La chanteuse Nathalie Simard était de passage dans le studio de Bonsoir, bonsoir, émission diffusée sur les ondes de Radio-Canada, mercredi soir. Elle est revenue sur la seconde vague de dénonciations.

Bien que l’animateur ait jasé du Village de Nathalie avec l’artiste, la conversation a bifurqué rapidement sur les dénonciations qui sévissent présentement. À la question qu’il lui a posée, la chanteuse a révélé que les choses avaient changé.

« Moi, j’ai passé par le système, par la jungle de la justice et je réalise après tout ce que j’ai vécu, après tout ce que j’ai vu, comment j’ai été chanceuse parce que moi j’ai pu piéger Guy Cloutier chez moi, mais ce n’est pas donné à tout le monde, ça ne se passe pas toujours comme ça. Lui, il n’a pas eu le choix de passer aux aveux et plaider coupable », a-t-elle indiqué.

Sans détour, elle a avoué que le système de justice était malade. L’interprète de Lui a souhaité que le gouvernement et le système de justice « comprennent le message actuellement ». Selon elle, toutes les « façons de parler » sont bonnes, mais son plus grand désir, c’est que les cours d’éducation sexuelle soient donnés de nouveau.

Elle a fait comprendre que les femmes ne sont pas des objets ni les hommes. Elle a levé son chapeau aux hommes qui ont dénoncé. « […] il ne faut pas avoir peur, on est tous derrière vous, on est derrière tout le monde. Je serai toujours du côté des victimes ».

Elle a souligné que les victimes devaient rester fortes et que les jugements étaient faciles, surtout lorsque la dénonciation se fait sur les réseaux sociaux. « C’est clair qu’en ce moment, c’est le milieu artistique qui est éclaboussé, mais ça se passe dans tous les domaines de notre société. Et ça, il ne faut pas l’oublier », a-t-elle rappelé.