Les séries policières font partie de notre quotidien. Encore une fois cet automne et cet hiver, les diffuseurs nous ont embarqués dans ce monde policier. Cependant, Mariloup Wolfe a décidé d’explorer un nouveau terrain en mettant de l’avant une série traitant de la maladie mentale chez les jeunes adultes offerte maintenant sur Club Illico.

L’acteur Patrice Godin croit fermement qu’il est primordial de parler et de sensibiliser les gens à la maladie mentale. Les séries québécoises étant très diversifiées, pourquoi ne pas en profiter pour sensibiliser les téléspectateurs à une telle cause. « La maladie mentale, c’est important qu’on en parle. C’est un sujet qui a toujours été tabou. C’est stigmatisé et ça ne devrait pas l’être », a-t-il précisé.

« Il y a même un exemple dans la série, lorsque le patron de Marielle est hésitant à lui donner ses congés. Ce sont des situations qu’on voit souvent dans les bureaux. Si tu es victime d’un accident d’auto ou que tu te fractures une jambe ou bien que tu dois te rendre à l’hôpital pour une blessure physique, les patrons acceptent de donner les congés. En revanche, lorsqu’il est question de dépression ou de maladie mentale, il est plus difficile de les obtenir. C’est ce qu’on dénonce dans certaines scènes. » — Patrice

Dans Mon fils, Patrice joue le rôle du père de Jacob, qui souffre lui aussi de la maniaco-dépression.  Ce sera plus tard dans la série que l’apprendra. « Dans la maladie, c’est souvent d’une personne à l’autre que ça se transmet. Il avait donc un gros sentiment de culpabilité. Quand tu vois ton enfant développer ça, tu as tendance à te blâmer toi-même. Tu veux toujours le mieux pour ton enfant », a-t-il expliqué.

Vers la fin de la série, on est en mesure de constater que Jacob a repris sa vie en main. Pour ses parents, Marielle et Vincent, on peut ressentir ce sentiment de soulagement. « Pour les parents, c’est rassurant de voir que les choses se placent. Les parents vont toujours être là et on voit qu’il aura finalement sa vie à lui. Il a pris le dessus et c’est certainement un très grand soulagement pour les parents. C’est difficile, mais on voit qu’il a gardé espoir » a ajouté Patrice.

« Élise a eu beaucoup plus de scène intense avec Antoine que moi j’en ai eu. Dans mon cas, c’était beaucoup plus extérieur. J’ai eu à moins me plonger dans ça. Quand je savais que j’avais des gros morceaux émotivement, je ne faisais pas de niaiseries et je les laissais se concentrer. Quand on est habitué et qu’on se connait bien, c’est bien de faire des blagues pour détendre l’atmosphère. » – Patrice Godin

Étant lui aussi un père de famille, il a affirmé que lui non plus ne connaissait pas les répercussions que pouvait avoir la maladie mentale. « Avant de tourner cette série, je ne connaissais pas ça, la maladie mentale. Du moins, pas sur ce plan-là. La schizophrénie est très bouleversante et très touchante. En tant que parent, on ne veut pas le vivre, et on ne veut pas que nos enfants le vivent non plus », a expliqué Patrice.

L’occasion de retrouver des partenaires de plateau

En jouant dans Mon fils, Patrice a eu la chance de retrouver deux partenaires de jeu qu’il connait très bien. Alors qu’il est notamment le père d’Émilie Bierre dans la série Jenny, il s’est dit très surpris en recevant les textes de savoir qu’elle jouait, encore une fois, sa fille. « Oui, c’était assez drôle parce que dans Jenny, je joue aussi le rôle du père. Quand j’ai su qu’elle jouait ma fille, j’avais peur que ce soit un peu étrange de ne pas être dans le même personnage. Finalement, je n’ai jamais eu l’impression que c’était Jenny, c’était vraiment Vincent et sa fille. C’était différent », a expliqué Patrice.

« Avec Élise Guilbault, j’ai déjà eu la chance de jouer avec elle au théâtre dans le début des années 2007-2008. Lorsque j’ai reçu les textes, c’était vraiment intéressant. De la retrouver et d’avoir cette chance de jouer ensemble 20 ans plus tard, c’était vraiment cool ».

Dans cette série constituée de six épisodes, Patrice croit que l’essentiel du message a été passé et que l’histoire a été en quelque sorte bouclée. L’objectif était de montrer ce côté de la maladie qui était en soit, la schizophrénie et c’est ce qui a été fait. C’est donc dire qu’il n’y a pas de suite directe rattachée à ça.