te proposant de jouer le personnage principal de son œuvre, est-ce qu’il a réussi à te transmettre sa passion?

J’ai toujours été fasciné par le crime. J’ai regardé beaucoup de documentaires sur les trues crimes et les criminels. Je trouve ça fascinant, je trouve que ce sont des personnages bien intéressants. Je ne sais pas s’il m’a transmis sa passion parce qu’il a dû faire un travail de recherche que je n’ai pas eu besoin de faire, mais peut-être que je comprends plus le milieu !

Qu’est-ce qui t’a marqué le plus de cette aventure et qui aura un impact sur ton jeu d’acteur?

Chaque fois que je travaille avec Podz, j’ai l’impression que je ressors, de cette collaboration-là, un meilleur acteur que je l’étais au début du film.

Tu as révélé en entrevue que ton défi était de rendre attachant ton personnage, est-ce que tu crois de le rendre attachant peut banaliser l’importance des gestes de ton personnage dans la perception du public?   

Absolument pas. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est de comprendre ce qui fait qu’un humain devient un criminel. Comme on ne naît pas criminel, c’est important de comprendre le pourquoi sans cautionner les gestes. Pourquoi cette personne commet un geste horrible ? En le comprenant, c’est plus facile de le prévenir.

Mylène Mackay | Sofie (sœur de Vince )

Est-ce que tu as écouté des films de mafieux pour te préparer?

Je me suis toujours inspirée des femmes fatales dans les films de mafia. J’ai beaucoup aimé quelque chose que Sylvain Guy m’a dit : « Quand cette fille-là était jeune, elle ne jouait pas à la princesse. En fait, elle voulait être le roi ». Cette citation m’a vraiment inspirée. Ce n’est pas la petite fille qui voulait être cute, elle voulait runner les affaires comme les gars.

Quel a été ton plus grand défi dans cette aventure?

C’est d’avoir été dans l’émotion relativement à mon frère. C’est une espèce de coupure, brisure d’un point de vue familial. Ça ne m’était jamais arrivé de jouer une peine d’amour familial. Elle aime son frère, mais…