Max d Tremblay est un auteur-compositeur-interprète originaire de Trois-Rivières qui a toujours été passionné de musique. Ayant lancé sa carrière solo en 2012 avec son premier album Ça va ça va, il n’a jamais cessé de mettre des efforts pour avancer dans le domaine musical et il en est maintenant à son quatrième album solo. Il travaille sur un nouveau projet et il nous a fait découvrir deux musiciens avec qui il a eu la chance de collaborer.

L’artiste a d’ailleurs sorti un nouvel extrait radio le 4 janvier dernier, qui s’intitule Regrets d’hier. Je me suis entretenue avec lui pour en apprendre davantage sur cette pièce. Voici ce qu’il avait à me dire.

« J’ai encore co-écrit avec Kevin Murphy, un ami de longue date, et cette chanson raconte un peu notre histoire. Se perdre dans le travail, dans les relations amoureuses, dans l’alcool ou la drogue, cela peut être plein de trucs aussi qui font en sorte que tu es pris dans une telle situation. Et c’est de ça que parle la chanson. Que parfois, il faut oublier nos petits soucis et voir vers l’avant. La conclusion est assez positive. Et j’ai choisi de la sortir maintenant parce que sa vibe est plus hivernale. »

Max d Tremblay, que vous avez peut-être connu sous le nom de Tremblay, a d’ailleurs lancé son dernier EP de six chansons, Post-, le 25 septembre 2020, sur lequel figure le nouvel extrait radio! Pour la première fois en carrière solo, l’artiste a choisi de lancer son album de façon indépendante.

« J’ai fait mon EP dans l’urgence parce qu’on sentait qu’on avait de bonnes chansons, qu’il fallait que ça sorte et j’avais envie de le faire moi-même et j’ai bien fait. J’ai vraiment tout fait de A à Z et je suis très content du résultat. Ça sonne vraiment à mon goût. On dirait que j’étais rendu là et qu’il fallait que je le fasse, mais c’est beaucoup plus de travail qu’on pense. Ce n’est pas juste de se dire “On fait une toune et elle est à la radio”. C’est beaucoup de paperasse, beaucoup de trucs techniques et de va-et-vient, mais c’est possible de le faire. J’ai beaucoup appris dans les deux dernières années. J’encourage vraiment les gens à l’autoproduction au lieu d’attendre un contrat de disque. C’est vraiment possible de faire tout le travail soi-même. »

C’est d’ailleurs cette nouvelle indépendance qui a poussé l’artiste à changer son nom d’artiste en passant de Tremblay à Max d Tremblay.

« Je voulais faire le pont entre quand j’étais sous étiquette de disque à être indépendant. J’étais aussi un peu tanné que les gens ne soient pas capables de mettre mon visage à ma musique juste parce que je m’appelais Tremblay. Les gens ne savaient pas trop qui j’étais. Cependant, je ne voulais pas un nom trop différent de mon ancien. J’avais envie que les gens qui veulent écouter mon nouvel EP puissent aussi trouver Tremblay facilement et qu’il ne soit pas trop loin parce que je ne renie pas du tout ce que j’ai fait avant. C’est vraiment juste un nouveau passage. Quelque chose de différent. Mais là, je ne le changerai plus, et c’est vrai. »

As-tu peur que les gens t’aient perdu à la suite de ton changement de nom?

« Non. Justement, le seul avantage de ne pas être tant connu avec mes chansons, c’est ça. Ça m’a permis de pouvoir changer de nom et que ça ne dérange pas mes fans. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui m’ont dit que je ne pouvais pas changer mon nom d’artiste. En plus, j’ai juste ramené mon prénom et le « d ». Ce n’est donc pas un changement majeur. C’est plus une décision artistique.»

Comment te sens-tu par rapport au fait que tes vieilles chansons jouent encore dans les grosses radios, mais pas tes nouvelles?

« Ça ne me dérange pas du tout que ça joue moins dans les grosses radios commerciales. En fait, j’ai eu un bon succès dans les radios satellites comme Sirius ou ICI Musique, où ma chanson Et je tombe a joué beaucoup. Je pense qu’il ne faut juste pas se mettre de barrières et se dire « Bon, il faut que je fasse une toune de moins de trois minutes qui sonne radiophonique. » J’avais plus envie de garder mon côté accrocheur et de continuer de faire ce que je voulais et je n’avais pas envie d’avoir un créneau. Donc, ça ne me rend pas triste de ne pas jouer dans les grosses radios commerciales. L’important, c’est juste que ça roule. Et jusqu’à présent, j’ai une belle réponse. En fait, je n’ai jamais eu autant de critiques positives. Alors, ça m’encourage vraiment à faire mes trucs et à continuer d’être indépendant, jusqu’à ce que je trouve une équipe qui me plaît. »

Sinon, avais-tu conservé l’idée de faire un lancement, même si ça a lieu plusieurs mois après la sortie de l’album Post-?

« J’ai une bonne nouvelle pour toi. Je retourne en studio cet hiver pour un prochain EP que j’aimerais sortir à l’automne 2021. J’aimerais faire comme un double lancement avec le premier (Post-) et le deuxième (nom à venir). Je ne peux pas encore dire où ni pendant quel évènement. Rien n’est confirmé, mais c’est mon but à l’heure actuelle.»

Oui, Max d Tremblay travaille déjà sur du nouveau matériel, qui devrait être présenté à l’automne 2021. Il avait même une primeur; il sait avec qui il travaillera et qui co-réalisera son prochain EP.

« C’est Jesse Mac Cormack. C’est assez incroyable ce qu’il fait. C’est exactement dans ce son-là que je veux aller. Je retourne dans le rock des années 90, plus underground, parce que ça me tente de le faire. Et je sais que Jesse est capable de faire des choses vraiment profondes et plus pesantes avec de grosses guitares. Donc mon prochain album sera très différent de Post-. »

Toutefois, aucun concert virtuel n’est prévu pour le moment. Max préfère l’ambiance des spectacles devant public, donc il attendra que tout débloque pour faire des spectacles en demi-salle, par exemple. Cette pause de spectacle, depuis le début de la pandémie, a en revanche permis à l’auteur-compositeur-interprète de travailler sur quelques projets.

« Quand le confinement est arrivé, c’était parfait pour moi, parce que j’étais en mix pour le EP Post-. Quand tout était prêt, on ne pouvait pas le sortir et on ne pouvait pas faire de lancement. Après deux ou trois mois, je me suis dit : “Qu’est-ce qui se passe ?” J’ai un peu déprimé, comme tout le monde. Ça a vraiment été de l’attente et je me suis dit que tant qu’à ça, j’allais avancer le prochain EP, donc j’ai composé avec Kevin. Je n’ai pas chômé, mais j’attendais quand même dans l’espoir de faire des shows, mais j’ai dû mettre ça en attente. Ce sont des up and down, c’est vraiment nul.

Ce qui est surtout plate, pour nous, les artistes, c’est qu’on ne peut pas faire de shows. Il y a d’autres gens qui continuent leur vie, mais nous, on est comme “ok”. C’est dur parce qu’on ne sait même pas si on doit booker des shows pour cet été ou non.

J’avais plusieurs choses de prévues. J’ai d’autres projets comme guitariste. J’ai The Long Walk Home, qui est mon projet un peu plus rock avec Fred Salvail. J’ai aussi mon hommage à Lhasa de Sela que je fais avec Eloïsa Laflamme-Cervantes, une comédienne qui représente Lhasa. Je suis directeur musical de ce projet. On avait beaucoup de shows prévus qui ont tous été remis. Je joue aussi de la bass pour David Couture, mon bassiste, et on avait un show prévu en janvier. Toutefois, il est reporté à “on ne sait pas quand”. »

L’artiste a d’ailleurs travaillé en collaboration avec Vanwho, pour la pièce On se laisse aller, parue en novembre.

« Oui, c’est cool ça ! La chanson a eu un beau succès en plus. On a atteint les 10 000 streams le 13 janvier. Elle a été bien reçue dans les radios. Je sais que Vanessa (Vanwho) a fait un beau travail aussi. Elle travaille pas mal d’elle-même aussi. Elle m’a envoyé cette toune-là pendant le confinement et elle voulait que je chante avec elle. Ça a niaisé parce que je n’étais pas motivé et j’étais déprimé, mais un moment donné je me suis dit “D’accord, go” et j’ai écouté la toune et j’ai travaillé des voix. On s’est finalement rencontrés. Je suis allé à son studio avec son super réalisateur Olivier et on a tellement tripé. On a tout fait ensemble : les arrangements, les voix et j’ai même fait la guitare. Je me suis plus impliqué que je le pensais. C’est une bonne chanson et elle a une belle plume. J’étais vraiment content.

En plus, j’adore collaborer. J’aime ça quand on travaille à deux ou trois. Je n’ai pas d’autres collaborations de prévues pour l’instant. Par contre, une autre de mes amies artistes, qui s’appelle Junes, fait de la musique un peu plus jazz et pop ambiante. On a fait une chanson ensemble qui sortira cet hiver. Elle est plus moody et très relaxe. Ça va être beau, je pense. »

Entrevue avec Junes à venir sur ARP.Média ce printemps ; projet à dévoiler !