Après être apparu dans le portrait musical québécois à la fin des années 2000 avec, entre autres, la pièce La mort dans l’âme, le groupe Monarchy a célébré son retour récemment. Le 26 février dernier, les rockeurs ont sorti leur EP, intitulé Caractère, mené par la pièce titre ainsi que leur nouvel extrait Incendiaire. Voici une entrevue réalisée avec le chanteur Denton Girard.

Vous avez lancé la pièce La mort dans l’âme en 2009 et vous avez, ensuite, disparu de la map durant plus qu’une décennie. Pourquoi avoir ressenti le besoin de revenir dans le milieu musical québécois une décennie plus tard?

On est revenu par manque de rock. Le temps était bon pour essayer d’écrire de nouvelles chansons, avec l’évolution et la maturité, on écrit différemment…

Dans le cas que vous n’avez pas eu la chance de jouer tous ensemble durant des années, comment s’est passé le retour?

Nous nous sommes rencontrés juste avant la pandémie en février 2020, aux Foufounes Électriques pour une bière… C’était comme si nous ne nous étions jamais séparés, mais avec beaucoup d’histoires à raconter !

Est-ce que la chimie était différente? Qu’est-ce qui a le plus changé dans votre philosophie musicale?

La chimie est la même. Les gars me composent des riffs et j’écris des paroles et mélodies de voix… La seule chose qui a changé est l’approche de vouloir pousser plus les idées, surtout en écrivant en français.

Quand vous avez créé le groupe The Monarchy à l’époque, est-ce que vous affichez des prétentions de carrière à l’international? Est-ce que c’est une visée que vous avez encore aujourd’hui?

L’international est utopique (en général) si tu ne peux pas réussir, avant, dans ta propre nation. Ça peut aussi être contradictoire si on utilise le proverbe : « nul n’est prophète en son pays » (ahahah).

Présentez-moi vos deux premiers extraits Incendiaire et Caractère.

Caractère : À propos d’une personne d’apparence confiante, mais qui ne l’est pas du tout à l’intérieur.

Incendiaire : Avec le confinement, et en sachant que mon état psychologique est quand même « correct », je me suis mis dans la peau d’une personne avec des troubles mentaux profonds. Comment se sent-on ? Comment réagit-on ? Face à une situation pandémique mondiale, face aux mesures, etc.

Quelle est votre plus grande fierté en lien avec ce mini-album?

La plus grande fierté est qu’on ne s’attendait à rien, on a écrit des tounes pour le plaisir et finalement ça marche, ça surprend toujours un peu !

Quelles sont vos influences musicales autant à l’international que locales?

Alice in Chains, Stone Temple Pilots, David Bowie, Jacques Brel et Offenbach…

Quels sont vos projets à venir que ce soient des spectacles, des festivals, un album complet, des chansons anglophones, des collaborations ou des surprises?

Nous souhaitons bien faire des spectacles ou des festivals le plus tôt possible à travers la province. Mais tout le monde attend le GO !Chantez en anglais n’est pas une avenue pour le moment, mais qui sait…Nous avons déjà recommencé à écrire pour un album, on ne doit jamais attendre trop longtemps !

Que pensez-vous de la sous-représentation de la musique rock au Québec (dans les médias et dans les radios)?

Au Québec, il y a une grande place pour la musique rock, beaucoup de gens partout sont fans de rock américain ! On l’a fait en français et ça marche… Les portes s’ouvrent tranquillement et on est bien content ! On aimerait bien que les jeunes musiciens s’y joignent aussi…

Quel est votre plus grand souhait pour l’industrie rock québécoise ainsi que votre mini-album?

On aimerait être reconnu pour ce que tout cela représente ! On ne parle pas juste de musique, on parle de gars mature. Malgré un certain âgisme dans l’industrie, se créer une place malgré tout !

Suivez Monarchy sur les réseaux sociaux