L’animateur de radio Paul Arcand a varlopé solidement la Société Radio-Canada, lundi, lors de son émission Puisqu’il faut se lever sur les ondes du 98, 5 FM.

Selon les propos de l’animateur, il y aurait eu un peu d’énervement de la part de Radio-Canada au sujet de l’exclusivité qu’elle détient pour les Jeux olympiques qui se déroulent en ce moment à Pyeongchang, en Corée du Sud.

En effet, la Société d’État n’a pas aimé que Paul Arcand fasse une entrevue avec le médaillé d’or Mikaël Kingsbury et sa mère. L’animateur a appris qu’il ne pouvait la faire en raison de l’entente des droits exclusifs de diffusion de Radio-Canada. Il a expliqué, dans une certaine confusion, qu’il pouvait parler à la mère du jeune homme à l’aéroport, mais pas sur le site olympique.

Il a qualifié l’incident de « braillorama » et de « panique dans la tour ». Il a même indiqué avoir eu des menaces et des reproches. « On ne décrit pas les Jeux ; je ne suis pas en train de vous décrire ce qui se passe dans les compétitions ; est-ce qu’on peut donner les résultats ? Je pense que oui ! »

Un peu ébranlé, Arcand a donné un exemple avec le Canadien de Montréal. « C’est quoi leur problème ? On a les droits du Canadien, est-ce que ça empêche Radio-Canada de parler à un joueur du Canadien ? », a répliqué Arcand.

Comme si ce n’était pas assez, le bouillant animateur a souligné la lenteur de la société d’État. « Ils sont des millions à couvrir ça, s’ils sont pas assez vite pour faire les entrevues, ce n’est toujours pas de notre faute… », a-t-il balancé.

Source : Radio Ego, Journal de Montréal
Photo :  ©TVA