Depuis quelques jours, l’Université d’Ottawa est dans la controverse relativement à la suspension de la professeure, Verushka Lieutenant-Duval, qui a utilisé un terme qu’il ne faut pas mentionner dans un contexte scolaire.

Dans une entrevue accordée à l’Agence QMI, Normand Brathwaite a commenté la controverse qui sévit actuellement. « Des affaires comme il s’est passé à Ottawa, ça minimise Black Lives Matter. Les deux n’ont rien à voir. Ici, c’est un prof qui explique l’Histoire en utilisant un mot qui ne doit plus exister, mais qu’il faut dire, pour s’en souvenir. Moi, ça m’a vraiment choqué. Il faudrait que quelqu’un mette son pied à terre et dise qu’on ne mêlera pas les pommes et les oranges », a-t-il indiqué.

Selon l’animateur, il est impensable de « faire disparaitre » des mots lorsque c’est utilisé dans un cadre scolaire. Il a donné en exemple un documentaire sur la crise d’Octobre. « On ne peut pas ne pas avoir le droit de dire “Frog” ou “French Pea Soup”, dans un documentaire qui explique le pourquoi de la crise ! C’est comme si on n’avait pas le droit de dire les mots “Hitler” et “Nazi” ; ç’a existé, et dans le cadre de l’Histoire, il faut qu’on ait la permission de les dire. Ça (l’Université d’Ottawa), c’est un débordement, mais je pense que tout le monde est unanime là-dessus », a-t-il confié à l’Agence QMI.

L’animateur demeure optimiste et croit qu’un jour il y aura le retour du balancier. « Mais ça va revenir. Quand on arrêté de faire “Piment fort” à la télé, on l’a fait en salle, et ç’a été un “hit” incroyable. C’est une période, et le balancier va revenir. Je ne suis pas inquiet du tout », a-t-il confié.